La Convention démocrate sera également l'occasion pour « Joe » Biden, que Barack Obama a annoncé hier avoir choisi pour le poste de vice-président, de prononcer, mercredi, son premier grand discours. A 65, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, est un ténor de la scène politique américaine et un experts des relations internationales. Fort de 35 ans d'expérience à la chambre haute, il fait figure de vétéran et est aussi un fin connaisseur des questions de défense.
Tout est prêt à Denver (Colorado, ouest) pour l'ouverture demain de la Convention au cours de laquelle les démocrates désigneront officiellement Barack Obama comme candidat à la Maison Blanche. Le sénateur de l'Illinois a annoncé hier qu'il avait choisi un vétéran du Sénat, Joseph Biden, comme colistier.
Le choix de Denver, capitale d'un État traditionnellement républicain, illustre la volonté du candidat démocrate de conquérir des États longtemps considérés comme des fiefs du Great Old Party (GOP) de George W. Bush.
Quelque 50 000 personnes - dont plus de 4 200 délégués venus de tous les États-Unis - et 15 000 journalistes du monde entier participeront durant quatre jours à la grand-messe démocrate prévue au Pepsi Center, un immense complexe abritant généralement des manifestations sportives de basket-ball ou de hockey sur glace.
Joe Biden, «le partenaire
parfait», « n'est pas
une créature de Washington »
La Convention démocrate sera également l'occasion pour « Joe » Biden, que Barack Obama a annoncé hier avoir choisi pour le poste de vice-président, de prononcer, mercredi, son premier grand discours.
A 65, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, est un ténor de la scène politique américaine et un experts des relations internationales. Fort de 35 ans d'expérience à la chambre haute, il fait figure de vétéran et est aussi un fin connaisseur des questions de défense.
Biden est « le partenaire parfait pour Barack Obama, jugeait hier une stratégiste du candidat démocrate. Il n'est pas une créature de Washington, c'est vraiment un gars de la classe populaire qui a dédié sa vie au service des citoyens. C'est un homme aux moyens très modestes. » (lire aussi ci-dessous)
Ex-candidat des primaires démocrates, Joe Biden avait choisi d’abandonner très en amont de la campagne cette année à la suite de résultats très décevants dès les caucus de l’Iowa (il s’était déjà présenté lors des primaires de 1988). Pourtant, le sénateur faisait parti de la liste des colistiers présumés depuis déjà plusieurs semaines. Alors que les analystes politiques pariaient sur les nombreux candidats pressentis, le nom de Joseph Biden est progressivement sorti du lot. Mais c’est à la suite de son voyage en Géorgie, samedi dernier, que leurs pronostics se sont précisés. Depuis vendredi, les principaux médias ont pris connaissance du fait qu’Hillary Clinton, Evan Bayh et Tim Kaine avaient été officieusement écartés.
Barack Obama, 47 ans, qui pourrait devenir le premier président noir des États-Unis, fait pratiquement jeu égal avec son adversaire républicain John McCain, selon des sondages publiés cette semaine.
Mais, en général, les candidats bénéficient d'un regain dans l'opinion à l'issue de la convention de leur parti. Les républicains s'attendent d'ailleurs à ce que leur adversaire fasse un bond de 15 points.
Mais la plupart des experts s'attendent cependant à un résultat serré en novembre malgré l'impopularité record du président Bush et une économie au bord de la récession.
Des bulletins au nom
d'Hillary Clinton,
candidate « historique »
Un des handicaps de Barack Obama est de ne pas avoir encore réussi à unifier son camp. Un sondage Wall Street Journal/NBC indiquait jeudi que seulement la moitié des personnes qui avaient voté pour Hillary Clinton lors des primaires démocrates (environ 17 millions de personnes) se déclarent prêtes à voter Obama en novembre. Un électeur sur cinq d'Hillary Clinton indique qu'il votera McCain.
Les partisans de l'ex-Première dame ont obtenu que son nom fasse l'objet d'un vote, État par État, à la Convention. Ce vote, mercredi, devrait être purement symbolique et, assurent les équipes des deux anciens adversaires, il est destiné avant tout à marquer le caractère « historique » de la candidature de la sénatrice de New York aux primaires démocrates.
Barack Obama peut compter sur environ 2 230 délégués et Mme Clinton sur un peu moins de 2 000. Il faut 2 117 délégués pour obtenir l'investiture. Les quelque 900 « super-délégués » (des élus et responsables du parti) sont libres de leur vote jusqu'au dernier moment.
Les plus ardents des partisans d'Hillary Clinton ont écrit aux super-délégués dans l'espoir qu'ils choisiront finalement la sénatrice de New York.
Source: DNA



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