Déjà la 7ème Semaine Nationale de l'Incontinence ? Quand tout va bien, un être humain passe en moyenne 1 à 2 heures par mois, soit un jour par an à uriner… Mais parfois la machine s’emballe ou se bloque, et tout se complique.Des mictions qui deviennent plus fréquentes, ou qui, au contraire, s’espacent, sont parfois le premier signe d’une pathologie associée, bien souvent bénigne, qu’il convient de traiter.Les troubles de la continence touchent 30 % de la population, adultes et enfants confondus. Oser en parler à son médecin, c’est faire un premier pas vers une prise en charge adaptée et vers une amélioration de la qualité de vie.
Nous ne pouvons vivre sans respirer, sans boire, sans manger ni sans uriner ! Uriner est aussi essentiel à notre santé que d’autres fonctions vitales, car l’urine permet de débarrasser notre organisme des déchets issus du métabolisme cellulaire. Si nous passons 8 heures par jour en moyenne à dormir, soit près de 4 mois par an, nous passons, aussi, une à deux heures par mois à uriner... soit un jour par an !
Lorsque tout se passe bien, on urine sans même y penser, lorsque le besoin se fait sentir, mais il arrive qu’à la suite de dysfonctionnements du bas appareil urinaire, les mictions deviennent problématiques : rétention, difficulté à uriner (dysurie), brûlures, envies répétitives (pollakiurie) ou impérieuses qui vont jusqu’à la fuite, c’est l’incontinence...
Malheureusement, l’incontinence urinaire reste encore taboue ; elle ne fait pas partie de ces pathologies « nobles » dont on parle sans gêne. Par pudeur, par honte, mais aussi par fatalisme ou par manque d’information, les pathologies urinaires sont trop souvent ignorées, négligées et donc non traitées : on estime que 30 % des personnes qui en souffrent ne sont pas pris en charge... Pourtant, il existe aujourd’hui des solutions performantes et appropriées aux différents types d’incontinence urinaire qui sont un véritable handicap.
Pourquoi tant de gêne ?
Parce que parler d’incontinence, c’est faire référence aux fonctions d’excrétion de notre organisme, qui suscitent souvent une pudeur bien plus exacerbée que d’autres sujets, pourtant longtemps tabou comme la sexualité (Lire encadré : Une question de pudeur). Et malgré la visibilité de la continence dans les médias, beaucoup de patients hésitent encore à consulter ou bien repoussent l’échéance, refusant de se sentir concernés.
D’autant que l’incontinence urinaire est toujours liée à la notion de vieillissement et de dépendance, de perte d’autonomie et de contrôle de soi. Idée reçue assurément, à tout le moins vérité partielle. Car, si « la dame âgée » souffre, en effet, souvent d’incontinence urinaire, il y a d’autres sujets à risques... et de beaucoup plus jeunes.
On ne s’y attendrait pas forcément, et pourtant, deux typologies sont particulièrement vulnérables et de plus en plus nombreuses : les femmes sportives, les femmes en surpoids.
La thématique de cette 7e semaine nationale de l’incontinence sera donc articulée autour de la préservation de la continence chez les personnes à risque, en s’appuyant sur les cas de femmes jeunes et sportives et de femmes en surcharge pondérale.
En 2009, ces « délits de fuite », ne doivent plus amener des conduites d’évitement, comme se priver de sorties, voire de relations intimes, ou bien amener à se contenter de solutions strictement palliatives (comme les protections absorbantes, qui contribuent un peu plus à dégrader l’image de soi). Dans tous les cas, ces attitudes d’évitement, adoptées par crainte de parler de ses « petits ennuis » à son entourage ou à son médecin traitant, altèrent peu ou prou la qualité de vie, privée, sociale, voire professionnelle. Les mesures préventives existent, des examens performants aussi, ainsi que des rééducations adaptées, de nombreux traitements médicamenteux et, dans certains cas, des interventions chirurgicales.
Retrouvez toutes les informations sur le site de l'Association Française d'Urologie: http://www.urofrance.org



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