La police française a lancé mardi un vaste coup de filet qui s'est soldé par l'arrestation de près de 200 clandestins de Calais. Selon la version officielle défendue par le préfet du Pas-de-Calais, Pierre de Bousquet de Florian, cette opération viserait le démantèlement des filières de passeurs. Ces arrestations interviennent à quelques heures de la venue sur place d'Éric Besson, ministre de l’Immigration.
Plus de 300 policiers et gendarmes ont été déployés mardi dans une zone de squats à Calais. Nos agents des forces de l'ordre, formés pour assurer notre protection contre des menaces extérieures, se voien ainsi confier une mission ignoble de capturer 194 clandestions afghans affamés et qui ne représentent aucun danger pour la France.
Les 194 Afghans, qui fuient la guerre dans leur pays et qui tentent de rêver d'un avenir plus ou moins heureux, ont tous été placés en garde à vue à Calais, Coquelles, Boulogne et Lille. Ont-ils droit à une aide psychologique ? Les autorités françaises semblent ignorer le traumatisme de ces pauvres gens.
Le vice-président de l'association d'aide aux migrants, Jean-Claude Lenoir, a vivement condamné l'arrestation des Sans-Papiers de Calais. C'est "une mise en scène médiatique déplorable", regrette Harlem Désir (PS), qui pense que cette opération est "destinée à faire oublier l'échec du gouvernement sur la question de l'immigration".



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