L'efficacité de la vaccination obligatoire des ovins et des bovins contre la FCO est remise en cause par des éleveurs qui estiment qu'il n'a pas été testé suffisamment pour une évaluation de ses conséquences sanitaires sur les animaux.
Les éleveurs des ovins et bovins ont l’obligation de vacciner leurs bêtes contre la FCO (Fièvre catarrhale ovine). Certains d'entre eux contestent cette mesure, estimant que "l’élimination du virus de la FCO est impossible".
"Nous sommes contre la vaccination obligatoire. Nous voulons que la liberté de choix des éleveurs soit respectée", martèlent Jean-Louis Cottier et Xavier Vigouroux. Un message bien entendu par une trentaine d’éleveurs présents lors d’une réunion publique, la semaine dernière à l’Immeuble interconsulaire, au Puy-en-Velay. Des éleveurs d’autant plus en colère que cette vaccination entre en pratique à partir du 30 avril… alors qu’elle ne sera plus obligatoire en 2010 !
«Le collectif 43 est un outil pour se faire entendre face à l’administration, cela pour ne pas être pénalisé en fonction de notre positionnement, explique Jean-Louis Cottier. Ces pénalités peuvent aller de la suppression des primes à l’interdiction de commercialiser des animaux.» Toujours selon notre interlocuteur, «la vaccination est inutile pour une maladie non contagieuse, non transmissible à l’homme et peu pathogène pour les sérotypes 8 et 1 actuels et susceptible d’immunité naturelle. Nous choisissons l’immunité naturelle de nos troupeaux. Chacun prend sa responsabilité. C’est l’obligation de vacciner que nous n’acceptons pas.» Au-delà du refus de l’obligation, une orientation est proposée : «Nous devons choisir les moyens et la méthode à mettre en place dans nos élevages. La phytothérapie (traitement de certaines affections par les plantes), permet d’avoir des bêtes en bonne santé, donc plus aptes à la défense naturelle.» Ces méthodes alternatives ont des adeptes qui, officiellement, sont regroupés sous le nom de «GIE zone verte». Il s’agit d’un Groupement d’intérêt économique, des vétérinaires ayant signé le protocole «Zone verte» allant dans le sens du collectif 43.
Communiqué :
Face à la nouvelle pathologie qui touche les troupeaux de bovins, d’ovins et de caprins, dite fièvre catarrhale ovine (FCO), l’UE et l’État français veulent imposer aux éleveurs la vaccination et la désinsectisation de leurs troupeaux.
Cette maladie virale, venue d’Afrique du Sud, transmise par un moucheron, est non contagieuse, non transmissible à l’homme, et relativement peu pathogène pour les troupeaux en bonne santé.
Face à cette nouvelle maladie, installée durablement chez nous à cause des modifications climatiques, seule une immunisation naturelle des troupeaux est à rechercher.
Un élevage respectueux des équilibres biologiques et un accompagnement, en cas de problèmes graves, par des méthodes alternatives, permettent d’y arriver sans trop, voire aucune mortalité.
La vaccination, au-delà des problèmes directs qu’elle provoque pour les animaux vaccinés (perte de production, mortalité, avortement…), empêche la sélection, par les éleveurs, de souches naturellement résistantes.
C’est pourtant ce savoir-faire ancestral de sélection qui a permis l’élevage depuis le Néolithique.
Mais, une fois de plus, contre toute réalité, des méthodes non respectueuses des équilibres biologiques, sont imposées aux éleveurs, par l’industrie, pour son plus grand profit, via les institutions européennes, les États et leurs services vétérinaires.
De l’éradication du varron (parasite cutané des bovins), à la FCO, en passant par le marquage électronique (obligatoire à partir du 31 décembre 2009), les mesures se succédent, réduisant les éleveurs à de simples exécutants, tout choix leur étant refusé.
L’industrialisation de l’agriculture a démontré sa nocivité, les conséquences sur l’environnement et notre santé ne sont plus à démontrer. Il est temps de porter un coup d’arrêt à cette fuite en avant, en refusant ces mesures inutiles et dangeureuses.
Aujourd’hui des collectifs d’éleveurs se constituent un peu partout en France pour organiser ce refus et faire bloc face aux menaces que l’administration ne manque pas d’adresser à ceux qui refusent vaccination et désinsectisation.
Notre fédération appelle les éleveurs à rejoindre ces collectifs et à lutter pour le respect de leurs choix d’éleveurs conscients et responsables. Seule une lutte collective et solidaire peut permettre à chaque éleveur de faire respecter ses choix et empêcher la répression administrative. Visitez ces sites pour en savoir plus: Fédération CNT des travailleurs de la terre de l’environnement et le Collectif 43 pour le libre choix prophylactique de la FCO



0 commentaire
|
Aucun commentaire n'a encore été posté.
