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Eléments sur la personnalité : l’«homo-rentièrus»
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Publié le 26/11/2008 09:36 par Q. Oran

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Photo : homo-rentièrus
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Et les fantasmagories que proposent la philosophie classique et l’idéologie religieuse peuvent dès lors être interprétées en tant que travestissement et sublimation de la vie réelle et réaction contre le mouvement qui contrarie le dogme et le défie. Dans cette optique, ce n’est pas la conscience du philosophe, de l’idéologue religieux ou de l’individu noyé dans la masse qui détermine la vie mais c’est la vie réelle qui détermine la conscience. Car «l’essence humaine n’est pas une abstraction inhérente à l’individu isolé. Dans sa réalité elle est l’ensemble des rapport sociaux» (K. Marx, VIème thèse sur Feuerbach).

Lire la première partie

Dans la mesure où elle est appréhendée en tant qu’ensemble de rapport sociaux, l’essence humaine, contrairement à l’essence animale, n’est plus une donnée inscrite dans le patrimoine génétique de l’individu humain saisi en tant que corps organique. L’essence humaine devient de fait un produit de l’activité humaine en tant que cette dernière englobe des forces productives, des rapports sociaux et un patrimoine culturel. En tant que produit historique l’essence de l’individu humain dépasse dès lors le corps organique de l’individu et ne peut se réduire à son corps. De ce fait, le patrimoine biologique de l’individu humain devient inessentiel et second par rapport au patrimoine social qui englobe aussi bien un système de relations sociales qu’un niveau déterminé des forces de la production. Car l’outil utilisé par l’individu humain est non seulement le prolongement de son corps organique mais aussi et surtout le support de sa mémoire en tant qu’individu humain. Et l’outil légué par la génération précédente en tant qu’il s’inscrit dans des rapports sociaux donnés remplace le gène dans le stockage de l’expérience. Ainsi l’activité de l’individu humain s’inscrit au sein d’un patrimoine social (extérieur au corps organique de l’individu) qui lui imprime des limites et matérialise son essence. Cependant, comparées aux limites étroites du corps organique, les limites imposées par le patrimoine social sont indéfiniment extensibles au regard de l’extensibilité du patrimoine social en tant que procès cumulatif. Et l’accumulation du patrimoine social en dehors des individus permet de saisir les limites de son assimilation par chaque individu et d’expliquer la diversité dans le procès d’humanisation de chaque personnalité. L’essence de l’individu humain émerge dès lors en tant que procès extérieur à cet individu en tant que tel. En ce sens l’essence humaine ne se trouve ni dans un « homme en général» ni dans l’«homme parfait» car elle n’a même pas la forme humaine. Elle se trouve de fait excentrée par rapport à l’individu humain (L. Sève).

Et c’est en fait l’«excentricité» de l’essence humaine qui sert de base objective aux divers discours métaphysiques, i. e. la philosophie classique et le discours religieux. Car si la substance objective qui apparaît sous forme de forces productives, de rapports de production, de systèmes de pensée etc.. est indépendante de la volonté et de la conscience des individus particuliers bien qu’elle n’existe que par leur activité alors elle (la substance objective) peut être appréhendée en tant que force supra-humaine. En effet elle peut représenter l’éternité de l’homme face à la finitude de la vie individuelle. En d’autres termes la substitution du sujet par l’objet, forme fondamentale de la mystification historique, est à la base de toutes les dérives métaphysiques. Cependant ces dérives métaphysiques demeurent à l’état de dérives pour autant qu’elles reposent sur le postulat que le destin de l’homme est infailliblement fixé par une force supra-humaine (la Providence ou l’Absolu ou l’Esprit ou la Raison ou le Mektoub ou la «main invisible» ou la mondialisation, etc.), l’action non prévisible de cette dernière donnant un sens à l’histoire chaotique.          Or l’histoire est faîte par les hommes et l’histoire n’est pas rationnellement prédéterminée mais devient rationnelle grâce à la praxis des hommes. En fait dans l’histoire l’homme se réalise lui-même et dans l’histoire seulement l’homme s’humanise. Enfin l’humanisation de l’homme demeure à priori sans fin. La base de la personnalité n’est donc pas une personnalité de base figée et inerte comme le suggèrent le philosophe classique et l’idéologue religieux. Ces derniers, en dépouillant la personnalité humaine de sa dimension socio-historique, confrontent l’échec dans toutes leurs élucubrations car la personnalité de base à laquelle ils se réfèrent n’est en réalité qu’une «image instantanée» historiquement déterminée. L’homme de J. Bentham, n’est il pas la généralisation des caractéristiques de l’épicier anglais du 18ème siècle ?  L’homo-oeconomicus de l’économie vulgaire n’est il pas une réalité au sein du système capitaliste et une fiction en dehors de ce système historiquement déterminé ? Enfin l’homo-islamicus est il un être humain en devenir ou un ange a-historique qui se meut en dehors de rapports sociaux ?


De la «personnalité algérienne» en particulier

 

Si la base de la personnalité en général n’est pas une personnalité de base en particulier, la base de la personnalité algérienne (en supposant que les algériens ne soient pas des extra-terrestres) ne peut être non plus une personnalité de base. Et cette recherche pathologique et cette mise en avant d’une personnalité algérienne prônée par l’idéologue (religieux ou autre) de service ne peut aboutir que dans un cul de sac. Car la personnalité algérienne telle que comprise par l’idéologue de service n’existe que dans sa cervelle. Si la notion de personnalité de base (ou de nature humaine) constitue un mythe et une mystification dans son rapport avec l’appréhension de l’être de l’homme en devenir, la notion de personnalité algérienne en tant qu’abcès de fixation relève fondamentalement de la myopie théorique caractéristique d’une pensée archaïque, i.e. pré-capitaliste. Et cette pensée archaïque qui caractérise en général la personnalité algérienne du moment révèle en fait l’existence de rapports sociaux archaïques. Si, à l’heure ou certaines nations s’apprêtent à atterrir (ammarsir ?) sur Mars, l’algérien du moment continue à s’interroger sur le sexe des anges, sur les vertus curatives d’un crachat ou sur les bienfaits (pour qui ? ?) d’une amnésie générale etc.., c’est essentiellement parce que l’algérien du moment n’a pas d’emprise sur le procès de son histoire en général et sur le procès de production de sa vie immédiate en particulier. Et c’est parce qu’il consomme beaucoup (grâce à la rente pétrolière) et produit peu que l’algérien du moment constitue un terrain propice au prêt à porter (Avant-hier le socialisme spécifique était la solution, hier l’islamisme spécifique aurait pu être la solution et aujourd’hui le néolibéralisme spécifique est la solution ! ! ! Que réserve demain aux algériens ? ?)

Et c’est parce que les relations sociales dominantes s’inscrivent sur une base rentière que les algériens du moment présentent en général comme caractéristique première une personnalité de rentier. En effet l’économie rentière est un système et un déterminisme de rapports qui transforment et reproduisent sans cesse l’individu algérien en tant qu’individu rentier. Et l’individu rentier n’est « actif » dans l’économie rentière que dans la mesure où la logique rentière est active dans l’individu. En fait la question appropriée n’est pas : « qu’est ce que l’algérien ou qu’est ce que la personnalité algérienne ? », question qui peut avoir autant de réponses qu’il y a d’individus algériens. Mais la question pertinente peut être formulée comme suit : quelles doivent être les propriétés de l’individu algérien pour que le système des rapports de distribution rentiers puisse être mis en mouvement, se reproduire et projeter l’image d’un système «normal» ? La réalité de l’algérien du moment transparaît dès lors pour autant qu’il exhibe des capacités (le trafic, le trabendo, la magouille, le vol (légal ?) généralisé..), des talents (la débrouillardise pour contourner la loi, le comportement de la girouette, l’à-plat-ventrisme, le beni-ouiouisme..) et des tendances (l’attente du messie pour le sauvetage général, le culte des apparences qui cachent l’être minable, les tartufferies..). Sans ces attributs l’individu algérien n’est rien, i. e. il est en dehors du système et est de ce fait irréel. La personnalité du rentier (la spécificité de la personnalité algérienne ? ?), comme mode d’existence de l’individu algérien, est alors exhibée par la mise en exergue de ces qualités fondamentales. Et ces qualités fondamentales constituent l’essence de l’algérien du moment pour autant qu’elles sont des conditions nécessaires à la reproduction du système de distribution rentier.

Dans ce contexte certains idéologues ne cessent de dénoncer ces attributs fondamentaux en tant que fléaux en comparant l’attitude des algériens du moment avec l’attitude de leur «homme parfait». Et les algériens du moment continuent à se comporter en rentiers pour autant que la rente demeure le rapport social dominant du moment.

Ainsi l’échange de marchandises (produites ailleurs) et de services constitue l’activité dominante qui réduit la production à un phénomène secondaire et à la limite inessentielle. Et l’algérien qui travaille et produit est en général considéré comme un individu anormal (une non-personnalité), un imbécile notoire en définitive.

Le dilemme qui se pose ainsi aux algériens qui n’ont pas de personnalité au sein du système de distribution rentier (i. e. ceux qui produisent de la valeur à contre courant de la logique du système) est donc de mettre en place les conditions de leur domination puis de leur hégémonie sur la formation sociale algérienne par la ré-intégration de cette dernière dans l’histoire. Et cette ré-intégration ne peut s’effectuer que par l’assimilation des aspects positifs et négatifs du patrimoine humain à l’échelle mondiale. L’option contraire, i. e le statu quo actuel, peut de fait signifier la disparition progressive des algériens en tant qu’être humains. Car la logique rentière tend à réduire les individus algériens à des bêtes de somme et/ou à des tubes digestifs ambulants consommant pour un temps la rente pétrolière. A la limite il ne s’agit pas réellement d’un choix sauf à considérer que le suicide constitue une alternative viable. Car la deuxième option (i. e. celle du statu quo) signifiera une régression vers l’archaïsme au niveau de la société et un retour vers l’animalité au niveau des individus. En effet la spécificité de l’être humain réside dans sa capacité à refouler ses pulsions animales et à insérer entre celles-ci et leur satisfaction un terme médiateur qui n’est autre que le travail ( le travail est ici défini au sens du matérialisme dialectique, i. e. en tant que procès ou faire qui réalise d’une manière déterminée l’unité de l’homme et de la nature en les transformant tous deux). Le travail, en tant que médiateur, permet ainsi de métamorphoser l’instinct animal en désir humain. Et dans l’acte même de la médiation où l’humain naît de l’animalité et le désir humain de l’instinct animal s’élabore la tridimensionnalité du temps humain. Car seule une créature qui surmonte par le travail le nihilisme de l’instinct animal peut découvrir l’avenir comme dimension de son être et faire de son présent une fonction de son avenir (K. Kosik).

Or le rentier, qu’il soit prédateur (celui qui se sert directement en plongeant sa louche dans la marmite) ou tube digestif ambulant (celui qui reçoit des miettes de rente de la part du premier), ne connaît pas le travail et ne peut point découvrir la tridimensionnalité du temps comme dimension de l’être de l’homme. Le présent du rentier n’est pas fonction de son avenir et par conséquent le temps du rentier est monodimensionnel au même titre que le temps de l’animal. Le rentier, qu’il soit prédateur ou tube digestif ambulant, ne connaît que le présent et n’a quasiment pas de soucis (au sens de transposition subjective de la réalité de l’homme en tant que sujet objectif) car le prédateur et le tube digestif ambulant ne sont pas des sujets objectifs puisqu’ils ne produisent pas de manière pratico-objective le monde historique. Ils sont donc incapables de réaliser que la consommation est un moment de la production et que sans production ils se retrouvent en pleine jungle en compagnie de leurs proches cousins. Le rentier ne crée pas et ne façonne pas l’histoire, il n’est donc pas un être humain mais un fossile vivant. En outre la monodimensionnalité du temps du rentier (qu’il soit prédateur ou tube digestif ambulant) implique que ce dernier n’a point de passé. Par conséquent le rentier n’a pas d’histoire et le vécu du rentier se réduit à un point qui désigne aussi bien le début que la fin absolus. Dès lors le rentier appréhende l’idéologie archaïque qui sert de superstructure au système rentier comme un ensemble de « constantes nationales » intouchables. Et la constante des constantes n’est autre que l’infantilisation de la femme. Car l’infantilisation de la femme est une nécessité socio-historique dans la mesure où son statut d’être inférieur permet d’asseoir et de justifier l’infantilisation des tubes digestifs ambulants masculins. En effet lorsque ces derniers affrontent le mépris ou se font battre par des prédateurs, ils ont toujours l’opportunité de mépriser ou de battre leurs femmes respectives (et les femmes en général) ou leurs chiens. Alors ils auront d’une part l’illusion d’être des «hommes» et se sentiront d’autre part moins seuls dans leur statut de «moins que rien». Et Le tube digestif ambulant ne pensera pas à la révolution puisque son statut de «moins que rien» lui semblera faire partie de l’ordre naturel des choses au même titre que le statut de la femme. Enfin la dialectique du maître et de l’esclave est absente de la relation entre le prédateur et le tube digestif ambulant. Car l’homme qui choisit l’esclavage plutôt que la mort et l’homme qui agit pour être reconnu comme maître sont des hommes qui connaissent déjà le temps (K. Kosik). Ils acceptent ainsi leurs sorts parce qu’ils choisissent et façonnent le présent en fonction de l’avenir. Et l’esclave peut suivre un chemin ouvrant vers la liberté à partir du moment où l’esclave n’est pas seul, que les esclaves sont solidaires et qu’ils réalisent que leur travail est en rapport et en opposition avec le non-travail du maître. Ce rapport objectif permet alors la confrontation qui peut déboucher à terme sur la révolution. La tridimensionnalité du temps de l’esclave et du maître permet ainsi d’envisager la création d’une nouvelle réalité objective à travers la révolution.

Le tube digestif ambulant et le prédateur ne forment, par contre, pas une unité de contraire. Par conséquent, face à la dégradation de ses conditions de vie, le tube digestif ambulant peut se révolter à travers des sautes d’humeur, des émeutes ou en battant sa femme (le tube digestif ambulant ne comprend pas la réalité parce qu’il ne la façonne pas) mais il ne peut envisager la révolution car cette dernière exige la conscience de la tridimensionnalité du temps, ce dont le tube digestif ambulant (au même titre que le prédateur) est dépourvu puisqu’il n’a pas de futur. Et l’idéologue de service continuera à pavoiser sur la nécessité de défendre la personnalité nationale, les constantes nationales et d’autres machins nationaux. Et le tube digestif ambulant ne pourra pas réaliser que l’idéologue de service défend de fait les intérêts d’un système qui a besoin d’infra-humains pour se renouveler à l’identique, que l’idéologue de service défend de fait des attributs qui sont plutôt l’apanage de fossiles vivants.

La première option en revanche pose dans toute son acuité la nécessité de retrouver la tridimensionnalité du temps humain en surmontant le niveau de l’activité instinctive et en atteignant le niveau de l’action exclusivement humaine par le repositionnement du travail comme médiateur dans l’humanisation de l’être de l’homme. La nécessaire adéquation de la personnalité algérienne du moment et des rapports sociaux qui dominent à l’échelle mondiale ne peut donc s’effectuer que par un travail de sape à même de détruire aussi bien l’infrastructure que la superstructure du système de distribution rentier. Ce dernier fera alors place au système capitaliste dans la mesure où ce dernier est le mode de production révolutionnaire du moment. Et l’algérien ne se réalisera en tant qu’être humain qu’en tant qu’il assimilera le patrimoine humain cumulé à travers l’histoire et matérialisé, au stade actuel du développement historique, au sein des formations sociales capitalistes développées.

Car, au stade actuel du développement historique, c’est au sein des formations sociales capitalistes développées que se développent les forces productives (l’homme étant la première force productive). En effet la production fondée sur le capital crée les conditions de développement de toutes les propriétés de l’homme social, d’un individu ayant le maximum de besoins et donc riche des qualités les plus diverses (K. Marx). Comparé aux modes de production antérieurs le mode de production capitaliste a été et demeure encore le mode de production le plus révolutionnaire de l’histoire. De par sa logique, le mode de production capitaliste crée néanmoins des barrières à l’assimilation du patrimoine social par la majorité (le rapport du travail salarié au capital constituant la forme extrême de l’aliénation). Et ceci constitue le prix à payer car le développement supérieur de l’individu ne s’achète que par un procès historique où les individus sont sacrifiés (K. Marx).         Et ce sacrifice s’avère nécessaire car le mode de production capitaliste continue à assurer le développement des forces productives à l’échelle mondiale et ne pourra donc pas être dépassé dans le futur prévisible. Et c’est au sein des formations sociales capitalistes avancées que l’individu humain s’individualise en se socialisant grâce à la division du travail (l’individu humain n’est plus socialement rivé à un travail particulier, à un maître ou à un prédateur), que l’individu humain devient citoyen quel que soit son sexe (la valeur de la marchandise ne dépendant pas de sa forme phénoménale, le capital est indifférent au sexe de la force de travail) et que l’individu humain devient plus humain (grâce à la liberté relative que consacre l’idéologie bourgeoise) quoi qu’en disent les idéologues de l’archaïsme (i. e. les idéologues du système rentier). Et au regard de l’immensité du patrimoine social chaque individu s’humanise d’une manière particulière et développe sa propre personnalité.

A ce stade, la voie pour la mise en correspondance de la personnalité algérienne avec les rapports sociaux dominants du moment suppose la domination puis l’hégémonie (dans le sens de Gramsci) du mode de production capitaliste au sein de la formation sociale algérienne. L’hégémonie du mode de production capitaliste ne découle cependant pas d’une adhésion sans questionnement au programme néolibéral dominant du moment. Car ce programme est essentiellement l’idéologie du capital financier international lequel n’a pas pour objectif premier de développer les forces productives mais agit pour répondre avant tout aux intérêts des détenteurs de capitaux (actionnaires, banques, etc.). L’hégémonie du mode de production capitaliste à l’échelle locale suppose donc aussi bien la destruction du système de distribution rentier que la remise en cause du programme néolibéral qui risquent de réduire la formation sociale algérienne à un immense tube digestif croulant sous le poids d’une foultitude de parasites. La dynamique du mode de production capitaliste à l’échelle locale enclenchera alors le processus d’humanisation des pseudo humains que sont les algériens du moment. La personnalité algérienne (la soi disant personnalité arabo-islamo-amazigh de l’algérien) se verra dès lors relativisée en tant que produit de rapport sociaux archaïques et appréhendée en tant que pure illusion dont le dépassement permettra à la formation sociale algérienne de réintégrer l’histoire. Enfin les billevesées sur la personnalité nationale, les constantes nationales, l’identité nationale... et autres balivernes retrouveront leur juste place, i. e. les poubelles de l’histoire (le musée étant un endroit trop noble pour les fumisteries).

Lire la première partie

Rachid Bendib, Département d’économie, Université de Annaba 

Références :

1- Engels, F., Ludwig Feuerbach et la Fin de la Philosophie

Classique Allemande, Editions Sociales, Paris, 1966.

2- Kosik, K. , la Dialectique du Concret, les Editions de la Passion, Paris, 1988.

(Le quotidien d'Oran)

 
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