L’accident vasculaire cérébral (AVC) touche 12 000 personnes chaque année en France et constitue la troisième cause de mortalité au Canada. Ce 29 octobre est célébrée la journée mondiale des AVC Mais que sait-on vraiment de cette maladie ?
Un accident vasculaire cérébral (AVC) est un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire. Autrement dit, c’est un arrêt subit du fonctionnement du cerveau dû à l’arrêt de la circulation sanguine vers le cerveau provoquant ainsi la mort des cellules cérébrales de la partie du cerveau qui est touchée.
Les AVC sont parfois liés à une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, obésité), mais ils peuvent aussi survenir du fait de l’hérédité et de certaines maladies spécifiques (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, fibrillation auriculaire, troubles de la coagulation sanguine).
Le cerveau normal
Le cerveau ne peut fonctionner que s’il est bien irrigué par le sang. Deux gros vaisseaux sanguins, qui montent de chaque côté le long du cou, amènent le sang du cœur au cerveau. Les vaisseaux sanguins se ramifient et deviennent de plus en plus fins : ce sont alors de minuscules capillaires qui apportent l’oxygène et les éléments nutritifs à toutes les parties du cerveau.
L’AVC
L’AVC se produit de la même façon que la crise cardiaque mais à l’intérieur du cerveau. Si la circulation sanguine vers le cerveau est interrompue, le cerveau n’est plus alimenté en oxygène ni en éléments nutritifs. Il se produit une lésion du tissu cérébral qu’on appelle AVC.
Un AVC grave est aussi appelé hémorragie cérébrale ou thrombose cérébrale.
Peut-être avez-vous déjà rencontré d’autres termes comme maladie cérébrovasculaire ou accident ischémique transitoire.
Qu’est-ce qui provoque une crise cardiaque et un AVC ?
La crise cardiaque et l’AVC sont dus principalement à une obstruction qui empêche le sang d’arriver jusqu’au cœur ou au cerveau. La cause la plus fréquente est l’accumulation de dépôts lipidiques (graisses) sur les parois internes des vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur ou le cerveau ; les vaisseaux sanguins rétrécissent et perdent de leur souplesse. C’est ce qu’on appelle parfois durcissement des artères ou athérosclérose. Les vaisseaux sanguins risquent alors davantage d’être obstrués par des caillots de sang. Lorsque cela se produit, ils ne peuvent plus transporter le sang jusqu’au cœur ou au cerveau, d’où une lésion.
Pourquoi les graisses s’accumulent-elles dans les vaisseaux sanguins ?
Cette accumulation de graisses est due à trois principaux facteurs, sur lesquels vous pouvez agir : l’usage de la cigarette et d’autres formes de tabagisme, un mauvais régime alimentaire, et le manque d’exercice.
On trouve même chez certains enfants de moins de 10 ans une forme précoce de dépôts lipidiques qu’on appelle « stries lipidiques » et qui peuvent s’aggraver avec l’âge. Pour en savoir plus sur les moyens de vous protéger et de protéger votre famille contre ce risque, reportez-vous à la section 2 « Comment prévenir une crise cardiaque ou un AVC ».
Autres causes d’AVC
Un AVC peut aussi survenir de deux autres façons :
- Il peut y avoir rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau, d’où un épanchement de sang qui provoque une lésion du tissu cérébral. C’est ce qu’on appelle une hémorragie intracérébrale, et l’hypertension est à cet égard un important facteur de risque. Vous trouverez un complément d’information sur l’hypertension dans la section 9.
- En cas de trouble du rythme cardiaque (rythme trop faible ou irrégulier), des caillots sanguins peuvent se former dans le cœur et être transportés par les vaisseaux sanguins jusqu’au cerveau. Ces caillots peuvent obstruer une petite artère cérébrale, empêchant ainsi le sang d’irriguer une zone du cerveau.
Comment prévenir une crise cardiaque ou un AVC
Près des deux tiers des personnes victimes d’une crise cardiaque meurent avant d’être médicalement prises en charge. D’autre part, même lorsque les patients victimes d’un AVC ont accès à un traitement de pointe, 60 % d’entre eux meurent ou restent handicapés. Il est donc important de connaître les signes avant-coureurs et d’agir rapidement.
Mais il vaut encore mieux éviter une crise cardiaque ou un AVC. La prévention est toujours préférable au traitement, et presque tous les AVC et crises cardiaques peuvent être évités.
Les travaux de recherche montrent que plusieurs facteurs entraînent un risque plus ou moins élevé de crise cardiaque ou d’AVC. C’est ce qu’on appelle les facteurs de risque.
Certains facteurs de risque sont liés à des habitudes de vie, dont les trois plus importantes sont : l’usage de la cigarette et d’autres formes de tabagisme, une mauvaise alimentation, et le manque d’exercice.
De mauvaises habitudes de vie peuvent entraîner trois problèmes physiques sérieux : tension artérielle élevée (hypertension), taux élevé de glucose sanguin (diabète), et taux élevé de lipides sanguins (hyperlipidémie).
Ce sont les principaux facteurs de risque de crise cardiaque et d’AVC.
Un peu partout dans le monde, le tabagisme augmente. En outre, dans de nombreux pays, les gens deviennent de plus en plus gros parce qu’ils font peu d’exercice et mangent davantage d’aliments riches en graisses et en sucre. De plus en plus d’enfants et de jeunes souffrent de diabète parce qu’ils sont en surpoids.
Nous avons vis-à-vis de nos enfants le devoir de modifier ces habitudes de vie.
De mauvaises habitudes de vie accroissent le risque Tabagisme La fumée du tabac est pleine de substances nocives pour les poumons, les vaisseaux sanguins et le cœur qui se substituent à l’oxygène sanguin dont le cœur et le cerveau ont besoin pour fonctionner. Le tabagisme augmente considérablement le risque de crise cardiaque ou d’AVC. Il provoque également cancer et maladies du poumon, et il est nuisible pour le foetus. D’autre part, inhaler la fumée dégagée par d’autres fumeurs est tout aussi dangereux que de fumer soi-même.
Mauvaise alimentation
On parle de mauvaise alimentation lorsque le régime alimentaire contient : trop d’aliments (trop de calories), trop de graisses, de sucre ou de sel, trop peu de fruits et de légumes.
Si vous mangez beaucoup et si vous ne faites pas assez d’exercice pour brûler les calories, vous allez prendre du poids. Vous risquez peu à peu de souffrir d’un excès de poids ou même de devenir obèse. L’excès de poids peut avoir pour conséquences le diabète, l’hypertension et un taux élevé de cholestérol sanguin – autant de problèmes physiques qui accroissent le risque de crise cardiaque et d’AVC. Les personnes obèses sont particulièrement à risque lorsque la graisse est concentrée autour de la taille et de l’estomac. Mal se nourrir, c’est aussi consommer trop de plats de « restauration rapide », riches en matières grasses et en sucre, et trop de boissons sucrées. Les plats de restauration rapide contiennent d’autre part beaucoup de sel, ce qui contribue à faire monter la tension artérielle.
Manque d’exercice
En l’absence d’activité physique, le risque de crise cardiaque et d’AVC augmente considérablement. Faire de l’exercice atténue ce risque de diverses façons : l’organisme brûle mieux les sucres et les graisses et il est plus facile de garder un poids normal, la tension artérielle baisse, le taux d’oxygène dans l’organisme s’accroît, le stress diminue, le muscle cardiaque et les os se renforcent, et la circulation sanguine et le tonus musculaire s’améliorent.
Faire de l’exercice contribue d’autre part à atténuer le risque d’autres maladies comme le cancer. Les gens actifs se sentent généralement mieux et plus équilibrés.
Ils dorment mieux, ont plus d’énergie, se sentent plus sûrs d’eux et peuvent mieux se concentrer.
Il n’y a pas besoin de s’entraîner en vue des Jeux olympiques pour arriver à ce résultat ! Marcher, faire du jardinage ou accomplir des taches ménagères pendant au moins ½ heure presque tous les jours protège contre une crise cardiaque ou un AVC.
Pour plus de détails sur les moyens de rester actif et de surveiller votre poids, reportez-vous à la section 8.
(Continentalnews.fr, avec le programme des maladies cardio-vasculaires CH 1211 Genève 27, Suisse)



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