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La chirurgie de l'obésité efficace contre le diabète !
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Publié le 04/09/2008 12:53 par Angela Corrigan

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Photo : santé
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            (Continental News)

Des travaux effectués par des chercheurs de l'Université Claude Bernard Lyon-I, de l'Inserm, du CNRS, de l'INRA et de l'hôpital Bichat de Paris, ont permis d'éclaircir le mécanisme de guérison de l'obasité par la chirurgie. La chirurgie permet l'implantation d'un anneau gastrique qui réduit artificiellement la taille de l'estomac, le patient mange moins et perd donc du poids. L'une des techniques à la mode s'appelle le "bypass" gastrique. On réduit la taille de l'estomac et on installe une "dérivation" vers l'intestin.

La chirurgie de l'obésité, en particulier celle dite de "bypass", permet "une amélioration spectaculaire" et rapide du diabète chez les patients obèses diabétiques, selon des chercheurs. Ainsi, on peut alléger leur traitement. Mais les deux gestes chirurgicaux n'ont pas le même effet : avec la technique de l'anneau, le diabète est amélioré logiquement après la perte de poids. En revanche, le bypass agit dès la sortie de l'hôpital sur la glycémie et la sensibilité à l'insuline !

http://www.chirurgie-digestive.com/images/20060311061832.jpeg

Le bypass comprend la création d'un très petit estomac (comme dans l'anneau gastrique) associé la modification de l'absorption des aliments dans les intestins par un court-circuit qui ne fera entrer en contact les sécrétions gastrique, biliaire et pancréatique avec les aliments qu'après un mètre ou un mètre cinquante de cheminement dans l'intestin.

Cette opération associe le principe d'une restriction et d'une malabsorption alimentaires. La restriction est liée la petite taille de la poche gastrique (de 20 30ml). Ce montage entraîne une malabsorption qui concerne surtout les graisses car elles ne peuvent être digérées qu'en présence de sels biliaires. La malabsorption protéique est moindre car les protéines peuvent être digérées en partie par la salive et les sucs intestinaux tout au long de l'anse alimentaire. Les glucides peuvent être absorbés au niveau de l'anse alimentaire et leur prise en grande quantité au décours d'un BPG est l'une des grandes causes d'échec. Par rapport aux opérations restrictives pures, l'efficacité du BPG se traduit par une perte de poids plus rapide et plus importante qui s'explique par 4 mécanismes :

1- une restriction alimentaire liée la petite poche gastrique,

2- une malabsorption dont le degré dépend de la longueur de l'anse alimentaire,

3- un « dumping syndrom », c'est- -dire des phénomènes désagréables de sueurs, crampes abdominales, nausées, vertiges, malaises qui entraîne une réaction d'aversion envers les aliments sucrés,

4- enfin une anorexie due la baisse de la sécrétion par l'estomac d'une protéine, la ghreline, qui normalement stimule l'appétit.

La perte de poids est rapide au cours des douze premiers mois et elle atteint généralement son maximum 2 ans après après l'intervention. Un plateau est généralement observé au cours de la 3 ièmeannée puis un petit regain de poids survient fréquemment les années suivantes. La perte moyenne d'excès de poids varie entre 68 et 83% 2 ans, ce qui correspond une perte de 40 50 Kg et une chute de l'IMC de l'ordre de 20 points. Ces chiffres sont bien sur des moyennes, variables selon l'individu et en particulier son degré d'obésité.

 
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