L’écureuil de Corée fait l’objet d’une étude cofinancée par la Région. Malgré son air inoffensif, ce petit rongeur qui envahit peu à peu les forêts franciliennes inquiète les scientifiques et les associations de protection de la nature qui réclament l’interdiction de sa vente.
L’association Natureparif organise une conférence publique à Paris pour fustiger l’écureuil de Corée qui, selon l'ONG, bouleverse l’écosystème.
La Région Ile-de-France cofinance, aux côtés de l’Office national des forêts et du conseil général des Hauts-de-Seine, une étude qui vise à mieux connaître les mœurs et les maladies d’un petit mammifère vendu en animalerie et qui a envahi les forêts franciliennes depuis une vingtaine d’années : l’écureuil de Corée, également appelé tamia de Sibérie.
Cette étude complète un programme de recherche sur cet animal entamé en 2004 pour une durée cinq ans et qui bénéficie, lui aussi, de l’appui financier de la Région – dans le cadre de son aide aux actions de protection des milieux naturels et de la biodiversité. Les travaux déjà entrepris ont notamment permis d’identifier les rythmes d’activité de l’écureuil, ainsi que son domaine vital, son mode de reproduction et son régime alimentaire.
La nouvelle étude porte, quant à elle, sur les maladies dont l’animal est porteur. Et plus particulièrement sur la borréliose, une bactérie responsable chez l’homme d’une maladie infectieuse non contagieuse. Les scientifiques veulent en effet savoir si l’animal en est directement porteur ou s’il l’est indirectement à cause de tiques infectées.
Il s’agit, en outre, de déterminer si l’écureuil a éventuellement contaminé d’autres petits rongeurs. Pour cela, l’étude sera menée aussi bien sur des sites où la présence de l’écureuil est avérée (forêt de Meudon, parc Henri-Sellier, parc de Sceaux, bois de Verneuil-sur-Seine) que sur des sites qu’il n’a pas investis (forêt de Rambouillet, bois de Verrières, bois de la Garenne, bois Notre-Dame).



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