Les crème hydratantes pourraient ouvrir la porte à certains cancers de la peau, selon le résultat d'une étude menée par des chercheurs de l’université de Rutgers dans le New Jersey aux Etats-Unis. Plusieurs experts contestent une telle hypothèse.
Une étude révèle que certaines crèmes hydratantes augmenteraient de façon significative le risque de cancer cutanés chez les souris et peut-être chez l'être humain. L’étude menée par l’équipe de Yao-Ping Lu et Allan Conney a testé l’effet de crèmes hydratantes sur un groupe de souris exposées à une très haute dose d’UV. Les chercheurs ont alors constaté que l’effet cancérigène du soleil est accru par ces crèmes : la survenue de tumeurs augmenterait de 69 % après l’application de crèmes.
Plusieurs spécialistes ont contesté la possibilité que des résultats similaires soient possibles chez l'être humain.
Les vraies causes du cancer de la peau
L'exposition aux rayons ultraviolets, ou rayons UV, est l'une des principales causes du cancer de la peau. Les rayons UV qu'émettent le soleil et les lampes solaires sont invisibles. Les cancers de la peau résultent habituellement d'une surexposition au soleil.
Les rayons UV modifient les cellules de la peau, causant ainsi le cancer de la peau. Parfois, les rayons UV endommagent directement les cellules. Une peau bronzée ou brûlée par le soleil, par exemple, est abîmée par les rayons UV. Parfois, les rayons UV sont une cause indirecte du cancer de la peau, car ils affaiblissent les mécanismes immunitaires de la peau et du reste du corps.
De nombreuses études sur le cancer de la peau montrent un lien entre le mélanome et l'intolérance à l'exposition solaire. Elles indiquent que les gens qui ont subi des coups de soleil fréquents et graves dans leur jeunesse risquent davantage de développer un cancer de la peau. Les personnes à la peau pâle ou qui ont des taches de rousseur, les yeux bleus et les cheveux pâles ou roux sont les plus susceptibles d'être affectées par l'exposition au soleil.
Comment réduire les risques ?
La plupart des gens peuvent prévenir le cancer de la peau en évitant la surexposition au soleil ou à d'autres sources de rayon UV, comme les lampes solaires. Pour éviter les effets néfastes de ces rayons, voici quelques suggestions :
- Choisir un endroit ombragé pour vos activités extérieures.
- Si vous devez rester longtemps au soleil, portez un chapeau à large bord et des vêtements tissés serrés, y compris une chemise à manches longues, un pantalon et des gants.
- Si vous ne pouvez pas vous couvrir, utilisez une crème solaire avec un facteur de protection (FPS) d'au moins 15. Assurez-vous qu'elle protège contre les rayons UVA et UVB. Appliquez-en généreusement sur la peau exposée de 15 à 30 minutes avant d'aller au soleil, puis de 15 à 30 minutes après le début de l'exposition. Appliquez de nouveau après toute activité qui risque de diluer le produit, comme la baignade, la transpiration abondante ou le fait de se frotter avec une serviette.
- Évitez de rester au soleil sans protection, surtout entre 11 h et 16 h pendant les mois d'été
- Évitez les lampes solaires.
- Certains médicaments peuvent rendre la peau plus sensible aux rayons UV. Consultez votre médecin si vous avez des doutes au sujet de votre médicament.
Il est très important de protéger les bébés et les enfants du soleil, car ils sont plus vulnérables que les adultes en raison de leur peau plus sensible. De plus :
- Ne laissez jamais un nourrisson ou un jeune enfant jouer ou dormir au soleil, dans un parc, une poussette ou un carrosse.
- Ne laissez jamais de jeunes enfants s'exposer au soleil pour de longues périodes, même avec de la crème solaire.
- Habituez vos enfants à s'enduire de crème solaire. Apportez une attention particulière aux parties les plus exposées, comme le visage, les lèvres, les oreilles, le cou, les épaules, le dos, les genoux et le dessus des pieds.
- Donnez de la crème solaire aux adolescents qui passent de longues périodes à l'extérieur pendant l'été et faites-leur comprendre l'importance de l'utiliser.
- Faites comprendre aux adolescents qu'il vaut mieux éviter les lampes solaires.
Le meilleur moyen de détecter un cancer de la peau au stade initial, c'est d'examiner votre peau fréquemment. Consultez immédiatement votre médecin si vous remarquez un ou plusieurs des signes suivants :
- une tache ou une plaque anormalement foncée ou décolorée ; ou
- un grain de beauté qui saigne, durcit, se décolore, grossit ou change de forme. Dossier complet sur Continentalnews.org
| Quelles sont les variétés de cancers cutanés ? |
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Les cancers de la peau sont les plus fréquents des cancers. Il y a plus de 100 000 nouveaux cas annuels de cancers de la peau en France. Les cancers de la peau les plus fréquents et les moins graves sont les carcinomes baso-cellulaires et épidermoïdes. Le carcinome baso-cellulaire est quatre à cinq fois plus fréquent que le carcinome épidermoïde. Ces carcinomes cutanés touchent plus souvent des sujets à la peau blanche après l'âge de 40 ans, mais ils peuvent se voir plus jeune. Les mélanomes malins sont des cancers cutanés plus rares (4 000 à 5 000 nouveaux cas par an en France) mais plus graves; ils peuvent guérir définitivement si le traitement est mis en oeuvre précocement.
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| Qu'est-ce qu'un carcinome cutané ? |
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Les carcinomes se développent à partir de cellules de la portion superficielle de la peau (l'épiderme).
L'épiderme comporte plusieurs variétés de cellules; les kératinocytes, qui en forment le contingent principal, sont à l'origine des carcinomes baso-cellulaires et épidermoïdes.
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| Qu'est-ce qui provoque les carcinomes baso-cellulaires et épidermoïdes ? |
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L'exposition solaire excessive est le facteur essentiel responsable du développement des cancers cutanés. Les patients à peau blanche d'origine européenne sont les principales victimes des carcinomes cutanés, qui sont plus rares chez les patients à peau pigmentée.
Carcinomes basocellulaires. Chez des sujets prédisposés, plusieurs facteurs d'environnement (exposition solaire aigues intermittentes et répétées surtout, mais aussi radiations ionisantes, exposition à l'arsenic, plaies chroniques) sont impliqués dans la formation de ce carcinome.
Carcinomes épidermoïdes. L'exposition solaire (exposition chronique) est le facteur de risque essentiel des carcinomes épidermoïdes, mais des facteurs familiaux (génétiques), l'exposition aux radiations ionisantes (rayons x), à certains virus (virus du papillome humain), à des substances chimiques (goudrons de houilles, arsenic) ont été mis en cause dans la formation de certains carcinomes épidermoïdes. Les cicatrices de brulûres ou des plaies persistantes représentent aussi un facteur de risque pour ces cancers. Certains médicaments qui dépriment les défenses de l'organisme favorisent la survenue des carcinomes épdermoïdes.
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| Quels sont les signes des carcinomes basocellulaires et épidermoïdes ? |
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Carcinomes baso-cellulaires. Trois fois sur quatre, ils sont situés au niveau de la tête et du cou. Les localisations courantes sont le visage (nez, paupières, lèvres, joues, front, tempes), le cuir chevelu et le haut du tronc, mais ils peuvent se localiser sur d'autres zones du corps. Ils peuvent prendre l'aspect d'un bouton en relief de couleur rouge ou rosée, d'une petite tache rouge ou blanche avec une bordure surélevée, ou encore d'une plaie qui ne cicatrise pas.
Carcinomes épidermoïdes. Ils se situent souvent au niveau des régions exposées au soleil (tête et cou, décolleté, haut du corps, avant- bras, mains et ongles), mais peuvent toucher d'autres zones comme la bouche ou les organes génitaux. Sur la peau exposée au soleil, ils débutent souvent comme une croûte blanche (kératose) qui s'épaissit progressivement et s'ulcère pour former une plaie irrégulière à bordure surélevée.
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Carcinome basocellulaire
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Carcinome basocellulaire pagétoïde
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Carcinome basocellulaire nodulaire
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Carcinome baso-cellulaire tatoué
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Carcinome baso-cellulaire ulcéré
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Carcinome épidermoïde
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| Quels sont les signes d'alerte des carcinomes basocellulaires et épidermoïdes ? |
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Dans tous les cas il faut se méfier d'un bouton, d'une croûte, d'une tache qui persiste et se modifie ou d'une plaie qui ne cicatrise pas rapidement.
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| Quels sont les sujets à risques ? |
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Sujets à peau blanche d'origine européenne.
Sujets ayant subit une exposition solaire importante, pendant plusieurs années (sujets à peau blanche ayant vécus dans les pays à fort ensoleillement, agriculteurs, marins...)
Patients qui ont été exposés aux radiations ionisantes ou aux rayons ultraviolets pour des motifs thérapeutiques, au contact avec les goudrons de houilles, qui ont subi un traitement déprimant l'immunité (greffés cardiaques ou rénaux) ou qui présentent des cicatrices de brûlures.
Les patients qui ont déjà présenté un carcinome baso-cellulaire ou épidermoïde ont un risque accru d'en développer un autre.
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| Comment prévenir les carcinomes cutanés ? |
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Eviter l'exposition solaire, c'est le meilleur moyen pour éviter un cancer de la peau. L'exposition au soleil et aux radiations ultraviolettes sont les facteurs de risques essentiels des carcinomes cutanés. Il faut donc interdire les bains de soleil, éviter l'exposition solaire aux heures ou les radiations solaires sont les plus intenses (de 11 heures à 16 heures), appliquer une crème solaire protectrice (indice 20 au moins) à renouveler toutes les deux heures et après chaque bain, porter des vêtements protecteurs et un chapeau.
Il est important de détecter les cancers débutants et les lésions précancéreuses, car un traitement précoce permet d'assurer une guérison complète. Une inspection régulière de l'ensemble de la peau (auto-examen) permet de détecter rapidement une tache ou un petit bouton qui se modifie, une plaie ou une croûte qui persiste. Un examen chez le dermatologue permet d'obtenir un diagnostic précis, et de réaliser si nécessaire l'analyse d'une lésion douteuse. Les sujets à risques doivent prévoir des visites régulières chez le dermatologue. Les kératoses actiniques sont des lésions précancéreuses qui se traduisent par une petite croûte épaisse qui persiste, elles se localisent sur les zones normalement exposées au soleil (tête, cou, avant-bras surtout). Les kératoses actiniques évoluent en carcinomes épidermoïdes dans un temps variable, leur destruction évite cette transformation.
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| Comment se fait le diagnostic des carcinomes baso-cellulaires et épidermoïdes ? |
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Le dermatologue peut suspecter un carcinome baso-cellulaire ou épidermoïde à l'aspect, mais le prélèvement d'un fragment de peau (biopsie) suivi de son examen au microscope (examen histologique) est le plus souvent indispensable pour la confirmation du diagnostic.
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| Quels sont les traitements des carcinomes baso-cellulaires et épidermoïdes ? |
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Le traitement des carcinomes cutanés fait le plus souvent appel à la chirurgie. Le dermatologue ou le chirurgien pratique l'exérèse de la lésion avec une marge de sécurité variable en fonction du type du carcinome et de son stade évolutif. L'analyse au microscope de la tumeur, après son ablation, permet de s'assurer qu'elle a été complètement retirée. Certains carcinomes épidermoïdes peuvent nécessiter l'ablation de ganglions voisins. L'électrocoagulation, le laser C02, l'application d'azote liquide, la radiothérapie, l'application d'une crème qui module l'immunité (imiquimod ou aldara®) ou plus récemment la phothérapie dynamique sont parfois utilisés pour le traitement de certains carcinomes baso-cellulaires superficiels, mais ces méthodes ont l'inconvénient de ne pas permettre une analyse de la lésion traitée. Les kératoses pré-cancéreuses (kératoses actiniques) peuvent être traitées par l'application d'azote, d'une crème à base de fluoro-uracile, par électrocoagulation, avec le laser C02, grace à la photothérapie dynamique ou parfois chirurgicalement;.
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| Quelle est l'évolution des carcinomes basocellulaires et épidermoïdes ? |
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En l'absence de traitement, les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes s'étendent localement et peuvent avoir une évolution destructrice. Le risque de localisation à distance (métastase) est presque inexistant pour les carcinomes baso-cellulaires et rare pour les carcinomes épidermoïdes. Dans tous les cas, le risque de métastases est d'autant plus important que la lésion est évoluée. Les carcinomes épidermoïdes des muqueuses (lèvres) et des organes génitaux comportent un plus grand risque.
Les carcinomes basocellulaires ou épidermoïdes traités précocement guérissent définitivement dans plus de 90 % des cas. Après le traitement, une surveillance prolongée est nécessaire pour dépister une récidive et s'assurer qu'il n'y a pas d'autres lésions suspectes.
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| Nouvelles thérapeutiques: La phothérapie dynamique |
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La photothérapie dynamique (application d'une substance qui réagit à la lumière, suivie d'une exposition lumineuse de longueur d'onde particulière) est déjà utlisée dans le traitement des carcinomes baso-cellulaire superficiels en dehors du visage, de la maladie de Bowen (carcinome épidermoïde intra-épidermique) et des kératoses actiniques (lésions cutanées précancéreuses). On applique la crème Metvixia® sur la lésion a traiter, celle ci ensuite recouverte d'un pansement occlusif pour trois heures. On enlève ensuite la crème puis on éclaire la lésion avec une lumière rouge (LED d'une longueur d'onde de 635 nm) pendant 8 minutes. Le patient ressent une petite brûlure pendant le traitement. Dans les suites de la séance se forme une croûte sur la lésion traitée, une deuxième séance de phothérapie dynamique est parfois nécessaire. La lésion traitée disparaît ensuite dans la plupart des cas sans laisser de cicatrice.
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| Quelles sont les perspectives d'avenir ? |
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Plusieurs thérapeutiques sont en voie d'investigation pour le traitement des carcinomes cutanés.
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| Références bibliographiques |
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1. Carter M., Lin A. Basal Cell Carcinoma. In : Fitzpatrick T., Eisen A., Wolff K., Freedberg I., Austen K., eds. Dermatology in general practice : Mc-Graw Hill, Inc, 1993:840-47.
2. Schwartz R., Stoll H. Squamous-Cell Carcinoma. In : Fitzpatrick T., Eisen A., Wolff K., Freedberg I , Austen K., eds. Dermatology in general practice : Mc-Graw Hill, Inc, 1993:821-32.
3. Blume JE, Oseroff AR. Aminolevulinic acid photodynamic therapy for skin cancers. Dermatol Clin. 2007 Jan;25(1):5-14. Review.
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5 Recommandations sur la prise en charge du carcinome basocellulaire de l’adulte : un document de la haute autorité en santé. 16 Juin 2004.