Pendant tout le mois d’octobre, de nombreuses actions seront en effet organisées dans toute la France par les associations, les structures de gestion qui gèrent le dépistage au niveau local, avec le soutien du ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative et l’Institut National du Cancer.
Deux claquements de mains et la lumière fut ! Au ministère de la santé et au secrétariat d’Etat de la rue de France, toutes les façades se sont illuminées au même moment en rose au signal de Roselyne Bachelot-Narquin, ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. C'est entourée de Michèle Alliot-Marie, Valérie Pécresse, Christine Boutin, Valérie Létard, Fadela Amara, Nadine Morano et du président de l’Institut national du cancer que la ministre a choisi de lancer le mois baptisé "Octobre rose" consacré à la sensibilisation au cancer du sein.
Propos introductifs de Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative
« La santé des femmes est l’une des préoccupations constantes de mon engagement politique. L’année dernière, j’ai souhaité marquer le mois d’octobre, mondialement consacré au dépistage du cancer du sein, et connu sous l’appellation « Octobre Rose ». J’ai organisé sur les façades et dans les locaux du ministère dont j’ai la charge, une exposition de photographies de femmes ayant surmonté un cancer du sein et en illuminant la façade du ministère en rose.
Cette année encore, je souhaite poursuivre ce combat, qui s’étendra à l’occasion de la présidence française de l’Union européenne jusqu’à Bruxelles, avec une exposition de photographies sur le thème du dépistage du cancer du sein au Parlement européen.
D’autres actions de promotion et d’information seront organisées en France avec le soutien de l’Institut national du cancer.
Le 1er octobre, j’illuminerai de nouveau les façades du ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative en rose et je réunirai de nombreuses femmes engagées dans cette lutte.
En France, près d’une femme sur huit sera confrontée au cours de sa vie à un cancer du sein. Nous savons que le dépistage précoce augmente les chances de vaincre cette maladie.
Il ne faut pas l’oublier et je souhaite que nos efforts puissent porter ce message : le dépistage n’est pas un tabou, c’est une chance, saisissez-là ! »
A Paris, plus de 250 femmes décèdent du cancer du sein chaque année.
En outre, les inégalités sociales face à la mortalité due au cancer s’accroissent.
Le retard parisien
Le taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein à Paris est aujourd’hui l’un des plus faibles de France.
Le taux de participation des Parisiennes au dépistage organisé du cancer du sein n’est donc pas la hauteur de ce que l’on peut attendre d’une capitale moderne. La Ville de Paris a ainsi commandé une étude à l’Atelier Parisien de Santé Publique pour mesurer l’ampleur et les motifs complexes de cette faible participation. Face à ce constat, la Ville de Paris se fixe donc aujourd’hui comme objectif d’améliorer de manière significative le taux de dépistage organisé du cancer, notamment pour les femmes issues des milieux modestes ou précaires.
Un nouvel élan
Une campagne innovante de sensibilisation au dépistage organisé : « Qui les protège ? »
Cette campagne, à travers un message simple, accessible et non-anxiogène, veut dédramatiser le recours au dépistage et rendre cet acte plus familier. Elle utilise ainsi un vecteur universel : le T-shirt blanc, objet usuel, porté par toutes les femmes, sans condition d’âge, ou de classe sociale. Le but de cette campagne est également d’affirmer le rôle de L’ADECA 75, qui porte le dépistage organisé à Paris, en valorisant ses atouts (suivi, gratuité, fiabilité, implication des professionnels de santé…) Cette campagne sera déclinée par un courrier individuel envoyé à toutes les Parisiennes concernées, et par un nouveau site Internet.
Des actions de communication ciblée et de sensibilisation de terrain
Dans les quartiers défavorisés, des actions de sensibilisation seront menées sur le terrain, notamment à destination des femmes issues des milieux modestes ou précaires. Des outils de communication ciblée, écrite et orale, seront mis à disposition des associations de quartier coordonnées par les Ateliers Santé Ville.
Une exposition à partir du 16 octobre : « Les amazones s’exposent »
Cette exposition rassemble des oeuvres d’artistes inspirés par l’expérience de femmes ayant subi une ablation du sein à la suite d’un cancer. Au-delà de l’hommage rendu à ces femmes, « Les amazones s’exposent » veut donc provoquer une prise de conscience de l’importance du dépistage. Un espace d’accueil et d’orientation sur le dépistage des cancers à Paris se trouvera également sur le site de l’exposition.
(Source externe: Senior actu)



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