La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, cède à la demande des pharmaciens de renouveler une fois la pilule contraceptive sans ordonnance.
"Contraception : favoriser le dialogue, libérez la parole, lever les peurs, autoriser la question qui défie le préjugé, susciter la réflexion" est un slogan utilisé par le ministère de la santé dernièrement lors d'une campagne d’information sur la contraception mise en œuvre par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES).
Ce samedi, la ministre de la santé devait justement répondre à une importante question concernant la pilule contraceptive. Doit-on permettre aux pharmaciens de renouveler, pour une fois, la pilule contraceptive ?
Roselyne Bachelot a déclaré samedi, au 61ème Congrès national des pharmaciens de France à Deauville, qu'ellle était "ouverte aux propositions des pharmaciens", dans le cadre du projet de loi Hôpital...
La ministre de la santé déplore que les compétences et les atouts des pharmaciens soient actuellement "sous-exploités" en France. Elle regrette que certains pharmaciens jouent un rôle de "simple commerçant".
Les pharmaciens sont appelés à "faire évoluer leur métier en offrant de nouveaux services", affirme la ministre qui souhaitent qu'ils s'impliquent davantage dans la prévention, le parcours de soins ou encore l'accompagnement thérapeutique".
Ainsi, Roselyne Bachelot donnerait son feu vert pour que les pharmaciens puissent "renouveler, pour une fois, la pilule contraceptive".
AVIS A NOS LECTEURS
Prévention : le préservatif, c’est efficace !
- Se protéger et protéger les autres
L’amour, chacun le vit à sa façon, mais chacun doit connaître les risques qui le concernent, afin de se protéger et de protéger les autres.
Lors des relations sexuelles, l’utilisation du préservatif masculin ou féminin est le seul moyen de protection efficace contre le sida et contre la plupart des autres infections sexuellement transmissibles.
- Quand utiliser le préservatif ?
Sauf en cas d’utilisation comme moyen de contraception, l’emploi du préservatif n’est pas nécessaire dans les situations suivantes : rapports sexuels entre des personnes qui ont la certitude absolue de n’être atteintes ni par le virus du sida, ni par une ou plusieurs IST et qui n’ont aucune pratique à risque liée à un usage de drogue.
Dans toute autre situation, il est recommandé d’utiliser systématiquement un préservatif lors de chaque rapport sexuel.
La pilule contraceptive, le stérilet, les ovules et autres moyens de contraception ne protègent ni des IST, ni du sida.
- Les préservatifs : une très grande fiabilité
IL FAUT SAVOIR :
que tous les préservatifs masculins et féminins vendus en France doivent comporter obligatoirement sur leur emballage le marquage CE prouvant qu’ils ont subi des contrôles de qualité établis selon des critères extrêmement sévères.
Grâce à la sévérité de ces contrôles, les préservatifs masculins et féminins vendus en France sont d’une très grande fiabilité.
- Où acheter des préservatifs ?
En pharmacie, dans une grande surface, dans un distributeur automatique, chez les dépositaires de presse, dans les bureaux tabac, etc…
Les publics précaires et en difficulté peuvent obtenir des préservatifs masculins et féminins gratuits auprès des associations de lutte contre le VIH/Sida qui les délivrent dans leurs permanences, à l’occasion d’événements ou de leurs interventions.
Les lycées mettent à disposition des préservatifs auprès des jeunes soit dans des distributeurs automatiques, soit à l’infirmerie.
Il existe différentes sortes de préservatifs, lubrifiés ou non, avec ou sans réservoir à l’extrémité.
- Précautions nécessaires
- Vérifier que la date limite d’utilisation inscrite sur l’emballage des préservatifs n’est pas dépassée.
- Vérifier que le marquage CE figure sur l’emballage.
- Les préservatifs doivent être conservés dans un endroit sec, à l’abri de la chaleur et de la lumière directe du soleil.
- En cas d’utilisation de produits ou de médicaments destinés à être appliqués sur le pénis ou dans le vagin, vérifier auprès d’un pharmacien qu’ils sont compatibles avec l’utilisation de préservatifs, c’est-à-dire qu’ils ne risquent pas de les abîmer.
- Lubrifiant (gel à base d’eau)
On peut acheter des préservatifs déjà lubrifiés.
On peut également acheter séparément un lubrifiant et l’appliquer sur le préservatif une fois mis en place. Le lubrifiant est indispensable en cas de pénétration anale.
Il ne faut jamais utiliser de produits gras comme lubrifiant (beurre, produits solaires, vaseline, pommades et crèmes diverses) car ils abîment les préservatifs, augmentent les risques de rupture, les rendent poreux et donc inefficaces.
Utiliser uniquement des lubrifiants à base d’eau, appelés habituellement "gels".
- Protection des relations bouche/sexe et bouche/anus
En cas de contacts bouche/sexe masculin (fellation), l’utilisation du préservatif (plutôt non lubrifié, pour des raisons de goût) permet d’empêcher tout contact avec les muqueuses et avec les liquides corporels (sperme, sécrétions vaginales, sang) pouvant contenir le virus du sida ou d’autres agents infectieux.
En cas de contacts bouche/sexe féminin (cunnilingus) et bouche/anus (anilungus), une protection peut également être obtenue en utilisant un préservatif fendu dans le sens de la longueur après en avoir coupé l’extrémité (ce qui permet d’en faire un rectangle de latex).
- Comment utiliser un préservatif ?
Mode d’emploi du préservatif masculin
1. Ouvrez l’emballage individuel par son extrémité. S’il y a une encoche, utilisez-la pour une ouverture plus facile.

Attention aux ongles, aux dents, aux objets coupants : ils peuvent perforer le préservatif lorsque vous déchirez l’emballage.
Le préservatif doit être mis en place sur le sexe masculin en érection avant tout contact :
- avec les organes génitaux féminins
- avec la bouche ou avec l’anus de la partenaire ou du partenaire
2. Lors de la mise en place, pincer avec les doigts le réservoir ou l’extrémité du préservatif pour en chasser l’air.

3. Déroulez le préservatif aussi bas que possible sur le sexe. S’il ne se déroule pas bien, ne forcez pas. Jetez-le et prenez-en un autre.

4. Avant la fin de l’érection, retirez-vous en retenant le préservatif à la base du sexe. Ainsi, vous éviterez le risque qu’il glisse et qu’il laisse échapper du sperme.

Un préservatif ne doit être utilisé qu’une seule fois. Il faut donc un nouveau préservatif pour chaque rapport sexuel.
Un seul endroit pour jeter un préservatif après l’avoir noué : la poubelle.
Pour que l’utilisation du préservatif devienne plus rapidement familière et donc plus facile, il peut être utile d’essayer d’abord tout seul !
Mode d’emploi du préservatif féminin (673.7 ko)
Pour de plus amples informations sur le préservatif masculin et féminin, consulter le site internet de Sida Info Service
- Les consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit (C.D.A.G)
Que sont les C.D.A.G ?
Les Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit (C.D.A.G) sont destinées à faciliter l’accès à tous au dépistage du virus du sida (VIH) de façon anonyme et gratuite. Les C.D.A.G réalisent également le dépistage de l’infection au VHC (hépatite C) et au VHB (hépatite B)..
Il existe au moins une consultation dans chaque département.
Située dans un service de médecine d’un centre hospitalier public ou dans une structure médico-sociale dépendant du Conseil Général, dans un centre de santé, chaque consultation comprend une équipe pluridisciplinaire composée de personnels d’accueil, d’infirmier(e)s, de médecins, et parfois de psychologues et de travailleurs sociaux.
Les consultations et les tests de dépistage sont gratuits et anonymes : aucun papier d’identité, aucun paiement ne vous seront demandés.
A quoi servent les C.D.A.G ?
Elles assurent des consultations d’information, de prévention, de dépistage et de diagnostic du VIH et des hépatites virales. Elles délivrent des informations, de la documentation (dépliants, brochures), ainsi que des conseils.
Si vous le souhaitez, vous pouvez rencontrer un médecin ou une infirmière au cours d’un entretien individuel. Il s’agit d’un moment privilégié où vous pourrez en toute confiance et sans jugement aucun, aborder les questions que vous vous posez ou les problèmes auxquels vous êtes confrontés, faire le point. Un test de dépistage du virus du sida (VIH) et/ou des virus de l’hépatite C (VHC) et de l’hépatite B (VHB) pourra vous être prescrit par le médecin, avec votre accord, ou à votre demande. Il nécessitera une simple prise de sang.
Le résultat du (des) test(s) vous sera (seront) communiqué(s) dans un délai de 3 à 7 jours, au cours d’une deuxième consultation médicale. Leur signification vous sera clairement expliquée.
Ce qu’il faut savoir sur l’infection à VIH-SIDA :
Aujourd’hui les méthodes de dépistage et les possibilités de traitement ont changé : Il n’est plus nécessaire d’attendre 3 mois pour consulter et si nécessaire pratiquer un test de dépistage.
- Si vous pensez avoir été exposé(e) à un risque de contamination (relation sexuelle non protégée, rupture de préservatif, blessure avec un objet souillé de sang d’une autre personne, partage de matériel d’injection)
1. Dans les heures suivant l’exposition au risque : rendez-vous le plus tôt possible et sans dépasser un délai de 48 heures, soit au service des urgences, soit dans une CDAG, soit auprès de votre médecin. Un médecin examinera avec vous la situation et vous conseillera. Après avoir évalué précisément les risques auxquels vous avez pu être exposés, un traitement préventif d’une durée d’un mois pourra vous être prescrit, avec votre accord, afin de tenter d’éviter une possible contamination par le VIH.
2. Dans les 15 à 90 jours après l’exposition au risque : à ce stade il est aujourd’hui possible de déceler si vous avez été ou non contaminé(e) par l’infection à VIH-Sida ; il est donc vivement recommandé de faire un premier test de dépistage en prenant contact avec une CDAG, un service hospitalier ou votre médecin et de le renouveler au bout de 3 mois si le premier résultat est négatif.
3. Dans les trois mois ou plus après l’exposition au risque : rendez-vous dans une CDAG, dans un service hospitalier ou auprès de votre médecin qui examinera votre situation en toute confidentialité ; un test de dépistage pourra vous être proposé, avec votre accord, ou à votre demande afin de déterminer si vous êtes ou non infecté(e) par le virus du Sida. Pour plus de plus amples informations et connaître les adresses et coordonnées de la CDAG la plus proche de chez vous, vous pouvez contacter :
- Sida Info Service au 0 800 840 840 ou www.sida-info-service.org
- Hépatites Info Service au 0 800 845 800 ou www.hepatites-info-service.org
Ces numéros de téléphone sont des numéros vert (appel anonyme, confidentiel et gratuit à partir d’un poste fixe).



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