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1er Mai en Algérie : Les salariés ne sont pas à la fête
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Publié le 30/04/2009 09:22 par La Rédaction

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Photo : Algérie
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L'Algérie va fêter le 1er Mai dans un climat dans un climat morose, avec des grèves dans le secteur de l'éducation et de la santé. Ce sera la troisième fête du travail de Bouteflika à la tête de l'Algérie.

Le représentant de la centrale syndicale, M. Malki, a catégoriquement démenti, hier, le fait que l'UGTA ait fait des propositions sur le relèvement du SNMG. « Je démens formellement les déclarations rapportées par la presse selon lesquelles l'UGTA a proposé un seuil de 18.000 ou 25.000 dinars pour le SNMG».

L'invité du centre de presse d'El Moudjahid a indiqué, lors de son intervention, en marge d'une table ronde sur les questions d'actualité économique, à l'occasion de la commémoration de la fête du 1er Mai, « qu'aucun seuil n'a été jusque-là avancé par l'UGTA, et aucune date d'une tripartie n'a été décidée jusqu'à maintenant ». Le représentant de l'UGTA s'est contenté de dire que la question du relèvement du SNMG est chose sûre, puisque le président de la République l'a annoncé le 24 février dernier. Et d'affirmer que la question sera débattue lundi prochain, lors de la réunion organique ordinaire de l'UGTA. Il précisera que les membres de l'UGTA devront, en marge de cette réunion, étudier d'abord le pouvoir d'achat pour pouvoir proposer un seuil du SNMG, proposition qui fera l'objet de concertation entre le patronat, l'UGTA et le gouvernement.

Interrogé sur la date de la prochaine tripartite, le conférencier a précisé qu'aucune date n'a été avancée pour le moment, ajoutant qu'elle ne se fera pas de toutes les façons au cours du 1er semestre de cette année. Concernant le pacte économique et social, le représentant de l'UGTA a affirmé qu'il est en cours d'évaluation par les trois membres (le patronat, l'UGTA et le gouvernement).

Les animateurs de la table ronde tenue hier au centre de presse d'El Moudjahid se sont penchés sur les conséquences de la crise financière mondiale et la nécessité de développer la petite et la moyenne entreprises dans notre pays pour y faire face. Habib Yousfi, président de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGOEA), a affirmé que l'Algérie est frappée de plein fouet par cette crise qui n'a pas encore dévoilé toutes ses surprises. Il explique : « C'est très simple, l'Algérie dépend entièrement des recettes des exportations des hydrocarbures, et quand la demande sur les hydrocarbures baisse, nos moyens de financement et de développement se réduisent automatiquement ». L'économiste M. Serrai a affirmé dans ce sens que l'Algérie a perdu 70% de ses rentes financières à cause de la baisse des prix du pétrole. L'ensemble des invités ont rappelé la nécessité d'aider les PME en difficulté et d'en créer d'autres. Yousfi a cité l'exemple de l'Italie qui, après la guerre, a créé 5 millions de PME, qui aujourd'hui sont le poumon de l'économie Italienne. Les animateurs de la table ronde, représentants du patronat, d'associations ou de syndicats, ont tous évoqué le problème de l'environnement qui empêche l'épanouissement de la PME et de l'industrie en général dans notre pays. Ils ont souligné les problèmes liés à la fiscalité, la réticence des banques, le problème du foncier, la corruption, l'invasion des produits importés et l'informel.

Abdelaziz M'henni, président de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), a pour sa part critiqué l'attitude de certaines administrations qui n'arrivent même pas à communiquer avec le partenaire social.  «Nous communiquons facilement avec l'UGTA, mais certaines institutions ne veulent même pas entendre notre voix ».

Sur un autre registre, les participants ont souligné que l'actuel gouvernement doit relever le défi et répondre de ce fait à plusieurs questions qui sont restées en suspens, à commencer, selon eux, par la protection des produits algériens, la création des 120.000 PME, qui n'arrivent toujours pas à voir le jour, et la réforme complète du système bancaire.

M. Aziza

 
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