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Médicaments: le bon et le mauvais générique
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Publié le 22/03/2009 11:59 par La Rédaction

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Photo : Médicaments
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Attendu avec beaucoup d'auditeurs intéressés, le thème du médicament générique et ses corollaires carte «chifa», distribution du médicament, pharmaciens d'officines, etc., a été placé au centre des débats hier, au cours du « Forum de la radio» de Constantine.

Ils s'agissait, pour les animateurs et leurs invités, de discuter des répercussions sur le terrain de l'application du médicament générique et de la carte «chifa», dans le cadre de l'opération tiers-payant et les diverses réactions des malades, des médecins, des pharmaciens.

Après un bref rappel historique de la décision politique d'encourager la production du médicament générique dans le but de diminuer les importations du médicament qui atteignait le seuil de 7O % des besoins, afin d'échapper à la dépendance vis-à-vis des laboratoires étrangers, les intervenants ont mis en exergue les avantages et les inconvénients de ce médicament qui n'est pas encore entré dans nos moeurs.

Ainsi, le représentant du Conseil régional de l'Ordre des pharmaciens d'officine qui regroupe quatre wilayate (Constantine, Mila, Jijel et Oum El-Bouaghi), après avoir loué les avantages économiques du médicament générique adopté par les pays les plus avancés, dira quand même «qu'en matière d'efficacité, il y a générique et générique, car il faut avouer que certains médicaments entrant dans cette catégorie ne répondent pas aux spécifications. Et le problème s'est posé même dans des pays avancés ».

Mais cela ne se limite pas uniquement à une question de dosage, précise-t-il. Autrement dit, il y a le bon et le mauvais générique. Mais, heureusement qu'il y a le Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques et les laboratoires régionaux qui procèdent au contrôle de la bio-équivalence sur le médicament d'importation. « Et puis, ajoute-t-il, il y a encore ce réflexe et cette culture qui subsistent chez nos malades qui font plus confiance aux médicaments de fabrication européenne qu'à ceux produits localement, et qui doutent de l'efficacité du médicament générique parce que son coût est moindre, etc. D'autre part, le vrai consommateur du médicament générique demeure avant tout le prescripteur, c'est-à-dire le médecin. Or, beaucoup de médecins hésitent encore à prescrire le médicament générique. Il y a aussi des pharmaciens qui conseillent aux malades des produits étrangers ». Il explique ces attitudes en affirmant que les grands laboratoires étrangers, voyant d'un mauvais oeil cette opération qui n'arrange nullement leurs affaires et disposant de gros moyens de promotion et de propagande, font tout pour la faire échouer. Ils utilisent même des pratiques commerciales illégales », lance-t-il, avant de regretter que son organisme soit dépourvu de prérogatives de contrôle pour faire échec à ces pratiques.

La présence du directeur de la CNAS et du secrétaire de wilaya de la SNAPO a donné l'occasion aux journalistes présents et aux auditeurs, d'ouvrir le dossier de la carte «chifa» et de les interroger sur les difficultés qu'ils ont rencontrées dans l'application de cette nouvelle méthode. Ces deux responsables répondront aux questions et aux préoccupations des uns et des autres, sans rien apporter de nouveau aux informations fournies à maintes occasions sur ce dossier récurrent.

A. Mallem

 
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