Boire du thé trop chaud pourrait favoriser l'apparition du cancer de l'oesophage. C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'université de Téhéran en Iran et publiée la semaine dernière dans le British Medical Journal.
Une consommation normale de thé présente certains avantages concernant la prévention contre le cancer, mais le boire trop chaud augmenterait les risques d'attraper un cancer de l'oesophage. Aucune boissons chaude n'échappe à cette règle. Les chercheurs conseillent alors d'attendre quelques minutes avant de boire du thé chaud afin d'éviter tout risque.
Les scientifiques ont choisi de mener leurs recherches dans la province du Golestan, au nord de l'Iran, une région où l'on consomme beaucoup de thé (noir, vert, etc) et où le taux de cancer de l'oesophage est très élevé.
Le cancer de l'œsophage peut se présenter sous différentes formes. La majorité des cancers de l'œsophage sont des cancers épidermoïdes, développés à partir de l'épithélium. L'adénocarcinome est plus rare (20 à 30 % des cas) et siège plutôt à la partie basse. Les autres types de cancers sont exceptionnels : indifférenciés à petites cellules, sarcomes, lymphome… Le cancer peut être situé au niveau de l'œsophage cervical, thoracique ou abdominal.
L'étude réalisée en Iran intéresse la France. Environ 5.000 personnes sont touchées chaque année en France par un cancer de l'œsophage. Dans 80 % des cas, ce sont des hommes, âgés de plus de 55 ans.
Des facteurs de risque du cancer de l'œsophage ont été mis en évidence : 90 % des cas de cancer de l'œsophage sont imputables à la consommation de tabac et d'alcool, l'action de deux se renforçant mutuellement. Plus les consommations sont importantes et prolongées, plus le risque de cancer augmente. L'absorption de boissons encore brûlantes, comme le thé, en quantités importantes et régulières, peut entraîner des micro-traumatismes de l'œsophage susceptibles de favoriser également la survenue de ce cancer. Le rôle des radiations ionisantes est suggéré : après une radiothérapie thoracique, il existe un faible risque de cancérisation à long terme de l'œsophage.
Certaines lésions chroniques de l'œsophage prédisposent au cancer de l'œsophage : des lésions cicatricielles après brûlure caustique, surtout en cas de sténose, l'endo-brachy-œsophage (anomalie du cardia, point de jonction entre l'œsophage et l'estomac), une lésion secondaire à un reflux gastro-oesophagien chronique, a un risque de dégénérescence en adénocarcinome, le méga-œsophage (ou achalasie) : il s'agit d'un dysfonctionnement de l'œsophage qui entraîne des difficultés de déglutition à l'origine d'une stagnation des aliments dans l'œsophage, qui se dilate exagérément, le syndrome de Plummer-Vinson, très rare, se caractérisant par une anémie accompagnée d'un taux de fer bas dans le sang. Il associe une atteinte des phanères (peau, ongles, cheveux) et des muqueuses, de l'œsophage en particulier.



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