Le Réseau environnement santé (RES) revient sur les les propos tenus par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui estime que le Bisphénol-A (BPA) n'est pas dangereux pour la santé.
Les études pour l’agence fédérale américaine CDC (Centers for Disease Control) montrent que 93 % de la population américaine est contaminée, ce qui est vraisemblablement le cas également en France. Selon les scientifiques regroupés dans l’appel de Chapel Hill, le BPA est suspecté d’être impliqué dans les grands problèmes de santé actuels : cancer du sein, cancer de la prostate, diabète de type 2 et obésité, atteinte de la reproduction, problèmes neuro-comportementaux, maladies cardio-vasculaires.... Les Ministères de la Santé et de l’Environnement du Canada ont pris en octobre 2008 une décision d’interdiction du BPA dans les biberons.
Depuis, une étude publiée en janvier 2009 montre que la contamination peut se faire via la lactation et contribuer à induire des tumeurs mammaires. Par ailleurs, le BPA est susceptible diminuer l’efficacité des traitements de chimiothérapie du cancer du sein et de la prostate.
Il est donc urgent de diminuer le plus possible l’imprégnation de la population à ce toxique. En application du principe de précaution, nous demandons l’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires. Nous demandons que le Bis Phénol A soit retenu comme substance prioritaire dans le cadre du programme REACH d’évaluations des substances chimiques les plus préoccupantes. Nous demandons que soit faite une évaluation des risques pour l’environnement.



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