Le ministère de la Santé demande aux femmes ayant eu recours à une IVG dans 4 cliniques de Barcelone de pratiquer un test de dépistage du VIH.
Depuis plusieurs années, un certain nombre de femmes demandeuses d’une interruption volontaire de grossesse au-delà du délai légal applicable en France se sont rendues dans des pays étrangers à la législation moins restrictive. C’est le cas de la Catalogne, et notamment de Barcelone où certaines cliniques sont connues pour accueillir les femmes étrangères.
Une affaire a cours actuellement, mettant en cause un médecin exerçant dans 4 cliniques barcelonaises, qui fait l’objet de poursuites. Il s’agit de la clinique TBC, la clinique Emece, la clinique Ginemedex et de la Fondation Morin.
Ce praticien est par ailleurs séropositif au VIH. Les contaminations d’un patient par un professionnel de santé sont absolument rarissimes (4 cas publiés dans le monde depuis le début de l’épidémie) mais, en l’absence d’information sur les conditions d’exercice du praticien concerné, le ministère de la Santé français, en application de la loi sur l’information des patients sur les risques sanitaires, a décidé d’informer par voie de presse les femmes ayant pratiqué une IVG dans ces cliniques et de l’intérêt de faire un test VIH de contrôle.
Les femmes qui auraient eu recours à une IVG en Espagne au-delà du délai légal en France ne peuvent pas être poursuivies en France. Il n’y a donc aucun risque à faire un test, lequel peut être réalisé dans tout laboratoire biologique sur prescription du médecin, et également dans les Centres de Dépistage Anonymes et Gratuits, dont les coordonnées sont accessibles sur ce site (rubrique "S'Orienter"). Les écoutants de Sida Info Service sont disponibles pour informer toutes les personnes concernées, dans l’anonymat et le respect de chacun, au 0 800 840 800.
Dr Michel OHAYON
Coordinateur médical à Sida Info Service
Source: Communiqué du ministère de la santé




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