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Lutte contre les infections nosocomiales en France
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Publié le 21/01/2009 15:30 par

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Photo : Bachelot
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Les infections nosocomiales, compte tenu de leur impact réel mais aussi symbolique, font depuis vingt ans l’objet de politiques visant à réduire leur prévalence en Frances. L'hôpital Emile Roux de Limeil-Brévannes, situé dans le Val de Marne, est le premier centre de santé pour la lutte contre les infections nosocomiales en France, selon le classement 2007 du ministère de la Santé paru dans l'Express de jeudi.

L'Express a publié jeudi le palmarès des meilleurs centres hospitaliers universitaires et régionaux pour la lutte contre les infections nosocomiales en France. Le classement se base sur les moyens mis en oeuvre par les hôpitaux et met en avant les performances des centres hospitaliers dans la lutte contre cette maladie.

L'hôpital Emile Roux de Limeil-Brévannes (Val de Marne) arrive en tête du classement. Environ 162 hôpitaux et cliniques sont absent de ce palmarès à cause notamment de l'asence de suivi des malades opérés. La clinique de La Muette de Paris, où a accouché la Garde des Sceaux Rachida Dati, est parmi les mauvais élèves.

Les infections nosocomiales, compte tenu de leur impact réel mais aussi symbolique, font depuis vingt ans l’objet de politiques visant à réduire leur prévalence en France.
Non seulement, en effet, ces infections peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la santé des patients, mais elles fragilisent, de surcroît, le lien de confiance qui doit unir soignants et soignés.

Objectivement graves, elles sont aussi subjectivement vécues comme une altération préjudiciable à tous de la relation qui doit nécessairement lier patients et thérapeutes. La confiance, comme on le sait, constitue non seulement un déterminant essentiel de la guérison, mais aussi, pour les professionnels de santé, la condition sine qua non de l’exercice serein de leur fonction.

La ministre de la Santé avait promis de conduire a d’abord pour but d’améliorer la qualité des soins en France en renforçant par quelques mesures fortes la lutte contre les infections nosocomiales. La France se situe aujourd’hui dans la bonne moyenne de l’Europe. La prévalence des patients infectés est de 4,97% dans notre pays, les résultats européens se situant entre 4,9 et 8,5%.

L’indice ICALIN signale de bonnes performances en ce domaine pour 80% d’entre eux. Les établissements n’ayant pas répondu au questionnaire, au nombre de 25, représentent moins de 1%. S’agissant de la surveillance des infections du site opératoire, la situation s’est améliorée, mais les résultats sont encore en deçà de l’objectif de 75% fixé par le Plan 2005-2008. Cette surveillance est, en effet, désormais pratiquée par 72% des établissements.

Le ministère de la santé a décidé de pénaliser les établissements n’effectuant pas la surveillance nécessaire. Ainsi, il est désormais possible de répercuter négativement le défaut de vigilance, grâce à la modification du score agrégé qui rendra ainsi mieux compte de la qualité des établissements. Ce score agrégé qui permettra de classer les établissements contribuera à améliorer encore la transparence, en facilitant la lecture du tableau de bord des infections nosocomiales.

La lutte contre les infections nosocomiales constitue un élément clef de la politique de santé menée par Roselyne Bachelot, politique qui procède d’une seule et même visée qualitative.

 
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