Nous sommes un tiers de la population à ne pas dormir à notre convenance. Jouir d'un sommeil réparateur nécessaire pour garder la forme et rester en bonne santé.
La Journée Nationale du Sommeil du 18 mars 2009 est une action de sensibilisation du grand public aux troubles du sommeil et à leurs prise en charge. Cette journée est caractérisée par les portes ouvertes des centres de sommeil sur l’ensemble du territoire. Conférences d’information, projection de films, remise de documents d’information, expositions… sont proposées selon les sites.
Quelques chiffres qui peuvent surprendre :
- 28 % des Français de 15 ans et plus souffrent d’au moins 1 trouble du sommeil : une proportion identique à 2006.
- La prédisposition à être ou non somnolent n’est pas en lien avec la présence de troubles du sommeil connus par les sujets. En revanche, les individus fatigués sont systématiquement plus nombreux à déclarer un trouble du sommeil (principalement insomnie, syndrome d’apnées du sommeil et syndrome des jambes sans repos).
- Quelle que soit la population concernée, le manque de sommeil apparaît être logiquement la première cause de fatigue : il est cité comme cause de fatigue par 38% des Français, par 54% des personnes estimant ne pas dormir suffisamment, par 45% des individus souffrant de troubles du sommeil ou encore par 48% des individus somnolents ou 45% des personnes fatiguées.
- Les conditions de travail constituent la deuxième cause perçue de fatigue, juste après le manque de sommeil, par 35% des individus et elle serait aussi importante que le manque de sommeil pour les individus somnolents (38%).
- Les relations familiales ainsi que les conditions de vie sont davantage citées par les individus fatigués. Face aux conséquences de leur fatigue, les Français ont des comportements variables
- 1/3 des français évoque l’irritabilité et le manque d’énergie comme conséquences principales de la fatigue.
- Si le mauvais sommeil arrive au troisième rang pour 1/3 des Français, il est considéré comme la principale conséquence de fatigue par les personnes souffrant d’un trouble du sommeil.
- Si aucune « solution miracle » ne rassemble l’opinion pour lutter contre la fatigue la pratique d’une activité de détente, d’un sport ainsi que la sieste constituent les 3 premiers moyens de lutte contre la fatigue mais on constate que, plus globalement, le comportement des français face à la fatigue est très variable (% bien répartis entre les différents moyens de lutte évoqués).
- Les personnes souffrant de troubles du sommeil sont significativement plus nombreuses à avoir recours à des médicaments prescrits par leur médecin.
- Les personnes somnolentes sont significativement plus nombreuses à évoquer des moyens en lien direct avec le sommeil : sieste, augmentation de la durée du sommeil voire prise de jours de congés (vs non somnolents).
- Les « fatigués » sont des adeptes des activités de détente et de la sieste, mais ils sont aussi les plus nombreux à recourir à la prise de vitamines ou de stimulants non caféinés. En conclusion, dans la population générale, les personnes se plaignent davantage de fatigue que de somnolence. Or, les deux sont souvent très corrélés : lorsqu’on évoque la fatigue, on fait souvent référence à la somnolence sans le savoir.
Les personnes présentant un trouble du sommeil, sont significativement plus fatiguées que les personnes indemnes. En l’occurrence, une fatigue ressentie à l’heure du déjeuner indique souvent un trouble du sommeil. D’une façon générale, si la fatigue se traduit par le fait de s’allonger dans la journée et par un manque d’énergie, il faut se demander si cela ne traduit pas un trouble du sommeil. Or, 53 % des Français déclarent avoir eu envie de s’allonger pour se reposer la journée lors des 6 derniers mois !
D’autre part, le dépistage des troubles du sommeil peut reposer sur l’identification des conséquences de la fatigue. Pour les personnes interrogées, l’irritabilité ressort comme la principale conséquence de la fatigue. Suivent le manque d’énergie et un mauvais sommeil. Ces trois éléments sont pris en compte dans le diagnostic clinique de l’insomnie.



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