A la une de l'actualité RSS
 


Actualité Santé
Grossesse : un moment privilégié pour arrêter de fumer ?
  0 commentaire  |   Articles du même auteur  |   Envoyer à un ami  |   Imprimer l'article
Publié le 02/04/2009 19:25 par

Aucun commentaire n'a encore été posté.

 Réagissez maintenant à cet article !
 
Photo : Grossesse
|

Attendre un enfant, ou en avoir le projet, représente pour les femmes et leurs conjoints un moment privilégié pour arrêter de fumer. L’arrêt du tabac permettra à votre enfant de se développer plus harmonieusement et lui évitera de présenter des maladies dues aux toxiques de la fumée de cigarette.

Si vous pouvez arrêter de fumer seule vous pouvez aussi demander conseil auprès des professionnels de santé. La clinique la Concorde adhère en effet au label « Maternité sans tabac ».

"Maternité sans Tabac"

Les actions concrètes susceptibles de rendre efficaces la prévention et la prise en charge du tabagisme pendant la grossesse passent par la mise en oeuvre des recommandations de la conférence de consensus "Grossesse et tabac".
Les données des dernières études toxicologiques montrent qu’il n'est plus possible de tenir un discours "médical" permettant aux femmes enceintes de "fumer cinq cigarettes par jour maximum" : l'objectif est une maternité sans tabac. Chaque soignant doit apporter l'aide médicale adaptée permettant à chaque fumeuse d'arrêter de fumer. Des informations relatives au tabagisme actif et passif vous seront fournies à chaque étape de votre grossesse et de votre allaitement.
La quantification de votre intoxication grâce à la mesure du monoxyde de carbone (CO), vous sera proposée à la Clinique la Concorde. Nous pourrons aussi mesurer le taux de monoxyde de carbone de votre bébé. Celle-ci peut être intégrée aux soins quels qu'ils soient : consultation prénatale, échographie, séances de préparation à la naissance, hospitalisation pour complications de la grossesse, accouchement, suites de couches, allaitement maternel, aussi n’hésitez pas à la demander si vous souhaiter évaluer votre progression. Cette mesure peut aussi vous aider à prendre conscience de la réalité et des effets délétères du tabagisme passif. Elle est autant une démarche motivationnelle pour les mères et les pères qu'un outil diagnostique pour les professionnels de la périnatalité.
Des aides à l’arrêt peuvent vous être proposées au sein de la clinique (substituts nicotiniques, documentations, liste des consultations de tabacologie).

Quelques données sur les risques du tabagisme

Quelques données sur les risques du tabagisme :
En France, en 30 ans, le taux de fumeuses enceintes a presque triplé, passant de 10 % à 28 %. Et on observe une augmentation préoccupante de l'hypotrophie et de la prématurité depuis une vingtaine d'années : la prématurité grave a presque doublé, l'hypotrophie sévère (nouveau-nés de poids inférieur à 1 000 g) a triplé. Or ces deux pathologies sont liées en grande partie à l'augmentation très importante de la prévalence des fumeuses enceintes.
Toutes les études disponibles ont clairement montré que le tabagisme a des effets délétères non seulement pendant la grossesse, mais aussi avant et après :
Le tabagisme diminue la fertilité, en reproduction naturelle comme en assistance médicale à la procréation. Le tabagisme augmente le risque de grossesse extra-utérine qui reste la première cause de mortalité maternelle dans les trois premiers mois de grossesse. Les fumeuses ont deux fois plus de risque de faire une fausse-couche que les non-fumeuses.
Les fumeuses présentent un risque d'insertion basse du placenta augmenté de 40 à 90 %. Au moins un hématome rétroplacentaire sur 5 est directement attribuable au tabagisme. Les fumeuses augmentent considérablement le risque de récidive d'hématome rétroplacentaire si elles n'arrêtent pas de fumer à la grossesse suivante.
Le tabagisme maternel en entraînant notamment une diminution de l'oxygénation foetale est parmi les facteurs de risque reconnus de retard de croissance intra-utérin (RCIU) le plus important. Parmi les interventions éventuellement bénéfiques, la plus indiscutable pour corriger le RCIU est d'aider les mères à arrêter de fumer. Il s'agit d'un enjeu de santé publique prioritaire parce que le RCIU est le principal facteur associé de mortalité et de morbidité aussi bien périnatales qu'infantiles. La diminution du poids de naissance est directement dose dépendante du taux de CO maternel expiré.

Le tabagisme multiplie par deux le risque d'accouchement prématuré et par trois celui de rupture prématurée des membranes avant 32 semaines d'aménorrhée. Cette conséquence explique au moins partiellement que, malgré l'amélioration des conditions de la surveillance prénatale, le taux de prématurité loin de diminuer, continue d'augmenter en France (5,6 % en 1981, 5,9 % en 1995, 7,1 % en 2003), tandis que le taux des grands prématurés, est passé de 1,1 % en 1981 à 1,6 % en 2003. Pour en savoir plus : http://www.hopitalsanstabac.org et http://www.polycliniquelaconcorde.fr

 
Vous avez une info, un scoop, une image, une vidéo ? Inscrivez-vous pour publier sur www.continentalnews.fr
Commentaires sur cet article (0)
Aucun commentaire actuellement.


Soumettre un commentaire sur cet article
Vous devez être identifié à Continental News pour poster des commentaires. Cliquez ici pour vous inscrire.

Continental News | Contactez-nous | Conditions générales d’utilisation | Annoncer sur notre site