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Episodes dépressifs : près de 8% de Français touchés
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Publié le 23/09/2008 19:35 par Angela Canberra

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Photo : Dépression
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            (Continentalnews)

Les épisodes dépressifs majeurs, deux semaines de tristesse d'affilée, concerneraient tout d'abord les femmes, selon deux études publiées au BEH.

Selon deux études publiées par l'Institut de veille sanitaire (InVS) au BEH, 5 à 8% des Français auraient déjà souffert d'épisodes dépressifs majeurs (EDM). 

Selon les critères du DSM-IV, une personne souffrant du trouble dépressif majeur doit présenter au minimum 5 des 9 symptômes suivants pour une durée d'au moins deux semaines, la plupart du temps, entrainant un changement dans le mode de fonctionnement habituel. Au moins l'un de ces deux critères doit être présent : Humeur triste, Anhédonie.

- Humeur triste (dépressive): décrite comme plus intense que la douleur d'un deuil. Le malade est sans joie et opprimé, parfois il est incapable de percevoir tout sentiment. En général l'humeur est au pire le matin. Chez les enfants et adolescents, cela peut se manifester par une irritabilité accrue.
- Anhédonie : diminution du plaisir ou de l'intérêt pour toutes activités, y compris celles qui procurent du plaisir habituellement. Les habitudes se modifient, les passe-temps sont délaissés, tout semble monotone et vide, y compris les activités habituellement gratifiantes.
- Modification involontaire du poids : prise ou perte de 5% ou plus du poids habituel en un mois. Éventuellement, modification récente de l'appétit
- Troubles du sommeil : diminution (insomnie) ou augmentation (hypersomnie) du temps de sommeil
- Troubles de la concentration ou du processus de prise de décision
- Troubles du comportement : agitation ou ralentissement (bradypsychie) rapportée par l'entourage.
- Asthénie : sensation de fatigue ou de diminution d'énergie
- Sentiments de culpabilité hypertrophiés, souvent injustifiés et liés à l'auto-dépréciation du patient.
- Idées noires : volonté de mourir, idées suicidaires actives, avec ou sans plan spécifique, finalement tentative de suicide.

Facteurs de risque des épisodes dépressifs en population générale

Cette étude se fonde sur trois enquêtes en population générale qui proposent chacune un outil de caractérisation de l’épisode dépressif.

Deux de ces outils relèvent d’une approche catégorielle (systèmes diagnostiques du DSM-IV et de la CIM 10) et l’autre d’une approche dimensionnelle.

Malgré ces différences de définition et de questionnaire, les corrélations entre caractéristiques sociodémographiques et épisode dépressif sont souvent du même ordre. Ainsi, les femmes présentent, toutes choses égales par ailleurs, entre 1,5 et 2 fois plus de risques de vivre un épisode dépressif que les hommes.

Les troubles dépressifs apparaissent également étroitement liés à la situation conjugale (vie maritale, vie en couple, célibat) et notamment au fait d’avoir vécu ou non une rupture (divorce, séparation ou décès du conjoint).

Il en est de même pour la situation professionnelle : les chômeurs déclarent un épisode dépressif entre 1,4 et 2,1 fois plus souvent que les actifs occupés. Par ailleurs, deux enquêtes mettent en évidence une corrélation négative entre niveau d’étude et risque d’épisode dépressif.

Enfin, de façon moins nette, l’âge semble avoir un impact sur ces risques, les 60-75 ans présentant une « dépressivité » moindre toutes choses égales par ailleurs.(DREES)

 

 
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