L'affichage des tarifs d'actes médicaux, jusqu'à présent pratiqué par les médecins et les kinésithérapeutes, s'étend et devient obligatoire pour l'ensemble des professionnels de la santé. De plus, les 5 actes les plus couramment pratiqués et leur taux de remboursement devront également être affichés de façon visible dans les salles d'attentes.
Les médecins, dentistes, kinésithérapeutes, infirmiers, orthophonistes, podologues, et cette liste est non exhaustive devront donc désormais se plier au décret paru au Journal Officiel le 12 février qui rentre en application dès le 13 février.
Ainsi en ont décidé Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports, et Luc Chatel, Secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation.
Toute infraction à la règle sera passible de sanction pouvant aller jusqu'à 3 000 euros d'amende.
Ce décret répond principalement à un objectif de communication et d'information : il doit permettre en effet aux patients d'être informé avant même la réalisation d'un acte médical du coût de celui-ci et du taux de remboursement à la Sécurité Sociale.
On peut se demander si un objectif sous-jacent n'est pas aussi de faire rentrer la concurrence dans le secteur médical. Afficher les prix pratiqués, c'est en effet permettre aux patients de choisir en connaissance de choix un médecin plutôt qu'un autre en fonction des honoraires pratiqués... Quand on sait que dans le secteur à honoraires libres les montants des actes médicaux ont doublé en moins de quinze ans en valeur réelle, dans ce temps de crise, cette mesure prend tout son sens !
Isabelle Evina - Continental News



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