Après un mois de formation, quelques 82 jeunes pair-éducateurs ont reçu leurs diplômes samedi dernier à Libreville, au Gabon. Ils ont promis de s'engager sérieusement dans la sensibilisation contre le Sida et les maladies sexuellement transmissibles. Selon les chiffres communiqués par notre partenaire Infos Plus Gabon, la séroprévalence nationale moyenne estimée officiellement à 8,1% au Gabon, vient d’atteindre 9% dans la deuxième ville du Gabon, Port-Gentil.
Les jeunes Gabonais prennent l'engagement de sensibiliser leurs camarades contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles.
L’augmentation du taux de prévalence national est passée de 1,8% en 1996 à 8% en 2002 puis à 8,1% en 2006.
Mme Lamou a suggéré aux Organisations non gouvernementales (ONG) et aux associations engagées dans la lutte contre le Sida dans cette ville, « de s’armer de volonté et de créativité ».
"Malgré l’ouverture le 1er juillet 2004 d’un Centre de traitement ambulatoire (CTA) à Port-Gentil, capitale économique du Gabon, l’augmentation du taux de prévalence a atteint 9,1%", a déploré Mme Lamou.
A Port-Gentil, deuxième ville du pays avec 110 000 habitants, le VIH/SIDA contribue à aggraver la pauvreté par ses effets sur les coûts élevés des soins, la baisse du revenu des malades, l’accroissement du taux de dépendance et la baisse de la productivité du travail.
Jusqu’à présent, les chiffres publiés par le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS) ne prenaient en compte que la situation épidémiologique des neuf provinces du pays, notamment de la capitale Libreville où vit plus de la moitié de la population gabonaise estimée à 1,4 million d’habitants. Officiellement, le taux moyen de prévalence au Gabon est de à 8,1%.
Selon le PNLS, sur 4237 tests effectués au Centre de traitement ambulatoire de la vile de Port-Gentil, 1117 se sont révélés positifs. Le centre a déjà reçu 716 hospitalisations alors qu’il est signalé 121 décès du Sida connus.
Dans le lot des séropositifs, on enregistre 384 hommes et 733 femmes. Le sida a déjà occasionné la mort de 4000 personnes connues et contraint 12 000 orphelins pris en charge par l’Etat gabonais et des ONG gabonaises.
Les traitements ARV coûtent à présent entre quatre et 10 dollars par mois, contre 800 à 1 000 dollars avant avril 2003. Moins de 6100 personnes sont suivies médicalement et 2 200 reçoivent un traitement antirétroviral dans les centres agréés installés sur le territoire national.
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