A la une de l'actualité RSS
 


Actualité Politique
Campus de l'UMP à Royan : les jeunes déçus !
  1 commentaire  |   Articles du même auteur  |   Envoyer à un ami  |   Imprimer l'article
Publié le 08/09/2008 00:20 par Angela Corrigan

sharykhan «Bonjour. je viens pousser mon coup de gueule car on voit bien que l'UMP s'occupe bien que de certaines catégories dont je site :...»

 Voir le commentaire complet
 
Photo : Jean Sarkozy
|

            (Le Point)

« Les jeunes ont des raisons d'être déçus. » Hier matin, en ouverture du campus de l'UMP à Royan, Patrick Devedjian a annoncé l'implantation des Jeunes Populaires « sous leur propre raison sociale » à l'université mais aussi au lycée et dans les quartiers populaires.

Donc, l'UMP n'aura plus besoin de syndicat classé à droite pour lui servir de paravent, a proclamé son secrétaire général sous les applaudissements des « Jeunes Pops ». Selon lui, « le monde a changé depuis 1958 » : « Et vous avez le devoir de le faire évoluer en portant nos valeurs. » Le patron de l'UMP, qui a fait savoir dès son retour de Damas qu'il avait toujours le soutien de Nicolas Sarkozy et qui est apparu très détendu, avait donc aussi cette mission de trouver des terres de conquête au-delà de la clientèle traditionnelle des partis de droite : « La gauche est à bout de souffle ; nous devons gagner les nouvelles batailles idéologiques, et c'est à vous qu'en incombe la responsabilité. » En ouvrant les débats du matin et en s'adressant aux jeunes, il leur a lancé : « Votre programme, c'est le défi de votre génération, il faut transformer complètement la société. »

Bémols de Darcos.

Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale s'est montré tout à fait d'accord avec l'envolée de son secrétaire général, mais en y mettant quelques bémols. Il est bon, selon lui, qu'il y ait un « contrepoids » aux organisations classées à gauche « non pas en installant un parti politique dans les lycées » mais en y ayant « des jeunes qui sont de notre sensibilité et qui sont organisés ». Selon lui, les organisations actuelles sont très marquées à gauche. En outre, elles « parlent un peu au nom des lycéens alors qu'elles parlent au nom d'un parti », a-t-il dit en évoquant l'Union nationale des lycéens (UNL), qu'il estime « très liée au Parti socialiste ». Patrick Devedjian, dont la jeunesse a été très liée aux luttes qui opposaient alors l'extrême gauche qu'il combattait à l'extrême droite dont il faisait partie, a sans doute trouvé hier une ambiance qui pouvait lui rappeler des temps révolus. Mais il est vrai que les combats sont aujourd'hui bien différents et davantage placés sur le ton d'un débat policé.
C'est ainsi que les Jeunes Pops avaient invité Jean-Baptiste Prévot, nouveau président de l'Unef, au premier grand débat du matin. Celui-ci a pu s'exprimer dans un silence poli, malgré quelques réprobations spontanées qui ont été vite réprimées par un service d'ordre bien élevé mais efficace. Il a quand même pu faire entendre son discours « de gauche » : les jeunes souffrent de précarisation, de déqualification, de manque d'insertion.

Douche froide.

À sa sortie, le président de l'Unef pouvait dire que le débat n'avait pas eu lieu et qu'il était là « juste pour la photo », il avait cependant eu le temps de verser une douche froide sur l'assistance en citant des déclarations de Nicolas Sarkozy quand il était encore candidat à la présidence en jetant : « Les jeunes ont des raisons d'être déçus. » À l'époque, le candidat promettait une allocation d'indépendance de 300 euros par mois qui serait versée indépendamment des revenus des parents, une promesse qui a été abandonnée depuis.
Jean-Philippe Prévot n'a pas évité une bronca quand il a rappelé que le vote Sarkozy n'avait pas été majoritaire chez les jeunes. Xavier Darcos lui a donné indirectement raison en admettant que « l'idée que les jeunes se font d'une politique de droite, c'est la défense des privilèges, la préférence pour le statu quo ». L'intervention de Jean-Baptiste Prévot a visiblement agacé le ministre, qui a vite abandonné son ton bonhomme : « C'est nous qui faisons quelque chose pour l'autonomie des jeunes, sans considération pour les ressources de leur famille. Nous donnons des cours d'anglais supplémentaires gratuits, des cours d'accompagnement gratuits en collège, nous ne favorisons pas les cours privés qui ont tant de succès ! » Les Jeunes Pops ont applaudi debout la fin de l'intervention de Xavier Darcos.

 

Source: Sud Ouest

 
Vous avez une info, un scoop, une image, une vidéo ? Inscrivez-vous pour publier sur www.continentalnews.fr
Commentaires sur cet article (1)

  Bonjour. je viens pousser mon coup de gueule car on voit bien que l'UMP s'occupe bien que de certaines catégories dont je site : "Jeunes Populaires « sous leur propre raison sociale » à l'université mais aussi au lycée et dans les quartiers populaires." certes ce n'est pas très explicatif mais aussi une phrase dite inadmissible « des jeunes qui sont de notre sensibilité et qui sont organisés » dont un parti non? il n'y a pas une loi Française qui donne droit a la liberté d'expression,de pensée,d'avoir ces propres idées ? veulent ils prendre emprise sur les jeunes dans leur lieu d'étude après avoir touché les média ? je trouve ça totalement insultant au yeux des Français et j'espère qu'on ouvrira les yeux un jour prochain!!! car il y en a marre de la galère!!! 
Guillaume Bondon (sharykhan) (08/09/2008 01:44)


Soumettre un commentaire sur cet article
Vous devez être identifié à Continental News pour poster des commentaires. Cliquez ici pour vous inscrire.

Continental News | Contactez-nous | Conditions générales d’utilisation | Annoncer sur notre site