Une étude épidémiologique place les troubles locomoteurs et la souffrance psychique en tête des maladies professionnelles.
Les principales maladies liées au travail sont les troubles de l'appareil psychomoteur ou musculo-squelettiques et la souffrance psychique (dépression, troubles du sommeil). C'est la conclusion de la première étude épidémiologique d'envergure réalisée en France sur le sujet publiée par l'Institut national de Veille Sanitaire dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.
Parmi les 12 000 salariés suivis par le BEH durant une quinzaine de jours dans la région Midi-Pyrénées, il y avait une surreprésentation des jeunes et des hommes venus des secteurs de l'industrie et du commerce mais une sous-représentation des salariés de l'éducation, de la santé, de l'action sociale et de l'administration. Au total, les atteintes de l'appareil locomoteur et la souffrance psychique concernaient 3,7 % et 1,3 % des hommes, contre respectivement 4,8 % et 2,6 % (soit le double) des femmes.
Pour les premières pathologies (musculaires ou articulaires extrêmement douloureuses), ce sont les contraintes posturales (manutention de charges lourdes et vibrations des machines-outils) qui en sont à l'origine chez les hommes. Pour les femmes, ce sont les contraintes de rythme et le travail sur écran qui sont source de traumatismes. Quant à la souffrance psychique, particulièrement présente dans les secteurs des banques, des organismes de crédit et des assurances, elle est très liée aux problèmes de dysfonctionnement managérial (manque de moyens et d'encadrement, gestion par le stress) et de défaut de soutien social, par les contraintes de rythme de travail, par la durée des horaires et enfin par la violence psychologique. Un constat sans concession. Reste à trouver les remèdes




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