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Hépatite B: Le Vaccin Engerix B est-il dangereux ?
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Publié le 26/09/2008 21:13 par Angela Canberra

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Photo : Santé
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            (Continentalnews)

Engerix B est l'un des meilleurs vaccins contre l'hépatite B. Une étude scientifique vient de révéler qu'il augmenterait chez l'enfant les risques de développer une sclérose en plaques après trois ans. Le ministère de la santé demande une expertise pour évaluer le sérieux de cette étude.

Depuis un quart de siècle, on peut éviter l’infection par le virus de l’Hépatite B grâce à un vaccin. Certes, le vaccin ne guérit pas les porteurs chroniques, mais il est efficace de 90 à 95% pour prévenir l'apparition de cet état.

L'un des principaux vaccins est l'Engerix B. Il contient l’antigène HBs purifié obtenu par clonage et expression du gène viral dans les cellules de levure Saccharomyces cerevisiae. Il existe deux présentations de ce vaccin : Engerix B20 pour l’adulte et Engerix B10 pour le nourrisson et l’enfant de moins de 15 ans. C'est ce second vaccin qui est mis en cause dans une récente étude

L’OMS a convaincu beaucoup de pays d'ajouters le vaccin contre l’hépatite B à leur programme national de vaccination. Si cette étude venait à être confirmée, ce sera un véritable coup dur pour le monde médical.

Hépatite B

 L’hépatite B est une infection du foie potentiellement mortelle provoquée par le virus de l’hépatite B. C’est un problème majeur de santé à l’échelle mondiale et la forme la plus grave des hépatites virales. Elle peut entraîner une maladie chronique du foie et expose les sujets atteints à un risque élevé de décès par cirrhose ou cancer du foie.

On estime à deux milliards le nombre de personnes infectées par le virus de l’hépatite B (HBV) et plus de 350 millions ont des infections chroniques (de longue durée).

On dispose d’un vaccin depuis 1982. Ce vaccin est efficace à 95% pour éviter l’infection par le HBV et ses conséquences chroniques et il a été le premier vaccin contre l’un des cancers majeurs de l’homme.

Symptômes

Le virus de l’hépatite B peut être à l’origine d’une maladie aiguë dont les symptômes se prolongent pendant plusieurs semaines: jaunissement de la peau et des yeux (ictère), urines foncées, asthénie extrême, nausées, vomissements et douleurs abdominales. Il faut parfois plusieurs mois, voire une année, pour s’en remettre. Le virus de l’hépatite B peut également provoquer une infection chronique du foie qui évolue à un stade ultérieur vers la cirrhose ou le cancer.

Quelles sont les personnes les plus exposées au risque de devenir porteurs chroniques?

La probabilité qu’une infection par le virus de l’hépatite B devienne chronique dépend de l’âge à laquelle l’infection a lieu, les enfants infectés jeunes ayant la probabilité la plus grande de devenir des porteurs chroniques. Environ 90% des nourrissons infectés pendant la première année de vie développent une infection chronique ; entre un et quatre ans, cette proportion tombe entre 30 et 50%. Le risque de décès par cirrhose ou cancer du voie dus au virus de l’hépatite B est approximativement de 25% si l’infection a eu lieu pendant l’enfance.

Environ 90% des adultes en bonne santé infectés par le virus de l’hépatite B guérissent et se débarrassent complètement du virus en 6 mois.

Où l’hépatite B est-elle la plus fréquente?

Elle est endémique en Chine et dans d’autres régions d’Asie où les porteurs chroniques représentent 8 à 10% de la population adulte. La plupart des personnes infectées l’ont été pendant l’enfance. On observe aussi des taux élevés d’infections chroniques dans l’Amazone et dans le sud de l’Europe centrale et orientale. Au Moyen-Orient et dans le sous-continent indien, les porteurs chroniques représentent 2 à 5% de la population selon les estimations. En Europe occidentale et en Amérique du nord, cette proportion tombe à moins de 1%.

Transmission

L’hépatite B se transmet par contact avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée (sperme ou sécrétions vaginales). Le mode de transmission est le même que celui du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) mais le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux. À la différence du VIH, il peut survivre pendant au moins 7 jours à l’extérieur de l’organisme. Pendant toute cette période, il peut provoquer une infection s’il pénètre dans l’organisme d’une personne indemne.

Les voies de transmission courantes dans les pays en développement sont les suivantes:

    * périnatale (de la mère à l’enfant pendant l’accouchement);
    * infections dans la petite enfance (infection asymptomatique due au contact étroit avec des proches infectés)
    * injections à risque;
    * transfusions sanguines;
    * rapports sexuels.

Dans de nombreux pays développés (en Europe occidentale et en Amérique du Nord par exemple), les modalités de transmission diffèrent de celles que nous venons de mentionner. De nos jours et dans ces pays, la transmission survient surtout au début de l’âge adulte, lors des rapports sexuels ou de la consommation de drogues injectables. Le virus de l’hépatite B représente un risque majeur d’infection des personnels de santé.

Le virus ne peut être transmis par de l’eau ou des aliments contaminés, ni par simple contact sur les lieux de travail.

La durée d’incubation est de 90 jours en moyenne, mais va de 30 à 180 jours environ. On peut détecter le virus de 30 à 60 jours après la contamination et il persiste dans l’organisme pendant des périodes pouvant varier considérablement.

Traitement

Il n’existe pas de traitement spécifique. Les soins visent à préserver le confort du patient et l’équilibre nutritionnel, avec notamment la substitution liquidienne en cas de vomissements et de diarrhées.

On peut traiter l’hépatite B chronique à l’aide de médicaments, dont l’interféron et des médicaments antiviraux, utiles dans certains cas. Le traitement peut coûter des milliers de dollars par an et il n’est pas disponible pour la plupart des patients dans les pays en développement.

Le cancer du foie est presque toujours mortel et il apparaît souvent au moment où les patients sont au stade le plus productif de leur vie et ont des responsabilités familiales. Dans les pays en développement, la plupart en meurt en quelques mois après le diagnostic. Dans les pays à revenu élevé, la chirurgie et la chimiothérapie peuvent prolonger la vie de quelques années dans certains cas.

Les patients atteints de cirrhose reçoivent parfois des greffes du foie, avec un succès variable.

Prévention

Il faudrait administrer le vaccin contre l’hépatite B à tous les nourrissons: c’est le fondement de la prévention.

On peut l’administrer en trois ou quatre doses, dans le cadre des calendriers de vaccination systématique en vigueur. Dans les régions où il y a fréquemment transmission de la mère à l’enfant, la première dose doit être administrée le plus tôt possible après la naissance (c’est-à-dire dans les 24 heures).

La vaccination complète induit une concentration protectrice en anticorps chez plus de 95 % des nourrissons, des enfants et des jeunes adultes. Après l’âge de 40 ans, la protection induite par la vaccination primaire passe en dessous de 90%. À 60 ans, seuls 65 à 75% des sujets vaccinés conservent une concentration suffisante en anticorps. La protection dure au moins 20 ans et devrait se maintenir toute la vie.

Il convient de vacciner tous les enfants et les adolescents de moins de 18 ans qui ne l’ont pas encore été. Il faut également vacciner les personnes appartenant à des groupes exposés à un risque élevé comme:

    * les personnes ayant un comportement sexuel à risque;
    * les partenaires et personnes vivant sous le même toit que des personnes infectées par le virus de l’hépatite B;
    * les consommateurs de drogues injectables;
    * les personnes qui ont besoin fréquemment de transfusions ou de produits sanguins;
    * les receveurs de transplantations d’organes;
    * les personnes exposées à un risque professionnel, dont les personnels de santé;
    * les voyageurs se rendant dans des pays où il y a un taux élevé d’infection par le virus de l’hépatite B.

Le vaccin est extrêmement sûr et efficace. Depuis 1982, plus d’un milliard de doses ont été administrées dans le monde. Dans bien des pays où 8 à 15% des enfants devenaient des porteurs chroniques, la vaccination a permis de ramener cette proportion à moins de 1%.

En décembre 2006, 164 pays vaccinaient les nourrissons contre l’hépatite B dans le cadre de leurs programmes nationaux de vaccination, soit une augmentation substantielle de la couverture par rapport aux 31 pays en 1992, date à laquelle l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté une résolution préconisant la vaccination contre l’hépatite B dans le monde entier.

 
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