Ségolène Royal a écrit la semaine dernière au socialiste José Luis Rodríguez Zapatero pour lui présenter des excuses, au nom de la France, contre "les propos injurieux tenus par Nicolas Sarkozy". Cette demande de pardon a choqué les membres de l'UMP qui ont remis en cause la légitimité de Madame Royal à agir de la sorte.
"La République française doit respecter ses partenaires internationaux et leurs dirigeants". Pour Ségolène Royal, "c'est une évidence et une règle élementaire" que Nicolas Sarkozy devrait observer.
"Le mépris verbal, les déclarations fanfaronnes et désinvoltes" qui, selon Ségolène Royal, "se multiplient dans les propos du chef de l'Etat", ont besoin qu'on "y mettre un coup d'arrêt", déclare-t-elle.
Ces propos qui font la une dans la presse nationale et internationale ternissent "l'image de la France et la qualité de ses relations diplomatiques", ce qui justifierait l'intervention de la première femme politique française.
Dans une lettre adressée à José Luis Rodríguez Zapatero, Madame Royal lui assure que ces propos n'engageent "ni la France, ni les Français". Elle lui a également assuré "de toute sa considération, en partie pour les réformes courageuses conduites en Espagne et surtout pour son attachement à réaliser ses promesses de campagne électorale, avec un comportement éthique qui devrait servir de modèle".
"Exercer le mandat de Président de la République impose un devoir de maîtrise de son langage et de son comportement", estime Ségolène Royal, "afin de ne pas porter atteinte aux intérêts de la France", précise-elle.



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