Les nouveaux chiffres de la dépression en France inquiètent des experts. Entre 5 et 7,8 % des Français auraient déjà été touchés par la dépression, selon les données du bulletin épidémiologique hebdomadaire fournies par l'Institut de veille sanitaire (INVS) . Ce chiffre correspond au nombre de Français touchés par un "épisode de dépression majeur" (EDM). Selon ce même rapport, entre 2,6 et 3,2 % de ces Français auraient une forme sévère de cet épisode.
Des hauts et des bas, tout le monde en est victime. Mais lorsque cet état devient latent et excessif, ça s’appelle une maladie. De plus en plus courante, la dépression est en passe, selon l’OMS, de devenir la deuxième affection au monde d’ici 2020. Symptômes sournois, effets ravageurs, difficile d’expliquer ce que l’on ressent lorsqu’on en est victime. Mais il est plus qu’urgent d’agir avant de se trouver au bord du gouffre. Pour sortir du silence, Arte a décidé de cerner les causes et de recenser les traitements de cette maladie. S’il est bien difficile d’en trouver les origines, il est cependant possible de s’en sortir avec de la volonté mais aussi de l’aide.
Un EDM se définie par une période d'au moins 15 jours marquée par de la tristesse ou de la perte d'intérêt. C'est un état de profonde détresse qui dure, se caractérisant par une modification importante de l'humeur, une souffrance parfois insupportable et un ralentissement des gestes de la vie courante. Toutes les activités deviennent pesantes : intense douleur morale, épuisement maximum, envie de rien, goût à rien, dégoût de soi, sidération (on a perdu toute envie de faire quoi que ce soit ou de communiquer avec les autres) ou au contraire agitation (mais sans rien faire de constructif ), instabilité. Risque suicidaire. Il s’agit en général d’une dépression endogène dite "mélancolique" aux facteurs biologiques prédominants.
En effet, ces dépressions profondes, intenses, avec perte d'élan vital, etc, sont aussi qualifiées d'états ou épisodes dépressifs caractérisés.
L'évaluation de cette dépression pose un problème, tant les chiffresvarient selon les outils utilisés et l'intensité des troubles pris en compte. Malgré ces différences, les facteurs associés à l’épisode dépressif majeur restent sensiblement les mêmes dans les deux enquêtes, permettant de cibler les politiques de prévention.
La dépression est plus élevée chez les étudiants de première année que chez les jeunes du même âge, particulièrement chez les filles. Les femmes sont également plus exposées que les hommes.




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