Le cancer tue en France 150 000 personnes chaque année, soit 400 décès chaque jour. Cette maladie est aujourd'hui une nouvelle source de discrimination et d'exclusion sociale. La première Convention de la société face au cancer, organisée dix ans après les premiers Etats généraux des personnes malades, par la Ligue contre le cancer a réuni plus de 2000 participants dimanche 23 novembre à La Défense. L'occasion de rappeler le chemin parcouru depuis 10 ans et en particulier le décloisonnement des moyens de la lutte contre le cancer qu'a réalisé le plan cancer 2003-2007, a souligné le Pr Dominique Maraninchi, président de l'INCa.
L'attention portée autour de l'annonce, le projet thérapeutique personnalisé, l'accès aux progrès thérapeutiques sur tout le territoire figurent parmi les avancées marquantes. Mais encore beaucoup de progrès restent à faire, a expliqué le Pr Didier Houssin, Directeur général de la santé, en matière de qualité et de sécurité des soins, de dépistage et de prévention pour laquelle "il ne faut pas oublier que les grands chantiers restent le tabac et l'alcool". Le changement de regard sur le cancer, l'implication de nouveaux acteurs, comme le médecin traitant, pour faciliter le retour au domicile et vers la " vraie vie", la réduction des inégalités d'accès aux soins, à la prévention ou au dépistage, la prévention des situations de précarité induites par le cancer, une information plus précise sur les événements prévisibles figurent également parmi les attentes.
En conclusion de cette journée le Pr Francis Larra, président de la Ligue contre le cancer a annoncé la mise en place d'un processus conventionnel assorti de mesures concrètes, parmi lesquelles la mise en place d'un observatoire social, et dont le suivi sera assuré par un comité pluridisciplinaire.
Dans son message, lu par Roselyne Bachelot, le Président de la République a rappelé la mission confiée au Pr Jean-Pierre Grünfeld qui doit remettre des propositions pour le prochain plan cancer en janvier 2009. "Je souhaite que le second plan cancer permettre d'ici 2012 des avancées significatives en matière de recherche d'excellence, de prévention, d'accès aux soins, de lutte contre la douleur et d'accompagnement au domicile. Et, puisqu'on guérit de près d'un cancer sur deux, la vie après la maladie doit être un axe majeur du plan", souligne Nicolas Sarkozy.



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