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Les Algériens de France aux urnes pour élire leur président
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Publié le 06/04/2009 12:41 par La Rédaction

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Photo : Bouteflika
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Les Algériens de France sont parmi les de 941.000 ressortissants algériens établis à l'étranger appelés aux urnes pour élire le futur président de la République d'Algérie. Le chiffre communiqué par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales fait état de 941.455 compatriotes inscrits sur les listes électorales après leur assainissement et leur mise à jour, contre 773.383 appelés aux urnes lors de la présidentielle d'avril 1999.

Ainsi et conformément à la loi électorale, les bureaux de vote seront ouverts dans les grands centres urbains des pays d'accueil durant six jours pour permettre aux membres de la communauté algérienne d'accomplir leur devoir civique dans les meilleures conditions. A cet effet, les ambassades et consulats d'Algérie ont pris toutes les dispositions et mobilisé tous les moyens humains et matériels pour le bon déroulement des opérations de vote, après avoir procédé depuis le mois de février dernier à la révision des listes électorales.

Selon des sources proches des ambassades et autres consulats, de nombreux concitoyens se sont rapprochés pour s'enquérir des modalités pratiques leur permettant de figurer sur les listes additives.

Contrairement aux scrutins précédents durant lesquels les électeurs étaient contraints de faire souvent de longs déplacements pour atteindre les bureaux de vote et dans le souci d'atteindre un fort taux de participation, les représentations diplomatiques ont opté pour la délocalisation des bureaux de vote pour mieux se rapprocher des électeurs. Par ailleurs et conformément aux orientations de l'instruction présidentielle, on affirme dans les milieux diplomatiques que toutes les dispositions ont été prises pour veiller scrupuleusement à la mise sur rail du dispositif nécessaire à la tenue d'un scrutin répondant aux conditions requises en matière de neutralité, de transparence et d'intégrité. Par ailleurs, L'électorat national est estimé à 20.595.683 électeurs.

La campagne électorale présidentielle n'a jamais été aussi suivie, bien que les participants aient changé de forme de participation.

En effet, de l'engouement qui a prévalu il y a de cela quelques années, forgé par des intérêts multiples et de forme et objectifs diamétralement opposés, allant de ceux qui veulent construire l'Algérie de leur Enfants à ceux qui ne cherchent que l'exploitation pécuniaire de l'événement, il ne demeure plus qu'une infime masse qui continue à exhiber un engouement politique trop souvent douteux.

Douteux, car exprimé par des « Moudaouama » aux chants folkloriques, exhibitionnistes, visuels, mais rarement (pour ne pas dire jamais) idéologiques, intellectuels. Défendre un candidat à la présidentiel, c'est convaincre, véhiculer des idées, des images fortes, des programmes, des ambitions, des rêves.

Ce que la scène théâtrale, très mal orchestrée, nous exhibe malheureusement est une cacophonie de musiques, de photos posters, et de personnes invisibles.

Cette invisibilité vient du fait que le rôle de ces chargés de la communication politique (loin d'être formés pour cette tâche) ne s'exprime que durant ces événements circonstanciés, limités dans le temps. Le faible engouement visible vient justement de ce retrait exprimé par les constructeurs de l'Algérie de Demain, retirés car convaincus que le temps d'un changement est venu.

Pas au niveau des candidats, qui restent à être comparés à travers leurs programmes respectifs, mais à travers la fonction que doit remplir chaque citoyen au niveau de la représentation civile.

Jusqu'à quand les candidats vont-ils s'accommoder de ces exhibitionnistes installés devant les bureaux de représentation des candidats, creux, vides de conviction et pourtant, les premiers à s'assigner les badges et pins de l'Algérianité pour crier sur les toits un Patriotisme qu'ils ne savent même plus représenter, car tellement engloutis dans la perversité et la décrépitude, allant, une fois installés dans des postes politiques jusqu'à migrer d'un parti à un autre, comme on migre d'un pays à un autre...

Jusqu'à quand ces candidats délègueront-ils leur image à des individus que la société vomit jusqu'à la moelle, en croyant dur comme fer qu'ils sont à même de jouer le rôle de catalyseur à même d'attirer les foules... Il est impératif à ce stade et devant la décrépitude politique que vit l'Algérie de reprendre les rennes de la formation, qu'elle soit syndicale ou politique, et de combattre avec le plus grand sérieux, l'opportunisme affiché au grand dam des citoyens et exhibé comme un trophée de guerre sale, car permettant l'octroi d'une rente guerrière facile (celle des postes). Je suis passé récemment devant un bureau de la moudaouama. J'y ai vu des personnes que la société dans son ensemble combat tous les jours, pour la saleté qu'ils véhiculent. Ils ne sont heureusement pas nombreux. Mais ils savent si bien s'afficher et vendre leur image, que le dégoût qui s'installe ne laisse plus aucune place à un quelconque idéal. Peut-on espérer alors un retour des « gens biens » vers la défense du civisme et de la citoyenneté algérienne, quand ces derniers, au lieu d'être combattus, se voient être promus ou du moins intégrés ??

Question à 1 Dinars : et si un jour, un candidat, inconnu de tous, venait justement parler et discuter non pas avec ces parasites de la société, mais avec le citoyen qui balaye devant l'immeuble du coin, combien de chance aura-t-il d'être aimé et respecté ? Et combien pourrions-nous parier que ce dernier citoyen irait voter ? Quant à espérer voir ce dernier intégré dans la représentation locale dans un des bureaux de la moudaouama... Je jure que personnellement, rien que pour cet acte symbolique, j'irai voter.

Ouvert samedi, le scrutin présidentiel, qui dure six jours pour l'immigration, se déroule dans une parfaite organisation avec une affluence normale, pas si différente de celle des précédents votes.

Les premiers votants au scrutin présidentiel ont commencé à affluer aux cinq bureaux de vote répartis sur le territoire belge. Il s'agit de ceux de Gand, Liège, Charleroi, Mons-Colfontaine et Bruxelles. Dans ce dernier bureau où nous nous sommes rendu samedi, l'affluence était moyenne, les électeurs arrivant par petits groupes, parfois en famille, pour accomplir leur devoir électoral. 14.748 inscrits sur les 22.700 recensés au consulat général, dont les résidents au Luxembourg, pour qui les services consulaires ont affrété trois bus pour leur transport vers la capitale belge où ils sont inscrits comme électeurs. Un départ toutes les trois heures pour joindre Luxembourg-Bruxelles, distantes de trois cents kilomètres.

Traditionnellement, les estimations des taux de participation se font au troisième ou quatrième jour du scrutin, qui dure six jours pour l'immigration. Ce que l'on peut retenir des deux premier jours, c'est l'affluence régulière et continue des votants et la parfaite organisation matérielle de l'opération. A Bruxelles, ce sont les nouveaux bureaux du consulat général, situés au centre de la capitale européenne, qui abritent le vote. Espace, salle d'attente confortable et accueil chaleureux des organisateurs permettent le déroulement du vote dans de très bonnes conditions. Sur place, les deux jeunes délégués de l'Alliance présidentielle sont installés en face du bureau de vote. Ce sont les seuls qui sont présents. Aucun représentant des autres candidats n'est là. Les autorités consulaires et diplomatiques, elles, s'occupent de leur traditionnelle visite aux différents bureaux de vote. C'est donc dans un climat de sérénité et de solennité que le scrutin a débuté.

Le consul général, M. Naamoune Abdelkader, tente de répondre à toutes les sollicitations des citoyens et journalistes pour toute information qui les intéresse. A Bruxelles, les guichets du consulat ont ouvert, pour l'occasion, une antenne pour recenser les nouveaux inscrits sur les listes électorales. Il faut préciser qu'ils n'ont pas la possibilité de voter pour le présent scrutin présidentiel puisque la révision du fichier électoral a été clôturée le 28 février dernier. Ce sera pour une autre fois. Ce sont en général des jeunes qui sont concernés.

Plus généralement, ce scrutin ne semble pas différer des précédents, du moins pour ses deux premiers jours. Il faut dire que le consulat comme l'ambassade n'ont pas ménagé leurs efforts de sensibilisation sur l'importance du scrutin durant la campagne électorale. Hier, la nouvelle de la réduction des tarifs d'Air Algérie (parmi les plus chers au monde) pour l'immigration a été au centre des discussions chez les votants et a été accueillie avec joie par nos compatriotes. Certains voient dans cette décision comme une première promesse électorale... réalisée.

Moussa Touati, candidat du Front national algérien (FNA) à l'élection présidentielle, est catégorique sur le taux de participation qui sera enregistré lors du scrutin de jeudi prochain.

Moussa Touati prévoit que la participation ne dépassera pas les 40% pour cause de manque d'engouement de la population constaté à travers les 48 wilayas à l'égard de ce rendez-vous. Il fera savoir que des moyens de transport de l'Etat sont mobilisés et des gens sont conduits de force pour assister à des meetings de certains candidats, ce qui témoigne de ce peu d'intérêt de la population à l'endroit de ce scrutin.

Intervenant hier à l'occasion d'une conférence de presse animée au siège de son parti à la rue Tanger à Alger, le responsable du FNA assure que si le scrutin sera transparent à 60 % seulement, il y aura des surprises au premier tour. Moussa Touati est convaincu que c'est son parti qui fera cette surprise en précisant, cependant, que s'il n'y a pas de deuxième round, alors les élections sont truquées. «Les élections présidentielles ne seront pas tranchées dès le premier tour», a-t-il déclaré en soulignant que «les candidats seront au coude-à-coude». Auparavant, Moussa Touati, qui revendique la «paternité» sur les «pauvres et les laissés-pour-compte» en Algérie, a critiqué sévèrement ce qu'il a qualifié de parti pris de l'administration au profit du « candidat de l'argent», allusion faite à Bouteflika. Le conférencier a déclaré hier que des gens sont payés 500 DA pour arracher les affiches des autres candidats et coller à la place une seule affiche du «candidat de l'argent».

Les portraits géants de Bouteflika accrochés sur les façades des maisons et des entreprises à travers le territoire national sont l'oeuvre de personnes qui ont des problèmes avec le fisc et la loi, déclare le candidat du FNA, qui accuse l'administration d'avoir donné des instructions pour utiliser les moyens de l'Etat au profit du «candidat libre», comprendre par là le candidat à sa propre succession, Bouteflika, dont le portait est omniprésent à travers les villes et villages d'Algérie. Pour autant, Moussa Touati ne veut pas entendre parler de retrait de la course électorale. Interrogé par le «Quotidien d'Oran», le candidat du FNA estime qu'il doit «respecter son engagement envers son électorat » qui l'a choisi pour représenter le parti à ces élections présidentielles. «On veut instaurer un Etat de droit », a-t-il réitéré hier, en faisant savoir qu'il gouvernerait le pays même avec un taux de participation de 10 %.

Cependant, Moussa Touati a menacé que si le choix du peuple n'est pas respecté, son parti va aller vers des actions de rue, notamment la grève.

La même menace a été brandie également hier par le candidat du FNA, si l'administration lui refuse l'autorisation de tenir son dernier meeting à la salle Harcha à Alger, alors que cela, dit-il, est déjà programmé dans le cadre de la campagne électorale. Le conférencier a exhibé hier un document où l'on demande explicitement au FNA de s'acquitter de 76 millions de centimes pour tenir son meeting dans cette salle, chose que refuse catégoriquement Touati qui menace de prendre d'assaut la rue avec ses militants et sympathisants.

Le candidat du FNA, qui refuse d'entendre parler de «lièvre», a déclaré qu'il se sentait plutôt comme un «lion», avant de dire carrément «que nous ne sommes pas des animaux». «Nous sommes un petit parti mais un parti qui a des principes», a-t-il lancé à l'adresse des journalistes, en soulignant que quels que soient les résultats des élections, l'Algérie ne va pas s'arrêter.

Moussa Touati a fait savoir, par ailleurs, que son parti n'a déboursé tout au long de la campagne électorale que la modique somme de 270 millions de centimes. «Il n'y a aucune comparaison entre nous et le candidat de l'administration», s'est-il félicité en appelant, par ailleurs, la Commission politique nationale de surveillance des élections présidentielles (CPNSEP) à payer les observateurs issus de son parti qui surveilleront les urnes le jour J.

Benlazaar Sid Ahmed, M'hammedi Bouzina Med et Z. Mehdaoui du quotidien d'Oran

 
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