On vous avait prévenus. Cette déclaration du Pape au sujet du préservatif va nous amener loin dans le débat. On va devant on revient derrière, on s’arrête. Puis on recommence. En tout cas en voilà encore. Vous allez être servis.
“Après le vent médiatique violent qui a secoué le monde par rapport aux déclarations du Pape sur le Sida, des politiciens et des intellectuels ont crié au scandale. Le 3 avril dernier le parlement belge a approuvé une résolution qui définit comme « inacceptables » les récentes déclarations du Pape sur la lutte contre le Sida. Pendant ce temps, il est aussi indéniable que d’autres esprits se dessaisissent progressivement de leurs passions.
Chacun doit être à l’étape de la digestion de ce qu’il a opté de retenir pour lui-même, bien sûr, après toutes les réflexions qui ont été faites sur la situation. Mais, au-delà des motivations plus ou moins avouées de ces polémiques, nous devrions nous demander si la déclaration du Pape sur les prophylactiques a été considérée avec une attention suffisante et sérieuse, ou si elle n’a pas été plutôt examinée à travers un filtre non objectif, par certains médias occidentaux ?
Du texte de l’interview du Pape, certaines personnes ont extrapolé et brandi cette phrase comme un étendard de scandale au monde : « (…) on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution des préservatifs : au contraire, ils augmentent le problème ». Qu’y-a-t-il de scandaleux dans cette affirmation ? - Autrement dit, est-il faux de dire que : Les préservatifs (distribués) augmentent le problème et que par conséquent, on ne peut pas résoudre ce fléau (seulement) par cette méthode ?
Il s’avère opportun pour nous de présenter des points de vue de quelques éminents chercheurs qui ont écrit sur les condoms et son utilisation dans de prestigieuses revues scientifiques internationales, que tout homme, sans préjugés, peut consulter.
I - Historique.
Quelle est l’origine du condom ? Et pourquoi les hommes l’ont-ils inventé ? Selon l’archéologie, la découverte des condoms remonte aux années 3000 av JC en Egypte (1). Les soldats égyptiens utilisaient principalement des condoms faits d’intestins de moutons (2) pour se protéger des maladies vénériennes, très répandues. Notons qu’à cette époque les pathologies vénériennes comme la syphilis, la gonorrhée se guérissaient difficilement à cause de l’absence des antibiotiques. Les militaires, éloignés de leurs épouses durant les longues campagnes belliqueuses, connaissaient les risques encourus en fréquentant les filles de joie, et ils prenaient leurs précautions avec ce genre de prophylactique.
C’est au Xe siècle après JC que le préservatif connaîtra vraiment une grande modification structurale et morphologique en Chine et au Japon. Les Japonais et les Chinois, dans leur subtilité vers les années 900 de notre ère, inventèrent respectivement des préservatifs à base d’écailles de tortue et de papier de soie huilé.
C’est seulement vers la moitié du dernier siècle, avec les théories de la « libération des sexes » et de « sexe sûr », que le préservatif, fait désormais de latex, entra pleinement dans une nouvelle ère en dépassant sa fonction première de protection et de prévention contre la syphilis, pour devenir également un partenaire du plaisir.
II- Fiabilité et efficacité du préservatif
Le virus du Sida : Selon les chercheurs, le VIH est un rétrovirus très petit de 100 à 120 nm de diamètre (3). Il est 60 fois plus petit que la bactérie qui cause la syphilis, et près de 400 fois plus petit que le spermatozoïde humain. Le condom : Il est fait de latex ayant une multitude de petits trous : les pores. Dans le latex naturel, ces particules poreuses mesurent de 0,1 à 5 microns. L’efficacité de l’effet de barrière et l’intégrité des préservatifs en latex sont testées par une épreuve de fuite. Le problème est que la sensibilité du test de fuite pour de petits défauts de la membrane n’est pas très grande. Roland et ses collaborateurs ont calculé que le plus petit orifice détectable par ce test sous des conditions idéales devait mesurer 10-12 microns (4).
Cette limite de sensibilité du test rend critique le problème des défauts des membranes en élastomères. Aujourd’hui, donc, la présence de défauts dans le latex, due à des erreurs de fabrication, est bien établie. Pour le VIH, tout orifice plus grand que 0,10 micromètre serait à considérer comme une fuite à travers laquelle le virus pourrait passer. En effet, certaines études in vitro ont montré que les membranes de latex des préservatifs étaient imperméables au VIH et autres agents des IST (5).
Cependant, ces résultats ont été mis en question - en particulier lors de la V° Conférence internationale sur le VIH/Sida à Montréal - après que des préservatifs bien contrôlés, issus de fabricants bien connus aient montré une perméabilité à des microsphères de taille supérieure à celle du VIH (6 préservatifs sur 69) (6). Gordon concluait de ces résultats que les méthodes actuelles pour contrôler la qualité des condoms n’étaient pas suffisantes pour que l’on puisse en déduire que les préservatifs étaient imperméables au VIH (7).
Le même Gordon pense que les préservatifs en latex échouent même à prévenir les grossesses à cause des ruptures de ces éléments. Le latex ne peut que réduire la probabilité de transmission du virus. Mais il ne s’agit que d’une réduction, pas d’une barrière absolue. Il y a des pores dans le latex et ces pores sont suffisamment grands pour laisser passer des particules de la taille du VIH, et même de la taille des spermatozoïdes pour certains de ces pores (8). Ainsi, Carey et collaborateurs ont-ils observé à travers 33% des membranes des préservatifs en latex étudiés, le passage de particules de la taille du VIH (9).
L’index de Pearl du contraceptif est compris entre 2 et 15, avec une valeur moyenne entre 2 et 34. Le taux d’échec du préservatif masculin dans la prévention de la grossesse, défini comme la probabilité de grossesse sur une période d’un an pour une femme n’utilisant que le préservatif comme moyen contraceptif est de l’ordre de 5 à 30% (4% dans les couples très motivés d’une Association de Planning Familial) selon Vessey (10), entre 6 et 22% des couples étudiés par Grady (11).
Une étude américaine à large échelle sur l’efficacité de différents préservatifs pour prévenir les grossesses montre un échec de 15% chez les jeunes usagers dans leur première année d’utilisation, et un échec de 2% chez les couples experts dans l’usage du dispositif (12). Dans certaines circonstances, le spermatozoïde, qui est 400 fois plus gros que le VIH, arrive à passer par les pores du préservatif. La comparaison de proportion peut être appliquée à l’éléphant et à la chèvre ! Le caprin est au moins 400 fois plus petit que l’imposant pachyderme ! C’est en cela que nous nous posons une question légitime : par un trou où un éléphant peut passer, combien de chèvres peuvent-elles passer à la fois par le même orifice ? Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende !
Certes, le condom préserve des infections sexuellement transmissibles comme la syphilis, la gonorrhée, etc. Mais face au Sida, la protection par le préservatif est sous conditions. Son efficacité et sa fiabilité ne relèvent plus d’une assurance inconditionnelle. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte : la structure poreuse du latex, la possibilité de fuites et de ruptures, la dégradation possible du latex ; la contamination de la surface extérieure du condom par le VIH, les souillures du prophylactique par le VIH présent dans les sécrétions urétrales et vaginales, et tant d’autres éléments d’ordre physique et psychologique !
De la discrimination dans l’utilisation du préservatif : Le prophylactique perforé ou déchiré expose plus la femme. De là découle aussi la féminisation de la problématique du Sida. Parlant du préservatif, nous entretenons comme réflexe, l’image du préservatif masculin. Hors celui-ci exposerait plus les femmes. Evoluons par hypothèse. Ici, par couple, il faut entendre partenaire « homme-femme ». *- Couple dont l’homme est séronégatif et la femme séropositive. Dans ce cas, si l’homme utilise un préservatif pour des rapports, et si le préservatif se déchirait, l’homme conserverait toujours une chance de n’être pas contaminé par la femme à moins qu’il ait des plaies ou des lésions sur son sexe.
*- Couple dont l’homme est séropositif et la femme séronégative. Dans cette circonstance, si le préservatif est de mauvaise qualité ou s’il se déchirait, la probabilité pour que la femme soit contaminée se renforce, puisque tout le stock de sperme infecté par le virus du Sida a le chemin libre pour aller le plus loin possible dans le tractus sexuel féminin. *- Au cas où le préservatif resterait intact. Ici aussi, théoriquement, les chances de l’homme de n’être pas infecté dépasseraient encore celles de la femme, car il existerait une pression du sperme à l’intérieur du prophylactique. Dans tous les cas, il existe aujourd’hui toute une variété de marques de préservatifs et, par conséquent, dans les conditions normales, leur efficacité varie de 80% (13) à 96% (14) selon leurs qualités de fabrication.
Certes, les préservatifs ne sont pas à 100% sûrs, mais s’il sont utilisés correctement, ils peuvent réduire les risques de maladies sexuellement transmissibles, y compris le Sida, comme le prônent l’OMS et certains chercheurs biomédicaux (15), (16). Considérant tous ces risques et ces dangers d’infections, il est aisément déductible que : Celui qui utilise le préservatif n’est donc pas à 100% hors de danger d’être contaminé par le VIH/Sida.
III - Distribution de préservatifs et propagation du VIH/Sida en Afrique
On considère généralement que le premier cas avéré de Sida, au Burkina, a été identifié dans les années 86 ; la lutte s’est enclenchée aussitôt, par la mise en place d’une société de promotion des préservatifs : PROMACO.
Lors du premier Congrès national de bioéthique, les participants ont constaté, sur la base des communications scientifiques faites, qu’objectivement, la promotion du « tout préservatif », avait contribué à augmenter les rapports sexuels occasionnels, et la multiplication des partenaires ; et, par conséquent, à décupler les cas d’infection au VIH/Sida. Il a été demandé, pour raison de santé publique, de retirer certaines publicités télévisuelles, trop vulgaires et incitatrices, et de viser un peu plus une éducation morale saine des jeunes dans le domaine de la sexualité. Concrètement, comment se font la publicité et la commercialisation du préservatif ?
La propagande : dans les établissements scolaires, lors des séances dites d’éducation sexuelle et de prévention des IST et des grossesses indésirées, les agents essayent de parler d’une « sexualité sans complexe » aux jeunes ; on leur démontre comment utiliser les préservatifs et les contraceptifs oraux. Une distribution de plaquettes de pilules est faite aux filles et quelques préservatifs sont proposés aux garçons. Souvent, devant la réticence des garçons, on donne les préservatifs par « cartouches » aux filles. Lors des fêtes de fin d’année dans les établissements, il y a des distributions « préventives » de préservatifs ; il n’est pas rare de voir des ballets de jeunes filles se conclure par des jets de préservatifs dans l’assemblée comme des petits bonbons ! Lors des sorties de promotion de grandes écoles, les parrains se font un devoir de distribuer publiquement, des cartouches des préservatifs aux heureux lauréats...
L’accoutumance : le but de tout le matraquage est de créer une habitude chez les jeunes, soutenue d’ailleurs par une certaine littérature malhonnête, exploitant la psychanalyse de Freud sur les pulsions humaines ; les relations sexuelles fréquentes seraient indispensables à l’équilibre mental ; la virginité des filles les prédisposerait à des troubles psychiques...
Certains types de préservatifs qui ne peuvent plus être commercialisés en Occident sont déversés en Afrique ! Pour l’Afrique, tout est bon parce qu’il y a urgence ; et c’est ainsi que l’on retrouve toutes marques de préservatifs en vente dans des boutiques sordides de quartier, entre les paquets de cigarettes et les boîtes d’allumettes, dans des conditions de conservation les plus douteuses.
IV- Aspects économiques et politiques du préservatif
Il y a aussi une vérité moins bonne à dire, mais dont l’expression demeure, cependant, indispensable. Si le préservatif est, selon certains, ce qu’il faut à l’Afrique pour survivre, il est devenu aujourd’hui une manne économique pour ceux qui le produisent. L’économie influençant la politique et le politique, il en découle que l’histoire du préservatif est, à n’en pas douter, une chasse âprement gardée de certaines politiques.
Sa commercialisation et sa vulgarisation entrent dans le cahier des charges de certains organismes internationaux du Nord, finançant les programmes de développement dans les pays du Sud. En mooré on dit que « ka soom meng yoob yaa toogo » (pour celui qui n’est pas libre, il n’est pas facile de se faire un (e) amant (e)). La politique, ne disposant pas toujours des moyens de sa politique, se voit obligée de rouler pour l’économie qui, en retour, finance la politique.
La tempête médiatique sur les propos du Pape ne se justifierait-elle pas en Europe, par cette face de la pièce ? Ne s’est-elle pas organisée pour justifier aux yeux des contribuables européens que les millions d’euros dépensés pour la distribution des préservatifs étaient bien justifiés et, effectivement, dépensés ? Les chiffres sur la diffusion du Sida dans l’Afrique subsaharienne sont en hausse, oui on non ? Pour preuve, on est passé de 20,4 millions en 2001 à 22 millions en 2007. Une pandémie qui, selon quelques Occidentaux, est à attribuer aux Africains qui continuent à demeurer sauvages et ignorants, sans civilisation, et qui ne savent pas utiliser correctement les préservatifs !
Il est possible de comprendre qu’en outre la tempête médiatique a servi surtout, à ne pas parler d’autres maux de l’Afrique, que le Pape, par contre, vrai ami de l’Afrique a soulignés : le paludisme, la pénurie alimentaire, le manque de ressources d’eau, la corruption, les multinationales, l’exploitation des ressources naturelles de l’Afrique, les injustices, la situation de la femme, le non-respect des droits humains, etc.
Une campagne médiatique qui a aussi caché le reste des interventions du Pape sur la responsabilité humaine dans les relations sexuelles, sur le Sida, ses mots de compassion, sa demande de gratuité dans les thérapies contre le Sida pour l’Afrique, etc. Mais tout cela ne semble pas intéresser certains Européens et surtout ceux qui ont des intérêts économiques sur ce continent tourmenté qui est devenu la proie de la maladie du siècle et de la misère.
Pour réconforter les Africains qui sont sous le joug de la pauvreté, des guerres fratricides, et des maladies infectieuses, le Saint-Père a convoqué un deuxième Synode des Evêques, sur les problèmes de l’Afrique, au mois d’octobre 2009, afin qu’ils puissent réfléchir ensemble sur les multiples maux qui minent et qui déchirent le continent noir, berceau de l’humanité. Dans l’Instrumentum laboris qu’il propose, le Pape invite les Africains à la réconciliation, à l’éradication de l’égoïsme qui alimente l’appât du gain, la corruption et l’avarice, et pousse au détournement de biens et richesses destinés à des peuples entiers.
Selon le Souverain Pontife, « La soif du pouvoir provoque le mépris de toutes les règles élémentaires d’une bonne gouvernance, utilise l’ignorance des populations, manipule les différentes politiques, ethniques, tribales et religieuses, et installe la culture du guerrier comme héros et celle de la dette pour des sacrifices passés ou des torts commis » (17). En plus, d’après le Pape, « de connivence avec des hommes et femmes du continent africain, des forces internationales exploitent cette misère du cœur humain qui n’est pas spécifique aux sociétés africaines.
Elles fomentent des guerres pour écouler des armes. Elles soutiennent des pouvoirs politiques irrespectueux des droits humains et des principes démocratiques pour garantir en contrepartie leurs avantages économiques (exploitation des ressources naturelles, acquisition de marchés importants, etc.). Elles menacent de déstabiliser les nations et d’éliminer les personnes qui veulent s’émanciper de leur tutelle » (18). Ainsi, le Pape invite les Pères synodaux à examiner ces drames dont les sociétés africaines sont en partie responsables et en partie victimes (19).
On comprend alors pourquoi certains médias, certaines personnalités politiques ou certaines sociétés économiques, ne voulant pas être dénoncés publiquement par le Pape, ont essayé de créer des polémiques autour de cette phrase ! Leur but était de masquer par un tapage inouï le message papal à l’Afrique. Désormais, nous avons démasqué ces médias-là, qui, sous le couvert du relativisme moral, se sont acharnés sans respect, sans dignité et sans aucune déontologie journalistique, sur les propos du Pape en les extrapolant de leur contexte, afin de les dénaturer et tourner en ridicule Sa Sainteté.
Conclusion
V- Le Pape aime l’Afrique
Le Pape, plus informé qu’on ne le croit de tous les paramètres dont dépendent la fiabilité et l’efficacité du préservatif, ne peut, en aucun cas, encourager sa distribution. En effet, nous venons de voir que même dans le monde scientifique, il n’y a pas d’uniformité et d’univocité d’idées sur le préservatif quant à son efficacité, sa fiabilité et sa diffusion. Les voix scientifiques sur le prophylactique sont discordantes et divergentes. Le Pape n’a fait que répéter plus haut ce que certains organismes et certains éminents chercheurs biomédicaux pensent tout bas ou ont écrit : le prophylactique ne préserve pas à 100% de la transmission sexuelle du VIH et, par conséquent, sa distribution pourrait favoriser la propagation du Sida.
La déclaration du Comité de bioéthique de la Conférence épiscopale Burkina-Niger a clarifié le sens de la réponse du Saint-Père qui est à lire à la lumière de la doctrine de l’Eglise sur un tel problème. Par conséquent, je ne retiens pas nécessaire de répéter ce qui a été illustré de manière aussi brillante par le susdit Comité.
L’Eglise ne gère pas directement l’intimité de la sexualité des couples mariés légalement. Mais elle reste convaincue que tout couple, par la grâce de Dieu, a les capacités de se sanctifier dans la vérité et la fidélité. Le Pape ne souhaite pas que les Africains meurent du Sida. Il nous montre le chemin de la vraie vie, l’itinéraire de la perfection, la route du bonheur.
Il sait que l’Afrique, à l’image d’un corps humain, fragilisé par le Syndrome Immunitaire de Déficience Acquise (Sida), a perdu l’Immunité de ses valeurs, de ses traditions humaines positives et de tout ce qui constituait sa légitime fierté ! Que ceux qui peuvent et veulent aider l’Afrique à retrouver l’Immunité acquise de ses valeurs ancestrales, s’avancent !
Chers amis, qui a été et reste le vrai ami des Africains ? Celui qui nous cache la vérité ou celui qui a le courage d’aller à contre-courant pour nous la faire connaître à tous ? Le Pape Benoît XVI aime les Africains et veut leur bonheur, au nom du Christ qu’il représente sur terre ! Sibiri Nestor SAMNE/ L'Observateur
(1)- Gouviac A, des Laboratoires Ansell, http://www.magplu spharmacie.com/pr_servatif.html. (2)-Studyrama, Condom Story, http://www.studyrama.com/article.php3 ?id_article=5123 (3)-L. Stryer, Biochimica, terza edizione, Zanichelli, Bologne 1992, p.1002. (4)-C.M.Roland, The Barrier Performance of Latex Rubber, Rubber World, vol.208, nº3, june 1993.
(5)-Centers for Disease Control, Condoms for prevention of sexually transmitted diseases, MMWR 1988, 37, 133-137. (6)- B.A.Hermann, S.M. Retta, I.E.Rinaldi, A simulated physiologic test of latex condoms, Vth Internat.Conf.on AIDS, 1989, Abstracts WAP 101. (7)-R.Gordon, A critical Review of the physics and statictics of condoms and their role in individual versus societal survival of the AIDS epidemic, J.Sex.Mar.Ther., 1989, 15, 5-30. (8)-C.M.Roland, J.W.Sobieski, Rubber Chemistry and Technology, 1989, 62, 683.
(9)- R.F.Carey, W.A.Herman, S.M.Retta, J.E.Rinaldi, B.A.Herman, T.W. Athey, Effectiveness of Latex Condoms as barrier to Human Immunodeficiency Virus-sized Particles Under Conditions of Simulates Use, Sexually Transmitted Diseases, 1992, 19, 230-234. (10)-M.P.Vessey, L.Villard Mackintosh, letter, The Lancet, March 7 1987, vol.I, Nº8532, p.568.
(11)-Grady et al., Contraceptive Failure in the US : Estimates from the 1982 National Survey of Family Growth, Family Planning Perspectives, vol.18, nº5, sept.oct. 1986, p.204, 207 ; (12)-E.F.Jones, J.D.Forrest, Contraceptive Failure in the United States : Revised Estimates from the 1982 National Survey of Family Growth, Family Planning Perspectives, 1989, 21:3, p.103,109.
(13)-Weller S, Davis K. Condom effectiveness in reducing heterosexual HIV transmission. Cochrane Database Syst Rev. 2002 ;(1):CD003255. (14)-Davis KR, Weller SC. The effectiveness of condoms in reducing heterosexual transmission of HIV. Fam Plann Perspect. 1999 Nov-Dec ;31(6):272-9.
(15)-Sekadde-Kigondu and J.O. Oguto et al_., 1999. Condom Acceptability and Use Among Patients Attending Sexually transmitted diseases (STD) clinic. http://libdoc.who.int/hq/1994/51927.pdf (16)-D.J. Shelton and J.R. Harris, 1990. Role of the condom in cambat inf global Aids : Application of Sutton’s Law of Public Health. Heterosexuel Transmission of Aids, 27 : 327-337. (17)-Instumentum laboris n° 11. (18)-Instumentum laboris n° 12. (19)-Instumentum laboris n° 13.
1 Gouviac A, des Laboratoires Ansell, http://www.magpluspharmacie.com/pr_servatif.html. 2 Studyrama, Condom Story, http://www.studyrama.com/article.php3 ?id_article=5123 3 L. Stryer, Biochimica, terza edizione, Zanichelli, Bologne 1992, p.1002. 4 C.M.Roland, The Barrier Performance of Latex Rubber, Rubber World, vol.208, nº3, june 1993.
5 Centers for Disease Control, Condoms for prevention of sexually transmitted diseases, MMWR 1988, 37, 133-137. 6 B.A.Hermann, S.M. Retta, I.E.Rinaldi, A simulated physiologic test of latex condoms, Vth Internat.Conf.on AIDS, 1989, Abstracts WAP 101. 7 R.Gordon, A critical Review of the physics and statictics of condoms and their role in individual versus societal survival of the AIDS epidemic, J.Sex.Mar.Ther., 1989, 15, 5-30. 8 C.M.Roland, J.W.Sobieski, Rubber Chemistry and Technology, 1989, 62, 683.
9 R.F.Carey, W.A.Herman, S.M.Retta, J.E.Rinaldi, B.A.Herman, T.W. Athey, Effectiveness of Latex Condoms as barrier to Human Immunodeficiency Virus-sized Particles Under Conditions of Simulates Use, Sexually Transmitted Diseases, 1992, 19, 230-234. 10 M.P.Vessey, L.Villard Mackintosh, letter, The Lancet, March 7 1987, vol.I, Nº8532, p.568.
11 Grady et al., Contraceptive Failure in the US : Estimates from the 1982 National Survey of Family Growth, Family Planning Perspectives, vol.18, nº5, sept.oct. 1986, p.204, 207 ; 12 E.F.Jones, J.D.Forrest, Contraceptive Failure in the United States : Revised Estimates from the 1982 National Survey of Family Growth, Family Planning Perspectives, 1989, 21:3, p.103,109.
13 Weller S, Davis K. Condom effectiveness in reducing heterosexual HIV transmission. Cochrane Database Syst Rev. 2002 ;(1):CD003255. 14 Davis KR, Weller SC. The effectiveness of condoms in reducing heterosexual transmission of HIV. Fam Plann Perspect. 1999 Nov-Dec ;31(6):272-9.
15 Sekadde-Kigondu and J.O. Oguto et al_., 1999. Condom Acceptability and Use Among Patients Attending Sexually transmitted diseases (STD) clinic. http://libdoc.who.int/hq/1994/51927.pdf 16 D.J. Shelton and J.R. Harris, 1990. Role of the condom in cambat inf global Aids : Application of Sutton’s Law of Public Health. Heterosexuel Transmission of Aids, 27 : 327-337. 17 Instumentum laboris n° 11. 18 Instumentum laboris n° 12. 19 Instumentum laboris n° 13.



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