Confrontés à une augmentation du coût de la vie, 40% des Français sont devenus trop pauvres pour "retardé ou renoncé à au moins un soin en raison de son coût". Environ 85% de la population pense que leurs enfants risquent de connaître un jour une situation de grave pauvreté. Ces informations proviennent d'un sondage Ipsos rendu public jeudi par le Secours populaire.
Les chiffres de la pauvreté rendus publics ce jeudi par le Secours populaires confirment ceux d'une étude récente. 85% redoutent le pire pour leurs enfants, 55% jugent ce risque de pauvreté "beaucoup plus élevé" que pour leur propre génération et 30% que ce risque est "un peu plus élevé". En conclusion, 85% de Français sont sérieusement d'inquiets, une moyenne supérieure de cinq points par rapport au baromètre de l'année 2007.
La raison principale du renoncement aux soins des Français est l’absence de complémentaire santé, selon l’institut de recherche en économie de la santé.
Ainsi, 7% des Français ne sont souscripteurs d’aucune complémentaire santé, ce qu’explique en partie l’Irdes par le retard du développement du chèque santé. Bien entendu les ménages les plus pauvres - moins de 840 euros par mois - sont les plus touchés par cette situation : 15% des personnes composant ces ménages n’ont pas de complémentaire, rapidement suivi par les chômeurs avec 18% de personnes ne bénéficiant pas de l’aide d’une complémentaire.
Le taux d’effort - mesurant la part dépensée du revenu d’un ménage - permettant l’accès à une complémentaire santé. Pour un ménage ayant des revenus faibles, le taux d’effort mesuré est de 10%, alors que pour un ménage ayant des revenus plus aisés, il n’est que de 3%. À noter que ces chiffres ne le sont pas calculés sur la base d’une égalité de contrats : pour un effort 3 fois plus grand le ménage modeste n’aura accès qu’à une complémentaire santé « d’entrée de gamme » offrant des garanties moindres.



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