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Le banditisme politique
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Publié le 01/09/2009 23:20 par Mohamed Mahamud Embarec

yahdih «C’est l’Algérie qui procède au chantage par le bais du pétrole , la majorité des pays qui ont reconnu la RASD sont des pays pauvres...»

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Photo : Mohamed VI et Omar Bongo avant son décès à Rabat
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Le Maroc essaie de suppléer à son manque d’arguments légaux par une grande campagne de propagande faisant croire que de nombreux pays ont retiré leur reconnaissance de la RASD par conviction de l'injustesse de la cause sahraouie, alors que la réalité est que ces pays ont infléchi sous la pression et le chantage.
D'un total de 85, une vingtaine de petits pays (Seychelles, le Malawi, le Bénin, Tchad, etc) se sont vus obligés de retirer ou congeler leur reconnaissance de la RASD, vu les très fortes pressions exercées par le Maroc.
Le Maroc indépendant a toujours pratiqué pressions et chantage à l'égard de l'Espagne pour lui arracher des concessions concernant le Sahara Occidental. Pressions, marchandages, chantage avaient abouti au fameux ( et tragique par ses conséquences ) accord de Madrid du 14 novembre 1975 où l'Espagne avait trahi les engagements pris devant la Communauté Internationale et le peuple sahraoui. Le talon d'Achille de l'Espagne vis-à-vis du Maroc est représenté par sa volonté de garder les présides de Ceuta et Melilla et de sauver des possibilités de pêche pour sa flotte.
Avec l'Espagne, les enclaves de Ceuta et Melilla sont devenus la source d’un chantage diplomatique permanent. L'invasion de l'Ilot Persil en 2002 était la réponse marocaine au refus du président Aznar à cette politique de chantage.
Pendant longtemps, Le Maroc a fait pression sur l'Union Européenne en remettant constamment, sous des prétextes divers, la signature de nouveaux accords de pêche dans le but de monnayer la signature de nouveaux accords de pêche contre un abandon par le Parlement Européen et plus largement par les Etats européens, des lois et principes de la Communauté Internationale qui fondent le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Une politique de chantage que constituent la permissivité des autorités marocaines vis-à-vis de l'immigration illégale, leur passivité face au trafic de drogue à travers le détroit de Gilbraltar, la revendication de Ceuta et Melilla, les accords de pêche et enfin, le problème de la monarchie menacée, qui apparaît toujours en toile de fond. Comme vous le voyez, la politique de chantage du Maroc à l'égard de l'Europe n'a pas de limite, même au bout de 34 années. Ces pressions ont donné comme résultat l'octroi d'un statut avancé pour un royaumé médiéval fondé sur la représsion, la corruption et la malversation.
Le Maroc a cherché à utiliser sa position de quasi-monopole pour tenter de faire pression sur les pays demandeurs de phosphates en vue d’infléchir leur politique dans le conflit du Sahara occidental. Ainsi, l'on a fait revenir l’Inde sur sa reconnaissance de la RASD. Le conflit RASD-Maroc est ainsi jalonné par les pressions du Maroc utilisant l’arme des phosphates.
En 1978, lors des négociations sur un approvisionnement en phosphate à long terme entre l’URSS et le Maroc, l’accord sur les phosphates était assorti d’un accord sur la pêche qui précisait que les bateaux de l’URSS n’opéreront pas dans le domaine maritime sahraoui, clause que le Maroc ne souhaitait pas voir figurer afin d’y voir une reconnaissance de l’occupation du Sahara occidental.
Ses relations avec les Etats-Unis seront utilisées pour amener la Lybie, à l'époque sur les pressions de l'administration Reagan, à arrêter toute aide militaire et humanitaire aux sahraouis.
Dans tous ses mouvements dans la scène Internationale, le Maroc a instauré une politique de chantage basée sur des pressions d'ordre économique digne d’un marchand de tapis peu scrupuleux et roublard. En somme, il aligne ses cartes de poker à offrir en contrepartie d’une position antisahraouie.

L’obsession du roi et du gouvernement et son fantasme maladif du Sahara cherche à affaiblir et nuire la cause sahraouie par tous les moyens,
 au détriment des principes de bonne gouvernance dans un monde aspirant à l’apaisement des conflits et l’abandon du banditisme politique.
Les véritables alliés du Maroc qui soutiennent sa politique expansionniste se comptent sur les doigts de la main et lui ressemblent dans sa nature bâtie sur la corruption, la répression et la malhonnêteté, des Etats voyous sans loi ni foi, ni principes, des républiques bananières, dépourvus d’éthique et de morale : Gabon, Guinée Equatoriale, le Zaïre de Mobutu Sese Seko, Côte d'Ivoire. Des pays qui, après 50 ans d'indépendance n'ont même pas un hôpital digne de ce nom et sont obligés d'aller se soigner à Rabat.
Hassan II était l'ami intime d'Omar Bongo, le doyen de la Françafrique, un autre roi qui lègue le pouvoir à son fils, Ali, lequel les Gabonais ont toujours considéré comme le fils de son père, aux relents paresseux et désinvoltes paradant à l’époque avec son ami Mohamed VI dans des bolides bruyants. La belle vie, alors que le Gabon, un pays riche en pétrole n'a pas pu empêcher Omar Bongo de mourir dans le pays qu'il a gouverné pendant plus de 45 ans.
Dans les années 70, même les partis politiques marocains ont été soumis à ce chantage. Leur reconnaissance était soumise à l'acceptation de la marocanité du Sahara Occidental.
Fragilisé par son incapacité à convaincre le peuple marocain et la communauté internationale, le Maroc n'a d'autre moyen que la politique de banditisme.

 

 
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Commentaires sur cet article (1)

  C’est l’Algérie qui procède au chantage par le bais du pétrole , la majorité des pays qui ont reconnu la RASD sont des pays pauvres qui ont besoin du pétrole et gaz algériens. Tout le monde connaît que le Maroc n’a pas les moyens pour exercer du chantage sur les autres pays, alors les pays qui ont retiré leur reconnaissance de la chimérique RASD ont fait par ce qu’il savent très bien qu’il ne pourrait y avoir un autre Etat dans la région du Maghreb Arabe .contrairement à ce que vous prétendu de grands pays ont retiré leur reconnaissance de la RASD comme l’inde et la Chine. Beaucoup de pays ont reconnu que la proposition marocaine d’autonomie au Sahara est crédible, en ce sens qu’elle s’inspire de modèles expérimentés dans des pays aux traditions démocratiques ancrées en Europe et en Amérique, qui ont fait leur preuve, en matière de gestion locale, dans des régions données en exemple de réussite, qui connaissent aujourd’hui un essor considérable, au plan économique.
Le Polisario et l’Algérie accumulent les échecs, c’est pour ça qu’ils multiplient leurs sorties médiatiques en usant une propagande fausse. Cette fuite en avant montrera bientôt ses limites.
 
Mohamed Salem (yahdih) (02/09/2009 16:11)


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