Le deuxième "Plan national Santé-Environnement" est officiellement lancé. Il prend le relais du Plan National Santé Environnement 1 pour la période allant de 2009 à 2013.
Les questions de santé environnementale sont par nature difficiles à appréhender et à hiérarchiser.
Les clés de lecture de la thématique Santé Environnement peuvent être multiples, selon l’axe d’entrée retenu : une entrée environnementale par les différents milieux (air, eau, sol, environnement intérieur (qualité de l’air intérieur, radon...)) ou par les différents polluants (particules, pesticides, substances chimiques, bruit...), une entrée sanitaire selon les différentes pathologies pouvant avoir une origine environnementale (cancers, maladies cardiovasculaires, neurologiques, pathologies respiratoires ( asthme...), problèmes de fertilité....), et une entrée populationnelle qui vise à améliorer la prévention pour les populations les plus fragiles (femmes enceintes et enfants, personnes atteintes de certaines maladies chroniques comme l’asthme…).
Le deuxième « plan santé environnement » a choisi une approche spécifique et présente les actions selon deux axes, non exclusifs l’un de l’autre : réduire les expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé ; réduire les inégalités environnementales.
Réduire les expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé
Dans la continuité du PNSE 1, le PNSE 2 propose des mesures visant à réduire les expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé (cancers, maladies cardiovasculaires, pathologies respiratoires, neurologiques…).
Il se concentre sur les substances chimiques ou les agents biologiques ou physiques d’origine environnementale auxquelles la population est exposée via l’air, l’eau, l’alimentation et les sols.
Les différentes substances ou agents n’ont pas tous le même effet sur la santé : celui-ci dépend à la fois de la toxicité de la substance, de la teneur à laquelle la population est exposée et de la précocité de l’exposition. Il convient donc d’identifier les contaminations environnementales les plus préoccupantes d’un point de vue sanitaire, d’identifier les principales sources de ces expositions et de proposer des actions concrètes de réduction.
Tous les risques sanitaires d’origine environnementale n’en sont pas au même niveau de connaissance. Certains risques comme le saturnisme infantile lié à l’habitat insalubre ou comme le risque de cancer lié à l’amiante sont bien connus. D’autres, comme l’impact de certaines substances chimiques nouvelles nécessitent un travail d’expertise important. Les actions proposées sont ainsi de natures différentes, allant de mesures réglementaires de restriction, de réduction des émissions et de contrôle, à des recherches destinées à mieux définir le risque.
Il est aussi important de se doter d’outils pour évaluer et gérer des risques qui ne sont pas encore absolument bien définis. Le PNSE 2 s’inscrit dans une approche de précaution, au sens de l’article 5 de la charte de l’environnement, qui prévoit que « lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ». Pour cela, des efforts en termes de collecte d’information, de recherche et d’expertise sont nécessaires. De nouvelles formes de gouvernance sont également à élaborer afin de mieux appréhender ce sujet complexe que constitue la gestion des risques dans un contexte d’incertitude.
Les principales actions du PNSE 2 concernant cet objectif sont de réduire les émissions de particules dans l’air, réduire les émissions dans l’air et dans l’eau de six substances jugées particulièrement importantes au vu de leur toxicité et de l’exposition de la population, améliorer la qualité de l’air intérieur des bâtiments, réduire les expositions aux substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) en milieu de travail, et développer des modes de transport respectueux de la santé. Source : document Santé-Environnement (PNSE 2) du ministère de l'écologie



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