La "journée mondiale des toilettes" destinée à promouvoir davantage d'hygiène dans les toilettes publiques a lieu ce mercredi. La Croix Rouge rappelle que plus de 30 % de la population mondiale vit sans accès à des installations sanitaires, ce qui a des conséquences dramatiques sur la santé. La Journée mondiale des toilettes a été créée pour attirer l’attention du public sur ce problème. La CRS s’engage pour la construction de latrines dans de nombreux pays.
Une association singapourienne, la World Toilet Organisation (WTO), créée il y a 2 ans, s'est fixée pour but de sensibiliser l'opinion mondiale au problème des toilettes et des normes sanitaires. Elle a marqué le "World Toilet Day" avec un appel à dénoncer les WC mal conçus ou sales. Le groupe (qui compte la British Toilet Association et 17 autres organisations similaires de 13 pays) a dressé une liste des 10 points incontournables permettant de rendre l'utilisation des toilettes plus agréables et donc les "gens plus heureux". Selon le site internet de l'association, une personne moyenne se rend aux toilettes 2.500 fois par an. Ce qui signifie que chacun de nous passe près de trois ans de sa vie aux toilettes!
"Afin de rendre les choses plus agréables, les parents devraient apprendre à leurs enfants à bien viser, les sièges des toilettes devraient être nettoyés avant et après utilisation et les problèmes de chasse d'eau signalés", selon l'association.
Les toilettes japonaises seraient parmi les plus rutilantes au monde, mais celles de Pékin s'amélioraient rapidement dans la perspective des JO de 2008. Singapour détient la palme mondiale des toilettes les plus propres, aidé en partie par les chasses d'eau automatiques et, le cas échéant, les amendes qui sont distribués à ceux qui ne tirent pas la chasse d'eau.
Quelque 2,6 milliards de personnes font leurs besoins dans la nature. Ils n’ont ni toilettes, ni intimité et ont rarement la possibilité de se laver les mains. Ces conditions d’hygiène catastrophiques sont la cause de nombreuses maladies, car si les matières fécales ne sont pas éliminées correctement, elles risquent de contaminer l’eau potable et les aliments. Cela peut provoquer des affections diarrhéiques graves, qui sont la cause de mortalité la plus fréquente chez les enfants de moins de 5 ans.
Dans le cadre de ses activités visant l’amélioration de la santé, la CRS œuvre à la construction de latrines dans différents pays d'Afrique et d'Asie. L'expérience montre toutefois que cela ne suffit pas pour résoudre le problème : ce n’est que lorsque la population concernée comprend l’utilité des latrines qu’elle les utilise. La CRS place donc l’information, ainsi que l’implication des habitants dans la planification, la construction et l’entretien des infrastructures sanitaires, au cœur de son engagement.
Ainsi, plus de 2000 latrines ont été construites au Cambodge en seulement 18 mois et, après une phase initiale empreinte de scepticisme, elles sont désormais régulièrement utilisées. En Inde, la population a également été sensibilisée à ce thème dans le cadre des projets de reconstruction après le tsunami et chaque maison a été dotée d’une latrine. Au Togo, au Soudan ou au Salvador également, la construction de latrines est une part importante de l’action menée par la CRS.
(Continentalnews.fr, avec des informations fournies par la Croix Rouge et WTO)



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