A quelques jours des conventions démocrate et républicaine, la campagne présidentielle se durcit. La visite des deux candidats dans une église évangélique ne change rien à la règle. Les attaques s'intensifient.
John McCain déplore la position de Barack Obama sur la guerre en Irak. "Les gains durement acquis par nos soldats sont en jeu. L’avantage à long terme d’avoir un allié pacifique et démocratique au cœur du Moyen Orient peut encore être dilapidé par un retrait hâtif et un calendrier arbitraire», affirme le candidat républicain.
De son côté Barack Obama annonce déjà sa victoire: «Je gagnerai» la Maison Blanche, affirme-t-il.
Les sondages donnent toujours au candidat présumé du parti démocrate, Barack Obama, une légère avance sur son rival républicain, le sénateur de l’Arizona John McCain. D’où l’importance des conventions, qui doivent permettre aux deux partis de désigner officiellement leurs candidats à la présidence et à la vice-présidence des États-Unis. La convention est aussi
l'occasion pour les candidats de présenter leur programme, et pour le public de se concentrer enfin sur les candidatures.

Les conventions permettront aux candidats de se représenter au public, et de faire connaître leurs vice-présidents
« C’est une étape très importante parce que les gens peuvent enfin voir de près les candidats et ils savent qu’il ne reste plus qu’un bref délai avant qu’ils ne doivent les départager » explique le président du centre de recherche Pew, Andrew Kohut. Cette période de publicité intense pourrait profiter au sénateur McCain, estime M. Kohut, car jusqu’à présent il a été éclipsé par M. Obama.
La convention du parti démocrate est prévue fin août à Denver, dans le Colorado. Une semaine plus tard, les républicains seront au rendez-vous à Minneapolis-St. Paul dans le Minnesota.
Les deux candidats espèrent que les conventions se traduiront par un nouvel élan dans les sondages, chacun souhaitant prendre une avance qui le placerait en bonne position pour le scrutin du 4 novembre.
Néanmoins, les conventions présentent également des défis pour les candidats, rappelle Norman Ornstein de l’American Enterprise Institute ici à Washington.
« La situation ne changera probablement pas parce que c’est une élection qui se jouera, en fait, sur l’aptitude d’Obama à se faire accepter, alors même que les gens veulent un changement. McCain n’est pas le président sortant, mais il est beaucoup plus identifié avec le statu quo », explique M. Ornstein.
Si le défi pour McCain est de prendre ses distances vis à vis de l’administration Bush, lourdement sanctionnée par les sondages d’opinion, le sénateur Obama doit parvenir à convaincre les partisans de son ancienne rivale Hillary Clinton de se ranger derrière lui.
La désignation du candidat par la Convention est généralement une simple formalité, mais en revanche, le choix du candidat à la vice-présidence est fréquemment annoncé pendant la Convention. Initialement, la Convention désignait souvent le candidat arrivé second en tant que co-listier. Aujourd'hui, c'est le candidat à la présidence lui-même qui choisit son co-listier. On attend toujours de connaître les choix d’Obama et de McCain.



0 commentaire
|
Aucun commentaire n'a encore été posté.
