Après le scandale du lait frelaté en Chine, où 53 000 enfants sont tombés malades après avoir consommé du lait contaminé à la mélamine, les autorités françaises ont décidé de renforcer les contrôles en France.
Des milliers de tonnes de produits chinois ont été retirés du marché après la mort de quatre nourrissons parmi les 52 857 enfants tombés malades après avoir consommé du lait maternisé frelaté auquel avait été ajoutée de la mélamine, afin de le faire apparaître plus riche en protéines. La mélamine a, dans certains cas, provoqué le développement de calculs rénaux.
Les autorités chinoises ont incriminé au moins vingt-deux compagnies laitières dans le scandale, et ont reconnu qu'au moins deux entres elles exportaient leurs produits vers les pays d'Afrique et d'Asie, notamment Burundi, Gabon, Bangladesh, Birmanie et Yémen.
La première entreprise mêlée au scandale, Sanlu, est un des leaders dans le secteur agro-alimentaire en Chine, avec une part de marché de 18%. La coopérative néo-zélandaise y est associée à 43%. Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande avait tiré la sonnette d'alarme auprès des autorités chinoises de Pékin, et a accusé le gouvernement local d'impéritie.
Plusieurs milliers de tonnes des produits contaminés ont été retirées du marché et différentes personnalités ont été arrêtées ou limogées, dont le chef du contrôle national de la qualité.
De nombreux produits chinois contaminés à la mélamine circuleraient dans différents pays. L'Europe serait épargné, mais les autorités françaises ont décidé de réagir en annonçant un renforcement des contrôles.




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