Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a ouvert dimanche soir la 17e conférence mondiale sur le sida, à Mexico. Quelque 22 000 personnes sont attendues, dont 2 500 séropositifs venus témoigner de leur quotidien.
Outre les responsables des grandes organisations spécialisées telles que l'Onusida, le président mexicain, Felipe Calderon, et la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, devaient intervenir à la tribune. La séance d'ouverture devait s'achever sur un concert du ballet folklorique mexicain, suivi du groupe Le VIH n'est pas un groupe de rock.
Si, pendant six jours, des résultats de recherches sur des médicaments devraient être rendus publics, on parlera aussi de leur coût, de la situation des enfants orphelins du sida, de l'utilisation du football pour combattre la maladie, de la Chine, qui interdit son entrée - même pendant les jeux - aux personnes séropositives, du nombre croissant de femmes contaminées, etc.
33 millions de malades. La prévention sera au premier rang des préoccupations, mais on évoquera aussi les défis à affronter pour parvenir, un jour, à trouver un vaccin ou élaborer un gel microbicide.
La première réunion à se tenir en Amérique latine se déroule sur le thème « Agir partout maintenant », avec en toile de fond l'objectif que se sont fixé, il y a deux ans, les États membres de l'ONU d'offrir à tous ceux qui en ont besoin prévention et traitement d'ici à 2010. Objectif impossible, affirmeront des économistes, qui rappellent les accords signés sur la propriété intellectuelle qui devraient empêcher les pays en développement de contourner les règles sur les brevets.
Stephen Lewis, ancien envoyé spécial de l'ONU en Afrique sur le sida, notait samedi que le dernier rapport de l'Onusida - faisant le point de la pandémie - était « en retrait » par rapport à l'engagement pour 2010, repoussé de fait à 2015. « On risque de couper l'élan », estimait-il.
Le nombre des personnes affectées atteignait 33 millions en 2007, avec l'an dernier pas moins de 2,7 millions de nouveaux cas. Samedi, les chiffres concernant les États-Unis ont été révisés à la hausse, de 40 000 personnes infectées à 56 300 en 2006.
Source: Sud Ouest




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