L'Institut national du cancer (InCa) va lancer une campagne de communication nationale d'incitation au dépistage du cancer colorectal pour les hommes et les femmes à partir de 50 ans.
L'Institut National du Cancer lance la première campagne de communication nationale sur le dépistage organisé du cancer colorectal
Afin d'accompagner la généralisation effective à l'ensemble du territoire de l'offre de dépistage organisé du cancer colorectal, l'Institut national du Cancer met en place, avec le soutien du ministère chargé de la Santé et de l'Assurance Maladie, une importante campagne média pour inciter les hommes et les femmes à partir de 50 ans à participer à ce
dépistage.
Le message vise à expliquer simplement le bénéfice du dépistage et les modalités pratiques du dépistage organisé afin d'inciter les hommes et les femmes concernés à le pratiquer.
La première campagne de communication nationale d'incitation au dépistage du cancer colorectal
La campagne, qui sera diffusée du 13 septembre au 14 octobre 2008, s'inscrit dans le prolongement d'un programme de communication initié en mars 2008 avec la Semaine nationale contre le cancer colorectal (24-30 mars).
Le dispositif de septembre comprend une campagne publicitaire bi-médias destinée au grand public, une information préalable des professionnels de santé et un petit déjeuner presse de lancement.
1. Une campagne média destinée grand public
« Le plus souvent, dépisté à temps, un cancer colorectal n'est pas méchant » : telle est la signature commune du film télévisé, des spots radio et des outils de proximité. Elle valorise le bénéfice du dépistage du cancer colorectal dans un contexte où seule une personne sur cinq identifie spontanément ce cancer comme un cancer qui peut être guéri quand il dépisté suffisamment tôt1.
A la télévision : "le voyage intérieur", du 14 septembre au 8 octobre 2008
La campagne TV a pour vocation première d'impliquer sur l'enjeu de santé majeur que constitue le dépistage du colorectal.
Elle doit également dédramatiser et normaliser un sujet anxiogène qui reste malaisé à évoquer.
L'idée du film consiste à illustrer, quasi littéralement, la gravité réduite d'un cancer colorectal quand il est dépisté assez tôt.
Au terme d'un voyage à l'intérieur du corps réalisé sur le mode onirique en images 3D, le film renverse ainsi la gravité du sujet annoncée par la voix off (« le cancer colorectal est la 2ème cause de décès par cancer en France ») par la mise en scène inattendue d'un polype inoffensif.
Diffusion du 14 septembre au 8 octobre sur les chaînes hertziennes (TF1, France2, France 3, Canal + et M6), et sur une sélection de chaînes de la TNT, du câble, du satellite, et des DOM, les plus en adéquation avec la cible des 50-74 ans (TMC, TV Breizh, RTL 9, Planète Thalassa, Arte, Vivolta, Paris Première, France 4, LCI, National Geographic, Voyage, TF6).
A la radio : "le GPS", du 13 septembre au 14 octobre
Indissociable de la campagne TV, la campagne radio a elle pour vocation d'informer sur les modalités pratiques du test de dépistage : un test recherche de sang dans les selles, à faire chez soi, dès 50 ans. C'est l'objet de deux spots qui valorisent ce message sur le mode humoristique.
Diffusion du 13 septembre au 14 octobre 2008 sur une sélection de 10 stations publiques et privées nationales : France Info, France Inter, France Bleu, Chérie FM, Europe 1, Nostalgie, RMC, RTL et Sud Radio.
2. En amont, l'information des professionnels de santé
Compte tenu du rôle déterminant des médecins généralistes dans le dispositif, les messages TV et radio renvoient systématiquement au dialogue avec eux. Ainsi, et, comme ce fut le cas en mars, plus de 58 000 médecins généralistes et près de 4 000 gastroentérologues sont sensibilisés à la campagne grand public en amont de son lancement.
3. Un petit déjeuner presse pour lancer la campagne
Animée par le Professeur Dominique Maraninchi, Président de l'INCa, le Docteur Jérôme Viguier, Responsable du département dépistage, et Emmanuelle Bara, Directrice de l'Information des publics, une conférence de presse marque le 9 septembre le coup d'envoi de la campagne.
Le cancer colorectal en chiffres :
Un cancer fréquent et grave mais curable à un stade précoce
Avec une estimation de 37 400 nouveaux cas en France pour l'année 2005, le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent après les cancers du sein et de la prostate. Il se développe essentiellement après 50 ans (94% des cas). C'est la deuxième cause de décès par cancer après le cancer du poumon avec 17 000 décès en 2004, dont 53% chez l'homme2.
La survie relative moyenne à 5 ans s'élève à 57%3 mais le pronostic associé au cancer colorectal est étroitement lié au stade de développement au moment du diagnostic. En effet diagnostiqué au stade I le taux de survie relative à 5 ans s'élève à 94% mais aujourd'hui, seul 1 cancer colorectal sur 5 environ est diagnostiqué à ce stade2.
2008, année de la généralisation effective du dépistage organisé du cancer colorectal en France
L'état actuel des connaissances ne permettant pas de définir une politique de prévention primaire, le dépistage organisé du cancer colorectal en identifiant les individus atteints d'une lésion précancéreuse ou d'un cancer à un stade curable- est le seul moyen de réduire la mortalité par ce cancer.
Expérimenté depuis 2003 dans 23 départements pilotes, le dépistage organisé du cancer colorectal a fait la preuve de sa capacité à améliorer la précocité du stade au diagnostic. Ce dispositif est entré en 2008 en phase de généralisation effective. Il est à ce jour proposé dans 98 départements.
Destiné aux 16 millions d'hommes et de femme âgés de 50 à 74 ans, le programme repose sur la réalisation tous les deux ans d'un test de recherche de sang occulte dans les selles, suivi d'une coloscopie en cas de résultat positif (2 à 3% des cas).
Grâce à ce dépistage et avec un taux de participation de la population de 50%, on peut atteindre une réduction de 15 à 20% de la mortalité liée à ce cancer.
C'est donc tout l'enjeu d'une campagne de communication nationale que d'encourager les hommes et les femmes concernés à évoquer le sujet avec leur médecin traitant. C'est en effet à ce dernier que revient le rôle déterminant d'évaluer la conduite à tenir en fonction du niveau de risque ; de remettre si indiqué le test à son patient ; et de lui en expliquer la finalité, le mode d'emploi et la signification du résultat à venir.



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