Le président de la République, Nicolas Sarkozy, souhaite que l'assurance maladie, les organismes complémentaires santé et les syndicats médicaux mettent en place avant la fin de cette année un secteur optionnel permettant un meilleur encadrement des tarifs et mettant fin à certaines injustices entre des praticiens.
Faute d'un accord tripartite, "l'Etat en tirera les conséquences et agira", a précisé Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait à l'occasion d'un déplacement à Bletterans, bourgade jurassienne de 1 300 habitants où il était allé présenter sa politique de santé et la prochaine réforme des hôpitaux.Il était accompagné de la ministre de la santé Roselyne Bachelot.
Nicolas Sarkozy s'est fixé une seconde priorité: défendre "la sécurité et la qualité des soins" de notre système de santé. "La mission première du soignant est d’assurer la sécurité de son patient", a rappelé le Chef de l'Etat qui s'engage à "mettre en place une régulation du système de santé par la qualité."
Nous allons dépenser plus en matière de santé en raison de l’allongement de la durée de la vie, du progrès thérapeutique, des exigences croissantes et légitimes de nos concitoyens. Aussi faut-il dépenser mieux et créer les recettes nécessaires au financement des dépenses. Il faut d’abord s’attaquer aux abus, aux fraudes et aux gaspillages. Evalués entre 7 et 15 milliards d’euros, ils représentent plus que le déficit de l’assurance maladie. J’engagerai ensuite une plus forte politique de prévention, car elle est porteuse d’économies sur le long terme. Je souhaite créer une franchise raisonnable et juste afin de responsabiliser les patients. Je pense en outre que cela restaurera une conception moins consumériste de la santé. S’agissant des recettes, fondamentalement, la solution est évidemment le plein emploi. C’est parce que nous n’avons pas le plein emploi que nous avons des déficits sociaux.
Lire le discours de Nicolas Sarkozy ici



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