La députée UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, a proposé un amendement au projet de loi "Hôpital, santé, territoire" pour étendre l'utilisation des tickets-restaurant auprès des vendeurs de fruits et légumes. Cette proposition est dénoncée comme étant une "mesure cosmétique" pour une minorité de personnes.
La députée des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, défend son amendement à ll'Assemblée nationale. Elle voudrait permettre aux vendeurs des fruits et légumes d'accepter des tickets-restaurant de leurs clients en réglement de leurs produits. Une mesure saluée par l'Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs qui soutient qu'une telle disposition permettrait aux ménages à faibles revenus de manger davantage de fruits et légumes.
La consommation de fruits a déjà baissé de 17% dans les quarante dernières années, selon l'UNFD, qui précise que le recul des légumes est de 40% sur la même période. Ce syndicat estime pense que cette mesure serait une réponse concrète à la crise que traverse toute la filière des fruits et légumes en France.
La proposition a déjà été adoptée en commission et doit encore l'être au Sénat. L'UNFD affirme que le titre-restaurant serait "un outil politique de santé publique" pouvant "favoriser la consommation de 5 fruits et légumes par jour" comme le demande une publicité.
Pour l'UFC-Que Choisir, cette "mesure cosmétique" ne concerne qu'une petite partie de la population française. Il en faudra davantage pour que les Français changent leurs habitudes alimentaires.



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