Les Français ont de moins en moins peur de la maladie d'Alzheimer. Environ 9 Français sur 10 sont prêts à faire le diagnostic en cas de signes évocateurs de la maladie.
L'Alzheimer touche 6 % de la population française de la tranche des plus 65 ans; c'est la troisième maladie qui fait peur aux Français après le sida et le cancer. C'est ce qui ressort d'une étude menée par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) et présentée mercredi par la ministre de la santé Roselyne Bachelot.
A l’occasion de la visite du pôle gériatrie de l’hôpital Corentin Celton à Issy-les-Moulineaux, Roselyne Bachelot a présenté un bilan des mesures « santé » du plan Alzheimer 2008-2012 ainsi que les résultats de plusieurs études permettant de mieux connaître le regard porté sur la maladie d’Alzheimer.
La visite du pôle gériatrie de cet hôpital a permis d’illustrer les différents niveaux de prises en charge des patients, du diagnostic précoce à d’éventuelles hospitalisations, en passant par l’évaluation des traitements et l’accompagnement du malade et de ses proches.
La ministre s'est rendue à la consultation mémoire du pôle, exemplaire dans son rôle de proximité. Cette consultation réunit des professionnels de santé qui travaillent en lien étroit avec les généralistes et les réseaux de santé locaux, privilégiant ainsi la collaboration et le diagnostic précoce de la maladie.
Après avoir visité l’unité de long séjour, la ministre s'est rendue à l’espace « multi sensoriel », qui propose une approche thérapeutique innovante, issue du concept « SNOEZELEN », développé par deux psychologues hollandais.
La ministre a présenté ensuite les réalisations sanitaires du plan Alzheimer et introduit l’exposé sur les résultats de trois études menées par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) permettant d’analyser le regard porté sur la maladie et notamment :
La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative, c'est-à-dire que les neurones dégénèrent et meurent. Ces neurones qui servent à programmer un certain nombre d’actions, en disparaissant, entraînent la perte de ces capacités.
On associe souvent la maladie d’Alzheimer à la perte de mémoire car ce sont effectivement les neurones localisés dans la région de l’hippocampe, siège de la mémoire, qui sont les premiers atteints. Malheureusement, petit à petit d’autres zones du cerveau seront touchées et mèneront à la disparition progressive des capacités d’orientation dans le temps et dans l’espace, de reconnaissance des objets et des personnes, d’utilisation du langage, de raisonnement, de réflexion…
On entend souvent que la personne qui souffre de la maladie retombe en enfance.
C’est effectivement un retour à l’immaturité neurologique constaté dans les premières années de vie. Cependant, alors qu’un jeune enfant découvre la vie pour progressivement gagner en autonomie, une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer va petit à petit la perdre. Ne pas comprendre que l’on risque de s’égarer en sortant seul tout en ayant encore la notion d’être adulte est un paradoxe qui rend l’accompagnement difficile et subtil.
Le terme de maladie d’Alzheimer est aujourd’hui utilisé pour évoquer différentes maladies où apparaissent ces même troubles, en particulier lorsqu’ils surviennent au-delà d’un certain âge. C’est un abus de langage.
Pour mieux comprendre il faut déjà savoir distinguer ces différentes maladies.



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