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La 15e conférence francophone sur le sida
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Publié le 05/12/2008 17:48 par La Rédaction

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Photo : Sida
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Hier à Dakar, le 3 décembre 2008, s’est ouverte la 15e Conférence Africaine sur le VIH et les maladies sexuellement transmises (Icasa). Comme souvent dans ce genre de forum, la cérémonie d’ouverture fut longue et convenue, et fortement encadrée par des forces armées présentes pour protéger le Chef de l’Etat sénégalais et les nombreuses Premières Dames d’Afrique, toujours fidèles de ce type de conférence. Beaucoup, pourtant, ne parviennent toujours pas à comprendre l’utilité d’inviter ces Premières Dames, dont les discours et les actes sont, à une ou deux exceptions près, insignifiants.

C’est au Pr. Souleymane Mboup, président de l’Icasa qu’est revenu l’honneur de rappeler l’histoire de ces conférences et d’en souligner l’importance sur un continent qui compte les deux tiers des personnes vivant avec le VIH dans le monde et plus de 70 % des décès en 2007. Mais c’est l’intervention de Mme Jeanne Gapiya qui a recueilli, à l’applaudimètre, le plus grand succès.

Elle a su résumer les défis qui se posent aujourd’hui à la communauté des acteurs de la lutte contre le sida en Afrique. C’est notamment sur la question des droits humains qu’elle a été stupéfiante. Avec calme, elle a su dénoncer les violations des droits humains dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH. Elle a courageusement mis en cause les lois qui criminalisent l’homosexualité, elle a dénoncé l’oubli dont sont victimes les prisonniers, les personnes handicapées, les réfugiés, et bien d’autres populations encore.

Des difficultés d’organisation… révélatrices ?

C’est quasiment une coutume dans les conférences africaines sur le sida, la première chose à laquelle sont confrontés les participants, ce sont les problèmes logistiques. Après avoir réussi à trouver un avion ou un bus, il faut récupérer ses bagages, trouver une chambre d’hôtel, parvenir à récupérer son indispensable badge d’accès au Centre de Conférence, etc.

Ce n’est pas aussi anecdotique que cela… D’une part, on demande à des équipes dévouées mais trop peu nombreuses d’organiser une conférence de plus de 5 000 personnes dans un Centre de Congrès qui accueille au mieux moitié moins de délégués habituellement, et d’autre part, les difficultés d’organisation rencontrées ne sont pas spécifiques à cette conférence, mais à toute tentative d’organisation ici dans les pays à faible ressources, dans les pays en développement. Oui, il est intéressant de voir que la même personne qui enrage tout le temps, depuis Genève ou Washington que le système d’approvisionnement en antirétroviraux ne s’améliore pas plus vite en Afrique, s’énerve parce que son bagage tarde à lui être livré, parce que sa chambre d’hôtel, finalement, n’a pas été confirmée, parce que son nom a été mal orthographié. Bienvenue dans la vie quotidienne de dizaines de milliers d’acteurs de la lutte contre le sida en Afrique ! Bonne conférence - Eric Fleutelot, directeur général adjoint international, Sidaction.

 
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