La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui était jeudi dans le Jura, a participé dimanche à une "marche nordique" au Parc de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, à l’occasion de la 15e Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, une affection qui touche 24 millions de personnes à travers le monde, dont 800 000 en France (environ 10.000 nouveaux malades, chaque année, âgés de moins de 60 ans).

Les parcours solidaires, ouverts à tous, permettent aux participents de s'initier à la marche nordique en se proposant 3 parcours adaptés selon le niveau de chacun. Parcours de 10 min, 30 min ou d’une heure (départ commun).

En survêtement olympique et revêtue d’un tee-shirt affirmant "Je marche, je suis solidaire", Roselyne Bachelot, munie de bâtons de marche, était accompagnée de quelques médaillés des jeux de Pékin et du champion d’Europe du 400 m Marc Raquil. L'absence du secrétaire d’Etat aux sports Bernard Laporte s'est faite remarquer.
La marche nordique est une autre conception de la marche, beaucoup plus active.
Le principe de la marche est très simple : Il s’agit d’accentuer le mouvement naturel de balancier des bras pendant la marche, et de propulser le corps vers l’avant à l’aide de deux bâtons qui permettent d’aller plus vite et plus loin. Toute la partie supérieure du corps entre en action pendant la marche, et non seulement les membres inférieurs.
En marche nordique, la dépense d’énergie est accrue, le corps fournit plus d’efforts qu’à la marche traditionnelle, le rythme de la marche est plus rapide et en même temps l’on se sent moins fatigué à la fin ! Comme la technicité est relativement simple, le plaisir de la pratique est présent dés le début, sans phase d’apprentissage fastidieuse.

Plus de 800 000 personnes sont touchées par la maladie d'Alzheimer en France. Roselyne Bachelot a évoqué à cette occasion le plan Alzheimer 2008-2012 lancé en février, dernier. La ministre a fait savoir qu’il devrait "permettre la mise en oeuvre de mesures susceptibles d’améliorer la prise en charge des patients, leur qualité de vie, ainsi que celle de leur entourage".La commission chargée de la préparation du plan est présidée par Joël Ménard, ancien directeur général de la santé. Elle comprend dix membres choisis pour leurs connaissances sur cette maladie. Elle s'appuie sur le travail de huit groupes d'experts. Chaque groupe a son thème spécifique. Les orientations du plan Alzheimer 2008-2012 sont le renforcement de la dimension éthique de la prise en charge de la maladie, le développement de la recherche médicale, la simplification et l'amélioration du parcours du malade et de sa famille, dans toutes ses dimensions, l'amélioration de la prise en charge de l'apparition précoce de la maladie d'Alzheimer (environ 10.000 nouveaux malades, chaque année, âgés de moins de 60 ans).
La ministre a insisté sur les actions de "prévention et d’éducation à la santé" qui permettent "d’améliorer l’espérance de vie sans incapacités". La pratique sportive est un élément fondamental pour Bachelot qui estime que "Sport et santé marchent ensemble dans la même direction". L'activité physique est bonne pour la santé. Mais quels sont exactement ces bienfaits ? Les problèmes de santé peuvent-ils limiter la pratique d'un sport ?
Roselyne Bachelot rappelle que "l’activité physique quotidienne prévient un grand nombre de pathologies : maladies cardiovasculaires, cancer, obésité et aussi ostéo-articulaires et dégénératives, y compris l’arthrose". Les bénéfices de l’activité sportive sont trop nombreux pour être cités de manière exhaustive. On peut noter, entre autres, les effets positifs pour le système cardiovasculaire. Le sport diminue la tension artérielle et les problèmes d’infarctus, en augmentant la force et le fonctionnement du coeur. Au niveau pulmonaire, cela augmente légèrement la capacité pulmonaire et surtout permet une bonne ventilation. La pratique d’une activité physique a également des effets sur le squelette : cela protège notamment contre l’ostéoporose. Cela augmente également la masse musculaire et peut permettre, associé à un régime adapté, de réduire la masse grasse. Cela contribue à prévenir le diabète, en particulier le diabète gras. Le sport maintient et améliore les réflexes, ce qui permet la prévention des chutes chez les sujets âgés.
Un malade, c'est toute une famille qui a besoin d'aide. La famille comprend les enfants, les frères et sœurs, nièces et neveux... En se référant au nombre estimé actuellement de 800 000 malades en France et en considérant une moyenne de 3 cellules familiales autour d'un malade, ce sont plus de 2 400 000 personnes qui sont concernées plus ou moins directement par la maladie d'Alzheimer. C'est un problème majeur de société.
Dans les pays occidentaux, la famille a des ressources limitées en temps pour offrir à la personne malade le soutien dont elle a besoin de façon de plus en plus continue au fur et à mesure de l'évolution de la maladie. Pourtant, dans 70 % des cas, c'est la famille qui prend en charge la personne malade et lui permet de rester à domicile.
On a pris conscience de l'apport considérable de ces aidants "naturels" et les professionnels se rendent compte que l'"Aide aux aidants" est probablement une des manières de répondre à cet énorme défi de santé publique.
Démographiquement, la catégorie d'âge la plus touchée (80 ans et plus) est en train de s'accroître. Il nous faut donc améliorer sans tarder le système des soins offerts aux personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer, et surtout à leurs proches.
Information, formation, groupes d'entraide, possibilités de répit (accueils de jour, ou pour des périodes déterminées) sont les principaux moyens de permettre aux proches de se ressourcer et de faire face à leur tâche avec efficacité et humanité.


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