Jean Sarkozy, un des fils du président français Nicolas Sarkozy, sera une nouvelle fois jugé jeudi prochain devant la cour d'appel de Paris qui pour délit de fuite dans l'affaire du scooter dont l'accuse un automobiliste. Mohammed Bellouti affirme que Jean Sarkozy d'avoir percuté l'arrière de sa BMW avec son scooter le 14 octobre 2005, place de la Concorde à Paris, puis d'avoir pris la fuite.
Jean Sarkozy a été relaxé en première instance le 26 septembre 2008 par le tribunal correctionnel de Paris . Le plaignant avait été condamné à verser 2000 euros de réparation pour "procédure abusive". Le fils cadet de Nicolas Sarkozy a déjà été convoqué plusieurs fois par la justice à la suite d’un accrochage en 2005 avec un automobiliste lors duquel lui était notamment reproché un délit de fuite.
Mohammed Bellouti accuse Jean Sarkozy d'avoir percuté en scooter l’arrière de sa voiture le 14 octobre 2005 à Paris, et de ne pas s’être arrêté. L’automobiliste réclame 260,13 euros pour frais de réparation et 4.000 euros de dommages et intérêts. Le fils du chef de l'Etat sera une nouvelle fois jugé jeudi prochain devant la cour d'appel de Paris pour "délit de fuite", et peut-être pour défaut de maitrise, non-respect des distances de sécurité et dégradations.
A priori Jean Sarkozy ne risque aucune condamnation pénale. Quand il est relaxé en première instance, son avocat Me Thierry Herzog affirme que "la justice a fait ce qu'elle devait faire". Il provoque la colère de l'accusé quand il dit que Pour lui c'est "un dossier vide dans lequel on avait rapporté la preuve de l'impossibilité de l'infraction".
" Je répète que je n’étais pas le 14 octobre 2005 place de la Concorde", a déclaré Jean-Sarkozy. M'Hamed Bellouti était très déçu par la décision de justice en première instance. "Je savais que la justice était inégale, mais de là à me condamner pour procédure abusive alors qu'il y avait des preuves et un témoin, c'est surréaliste dans un pays comme la France", avait-t-il réagi, avouant "rester sans voix".
Le plaignant, M'Hamed Bellouti, fils de militants de l'UMP, était "désespéré" et dénonçait publiquement une justice "pour les riches et une autre pour la France d'en bas qui doit se démerder". Il a finalement fait appel.
M'Hamed Bellouti a médiatisé l'affaire en estimant que Jean Sarkozy bénéficiait depuis deux ans de protections.
Il explique que le commissariat du XVIe arrondissement n'a donné aucune suite à l'affaire, malgré ses démarches, et que trois courriers envoyés par son assureur à celui de Jean Sarkozy n'ont reçu aucune réponse. Son frère est allé durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy à son QG, où il a été reçu par une employée, sans davantage de suites.
"Ça fait donc depuis un an et demi, deux ans que je me bats pour que justice soit faite. Ce qui me surprend, c'est que la plainte n'est à ce jour pas retrouvée, M. Sarkozy n'a pas été convoqué au commissariat pour la confrontation", a expliqué aux journalistes M'Hamed Bellouti.
Me Christophe Launay, avocat du plaignant, avait envisagé d'abandonner la procédure si son client était indemnisé à l'amiable.
Jean Sarkozy avait déjà attiré l'attention des médias quand il est apparu que la police avait eu recours à une recherche d'empreintes génétiques pour retrouver son scooter, volé le 7 janvier. La gauche avait alors estimé qu'il faisait l'objet d'un traitement de faveur, la recherche d'ADN étant normalement réservée aux affaires importantes.
Le procès se tiendra à 13h30 devant la 20e chambre de la cour d'appel.



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