Le président américain, Barack Obama, qui participe à Port-of-Spain (Trinité-et-Tobago) au sommet de l’Organisation des Etats américains, a exprimé l’espoir d’établir de nouveaux partenariats avec les pays des Amériques. Avant une réunion à huis clos, Barack Obama a dit à la presse qu’il entend avoir des discussions productives pour déterminer comment la région peut œuvrer ensemble et de manière plus efficace
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| Le président Obama lors de la cérémonie d'ouverture du sommet de Port-of-Spain |
Avant que les cameramen ne sortent de la salle, le président vénézuélien Hugo Chavez, un farouche adversaire des Etats-Unis, s’est approché du président Obama, lui a remis un livre et lui a serré la main. Intitulé « L’Amérique latine à veines ouvertes », le livre porte sur l’exploitation de cette région par les puissances étrangères.
Vendredi, les présidents Obama et Chavez ont échangé une poignée de main, le Vénézuélien disant à l’Américain: « je veux être votre ami. » Pour sa part, le président Obama a appelé à un nouveau départ dans les relations entre les Etats-Unis et Cuba, pays qui n’est pas représenté au sommet de Port-of-Spain. La Havane est disposée à discuter de toute question avec Washington, a fait savoir, de son côté, le président cubain Raul Castro.
Les Etats-Unis viennent de lever les restrictions imposées aux Cubains-Américains concernant les voyages et les transferts d’argent à Cuba. Toutefois, l’embargo commercial contre l’île demeure en place. En dehors de Cuba, le président Obama a annoncé une nouvelle initiative
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| Le chef de l'exécutif américain discutant avec la présidente chilienne Michelle Bachelet |
pour accroître les prêts et accélérer la croissance et la relance économiques dans les Amériques. Il a également appelé à un nouveau partenariat régional pour s’attaquer aux défis énergétiques et climatiques.
Hier, d’autres leaders de la région se sont exprimés sur divers sujets. Le Premier ministre de Belize, Dean Barrow, a averti que le nombre des pauvres augmentera si la crise économique mondiale se poursuit. Il a appelé à une réforme du système financier international. La présidente argentine Cristina Fernandez a, de son côté, imputé la responsabilité de la crise aux Etats-Unis, mais pas au président Obama. Pour sa part, le président Daniel Ortega du Nicaragua a dénoncé l’embargo américain contre Cuba et déploré l’exclusion de Cuba de l’Organisation des Etats américains.
Le président de l’Organisation des Etats américains, Jose Miguel Insulza, a, de son côté, fait savoir qu’à l’assemblée générale de cette organisation prévu en juin, au Honduras, il demandera au groupe de réadmettre Cuba en son sein. L’organisation a suspendu Cuba en 1962, ayant décidé que le gouvernement communiste de Cuba violait sa charte.
En route pour le sommet des Amériques, à Trinité-et-Tobago, le président américain Barack Obama a effectué une halte à Mexico, où il a eu des entretiens avec son homologue mexicain Felipe Calderon. Les deux hommes d’Etat se sont engagés à resserrer les relations entre leurs deux pays. Ils ont notamment l’intention d’accroitre la coopération bilatérale dans la lutte contre la crise économique mondiale, les changements climatiques et le trafic desstupéfiants.
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| Le président Obama à son arrivée l'aéroport international Benito Juarez de Mexico |
Dans ce dernier domaine, le chef de l’exécutif américain a loué les efforts du Mexique pour démanteler les cartels de la drogue. Les Etats-Unis feront le nécessaire pour essayer de bloquer les envois illégaux d’armes et d’argent en territoire mexicain, a-t-il assuré.
L’escalade des violences liées au trafic de la drogue au Mexique préoccupe de plus en plus Washington, qui craint un débordement de ce phénomène dans les zones frontalières américaines proches du pays voisin. La violence liée au trafic de la drogue a fait plus 7000 morts depuis le début de l’année dernière, au Mexique
La visite de Barack Obama s’est déroulée dans un climat très différent de celui qui avait caractérisé les derniers séjours de son prédécesseur au Mexique. « Il y a de la sympathie au Mexique pour le président Obama parce qu’il ne vient pas donner de leçons, comme Bush le pédant….Deuxièmement, il y a cette
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| Le président Obama accueilli par son homologue mexicain Felipe Calderon |
perception du président Obama comme un défenseur des exclus et des marginalisées…tout d’abord parce qu’il est le premier président noir des Etats-Unis », explique Enrique Cisneros, un militant pour les droits de l’Homme.
Mais Angela Chavez, une comptable mexicaine, pense que l’absence de manifestations anti-Obama est due principalement au fait que les Mexicains ne savent pas grand-chose du nouveau chef de l’exécutif américain ; un point de vue partagé par Federico Estevez, un analyste politique qui enseigne à l’Institut autonome technique de la capitale mexicaine. « Bush était tout aussi populaire au début. Il avait fait tous les gestes appropriés au niveau symbolique… comme sa visite au ranch de l’ex-président mexicain Vincente Fox », souligne-t-il.
Enrique Cisneros, le militant pour les droits humains, dit
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| Un manifestant solitaire devant l'ambassade américaine à Mexico |
n’avoir aucune illusion au sujet de Barack Obama. Il exprime ouvertement des doutes sur la capacité du chef de l’exécutif américain de procéder aux grands changements promis pendant sa campagne électorale l’année dernière. Et il ajoute qu’une seule personne ne peut pas déterminer la politique d’une grande puissance comme les Etats-Unis. Le président Barack Obama se rend vendredi à la Trinité-et-Tobago pour participer au sommet des Amériques, réunion à laquelle sont attendus 33 présidents et chefs de gouvernements d’Amérique du Nord, du centre et du Sud.
On s’attend également à ce que M. Obama et son homologue mexicain, Felipe Calderon, discutent de l’immigration illégale et de la crise économique mondiale. Le chef de l’exécutif américain se rendra ensuite, vendredi, au sommet des Amériques, à Trinidad et Tobago.

Des armes saisies à Tecate, au Mexique, pésentées à la presse le 7 avril dernier
La situation au Mexique préoccupe énormément les Etats-Unis. La violence liée au trafic de la drogue a fait plus 7000 morts depuis le début de l’année dernière. Les communautés américaines proches de la frontière commencent à en ressentir l’impact.
Il faut parvenir à réduire la demande, aux Etats-Unis, en ce qui concerne les stupéfiants, a dit le président Obama. Les Etats-Unis devront, en outre, réduire le flot d’argent et d’armes en direction du Mexique, a-t-il dit. A la veille de son voyage au Mexique, M. Obama a pris des mesures démontrant
que les Etats Unis sont, eux aussi, bien décidés à combattre le fléau. « Le président Obama a décidé que trois cartels mexicains tombent désormais sous le coup d’une loi américaine sur la répression des activités des caïds de la drogue. Il s’agit du cartel Sinaloa, de Los Zetas et de La familia Michoacana », a annoncé Robert Gibbs, le porte parole de la Maison blanche. En conséquence, le Trésor américain peut maintenant bloquer ou saisir les biens, comptes en banque ou titres de ces cartels ou de toute personne agissant en leur nom.
Par ailleurs, l’administration Obama a choisi Alan Bersin, un ex-procureur fédéral, pour coordonner les efforts visant à mettre fin à la violence perpétrée par les narcotrafiquants, à la frontière entre les Etats Unis et le Mexique, mais aussi freiner la vague d’immigrants illégaux.
Alan Bersin travaillait pour le ministère de la justice dans les années 90 et il avait pris la tête d’une opération contre l’immigration clandestine à la frontière entre la Californie et le Mexique.
L’ancien président cubain Fidel Castro minimise la portée de la décision du président Obama de lever les restrictions sur les voyages et l’envoi d’argent des Cubains-Américains à leur famille à Cuba. L’ex-président cubain reproche à l’administration Obama de ne pas lever l’embargo commercial contre le régime de la Havane,« la plus cruelle des mesures » , affirme Fidel Castro, qui prie instamment le nouveau président américain de mettre fin à cet embargo.
Environ un million et demi d’Américains ont de la famille à Cuba. Il leur sera désormais plus facile de se rendre en visite dans ce pays et d’envoyer de l’argent à leur famille. C’est ce qu’a annoncé Robert Gibbs, le porte-parole de la Maison-Blanche, hier. Par ailleurs, l’administration Obama va permettre aux sociétés américaines de télécommunications de faire une demande de licence pour donner aux Cubains l’accès au téléphone portable et à la télévision par satellite.
Parallèlement, Washington étend la gamme des articles que l’on peut maintenant envoyer en cadeau à Cuba : notamment des vêtements, des produits pour l’hygiène corporelle, des semences et des articles de pêche. Ces mesures sont destinées à rapprocher les Cubains du jour où ils pourront déterminer librement leur destin, souligne le porte-parole de la Maison-Blanche.
« Tous ceux qui chérissent les valeurs démocratiques espèrent qu’un jour, Cuba respectera les droits fondamentaux, politiques et économiques de tous ses citoyens », a déclaré Robert Gibbs. « Le président Obama pense que les mesures qu’il a prises aujourd’hui aideront à faire de ce but une réalité », a souligné le porte-parole de la Maison Blanche.
Les détracteurs des toutes dernières mesures de Washington - c’est notamment le cas de plusieurs parlementaires cubains-américains au Congrès - lancent un avertissement : l’argent envoyé à La Havane finira dans la poche des cadres du parti communiste à Cuba.
Directeur pour les affaires des Amériques au Conseil pour la sécurité nationale, à la Maison-Blanche, Dan Restrepo fait observer que le président Obama a demandé à La Havane de cesser de prélever des taxes sur les mandats qu’envoient les cubains-américains à leur famille. « Nous cessons de faire obstacle - Et le gouvernement de la Havane devrait en faire autant – pour permettre aux cubains-américains de venir en aide à leur famille à Cuba », affirme ce conseiller du président Obama. Source: Voice of America
Références :
- Barack Obama séduit au sommet des Amériques
- Ouverture du sommet des Amériques
- Barack Obama au sommet des Amériques
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