Les nouveaux chiffres de la dépression en France inquiètent des experts. Entre 5 et 7,8 % des Français auraient déjà été touchés par la dépression, selon les données du bulletin épidémiologique hebdomadaire fournies par l'Institut de veille sanitaire (INVS) . Ce chiffre correspond au nombre de Français touchés par un "épisode de dépression majeur" (EDM). Selon ce même rapport, entre 2,6 et 3,2 % de ces Français auraient une forme sévère de cet épisode.
Un EDM se définie par une période d'au moins 15 jours marquée par de la tristesse ou de la perte d'intérêt. C'est un état de profonde détresse qui dure, se caractérisant par une modification importante de l'humeur, une souffrance parfois insupportable et un ralentissement des gestes de la vie courante. Toutes les activités deviennent pesantes : intense douleur morale, épuisement maximum, envie de rien, goût à rien, dégoût de soi, sidération (on a perdu toute envie de faire quoi que ce soit ou de communiquer avec les autres) ou au contraire agitation (mais sans rien faire de constructif ), instabilité. Risque suicidaire. Il s’agit en général d’une dépression endogène dite "mélancolique" aux facteurs biologiques prédominants.
En effet, ces dépressions profondes, intenses, avec perte d'élan vital, etc, sont aussi qualifiées d'états ou épisodes dépressifs caractérisés.
L'évaluation de cette dépression pose un problème, tant les chiffresvarient selon les outils utilisés et l'intensité des troubles pris en compte. Malgré ces différences, les facteurs associés à l’épisode dépressif majeur restent sensiblement les mêmes dans les deux enquêtes, permettant de cibler les politiques de prévention.
La dépression est plus élevée chez les étudiants de première année que chez les jeunes du même âge, particulièrement chez les filles. Les femmes sont également plus exposées que les hommes. Plus de détails ici




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