Le combat contre les pratiques traditionnelles néfastes, enregistre quelques succès au Niger. La semaine dernière, 10 villages de la zone de Makalondi, à une centaine de km de Niamey, ont décidé de renoncer, une fois pour toutes, à l’excision, cette pratique néfaste à la santé de la femme et de l’enfant. Notre correspondant à Niamey Amadou Moumouni revient sur cette courageuse décision des habitants de Makalondi.
La lutte contre l’excision a connu quelques progrès au Niger. Après des années d’un silence complice dicté par les tabous et autres non-dits, aujourd’hui les langues se délient. De nombreuses femmes déposent leurs couteaux d’excision. L’État nigérien a, pour sa part, mis en œuvre tout un arsenal juridique pour combattre les mutilations génitales des filles.
L’excision présente des risques immédiats et à long terme pour la victime, explique Mme Maïga Hamsou, président du Comité nigérien sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants. « Dans l’immédiat, vous pouvez avoir l’hémorragie, le choc, la douleur, avec l’hémorragie, qui peuvent conduire souvent conduire la victime au décès », explique-t-elle. Les risques d’infection et notamment de transmission du sida sont élevés compte tenu des conditions souvent primitives dans lesquelles l’excision se pratique, avertit Mme Hamsou, qui se félicite que les exciseuses et leurs victimes acceptent, aujourd’hui, de témoigner publiquement contre l’ablation des organes génitaux externes des filles, une pratique dangereuse. (Voice of America)



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