Après Eric Woerth et Xavier Bertrand, Roselyne Bachelot écarte à son tour l'idée de taxer davantage la "malbouffe" et d'abaisser en contrepartie la TVA sur les fruits et légumes.
L’épidémie d’obésité est un enjeu de santé publique qui menace le système protection sociale français. Le rapport parlementaire sur la prévention de l'obésité veut améliorer la prévention, le dépistage précoce et la prise en charge de l’obésité et du surpoids en France. Parmi ces 80 propositions figure la modulation de la fiscalité des aliments en fonction de leur qualité nutritionnelle.
Roselyne Bachelot a déclaré mardi sur Canal + qu'elle était contre certains éléments du rapport rendu public hier, préconisant de moduler la TVA sur les aliments en fonction de leur qualité nutritionnelle, l'augmentant pour les produits de "snacking" ou de "grignotage". Selon ledit rapport, la TVA sur les produits de grignotage serait portée de 5,5 % à 19,6 %.
Le ministre du Budget, Eric Woerth, était la première personnalité du gouvernement à dénoncer de telles mesures. " Il n’y aura pas d’augmentation de la TVA sur les aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés", a-t-il laissé entendre.
Une hausse des droits d'accises (taxes sur la consommation de certains produits sur les boissons sucrées et une hausse de la TVA sur les produits dits de "grignotage" ou de "snacking" n'est pas nécessaire.».
"Si les déséquilibres alimentaires encore constatés aujourd'hui devaient perdurer, il est peu douteux que la prévalence des troubles et pathologies chroniques augmentera et rendra peu soutenable l'avenir du financement de la protection sociale", estiment Igas et l'IGF.
Le ministre du travail Xavier Bertrand est également opposé à l'idée d'une nouvelle taxe." Je n'y suis pas favorable, parce que vous savez ce qui se passerait ? Ça augmenterait les prix, et je ne suis pas sûr que ça change les comportements", affirme-il.
Les professionnels de l'alimentation et publicitaires ont boycotté la concertation souhaitée par la ministre de la santé Roselyne Bachelot pour encadrer plus strictement la pub alimentaire dans les programmes TV pour enfants. Du côté de la grande distribution, on n'est pas prêt à retirer les sucreries de la proximité des caisses.



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