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Pourquoi une consultation à 23 euros ?
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Publié le 17/03/2009 12:24 par La Rédaction

medref « Installation C’est une bombe dans le paysage de la médecine libérale. Près de 200 médecins libéraux, essentiellement généralistes,...»

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Photo : Dr
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Etes-vous pour ou contre une consultation de médecine générale à 23 euros ? Un arrête de la Cour d'appel de Grenoble a donné son feu vert aux médecins généralistes pour appliquer un tarif de 23 euros. C'est après un contentieux avec la Caisse nationale d'assurance maladie dans la Drôme que le syndicat des médecins généralistes a fait valoir ce droit devant la Cour d'appel de Grenoble.

Le syndicat des médecins généralistes a fait valoir ce droit devant la Cour d'appel de Grenoble  après un contentieux avec la Caisse nationale d'assurance maladie dans la Drôme, où certains généralistes appliquaient le tarif de 23 euros à leurs patients.

La victoire de MG France pour le CS au Tribunal de  Grenoble est annoncée dans un communiqué titré: "le CS  de droit pour les spécialistes en médecine générale, la justice donne raison à MG France"

Les arguments juridiques de MG France sont confirmés par la Cour d’Appel de Grenoble suite à l’action de MG 26.

Seuls MG France et le Conseil National de l’Ordre des Médecins ont défendu l’équité tarifaire.

MG France, premier syndicat de médecins généralistes, appelle les spécialistes en médecine générale à coter leurs actes en CS et soutiendra toutes les actions des généralistes contre le refus des Caisses d’appliquer la loi.

L'Assurance maladie opposée

Pour l'Assurance maladie, la question de l’usage du Cs pour les médecins généralistes a fait l’objet de différentes décisions de tribunaux. En effet, 4 tribunaux ont jugé que les médecins généralistes ne pouvaient utiliser le tarif Cs à 23 euros pour leur consultation de médecine générale. Et certains jugements sont définitifs et ont autorité de la chose jugée.

La cour d’appel de Grenoble, dans son arrêt de ce jour, infirme ces décisions et reconnaît aux « spécialistes en médecine générale » cette possibilité.

Cette décision, qui n’a pas autorité de la chose jugée, n’est pas de nature à modifier la position de principe de l’Assurance Maladie.

En effet, l’Assurance Maladie estime que sa position est conforme au code de la Sécurité Sociale qui fait la distinction entre les consultations de médecine générale et de médecine de spécialités. Par ailleurs, elle estime que la rémunération des spécialités dépend des particularités des différentes disciplines.

Dans l’attente de l’issue des négociations conventionnelles en cours, l’Assurance Maladie informe ses assurés que le tarif de consultation de médecine générale ne change pas et reste de 22 euros.

 
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Commentaires sur cet article (1)

  Installation
C’est une bombe dans le paysage de la médecine libérale. Près de 200 médecins libéraux, essentiellement généralistes, viennent de rendre publique une « lettre ouverte » pour dissuader les jeunes de visser leur plaque en libéral. Un courrier qui traduit le désarroi d’un bon nombre de médecins de terrain.

Installation

Surtout ne vous installez pas ! La mise en garde de 182 médecins libéraux via une « lettre ouverte aux jeunes médecins qui vont choisir leur lieu d’exercice » peut sembler a priori plutôt surprenante. En fait, les véritables destinataires de ce courrier sont les pouvoirs publics qui « ne semble pas prendre en compte les réalités que nous vivons sur le terrain » explique le Dr Jacques Roullier, à l’origine de cette initiative. Il s’agit donc plutôt d’une sorte de « fusée d’alerte » qui se revendique en dehors des actions syndicales. Pour autant, le rédacteur de la lettre est un élu Espace Généraliste à l’URML de Bretagne et de nombreux co-signataires sont engagés de longue date dans le combat syndical et politique comme Jean-Paul Hamon, président de la FMF-Gé ou Christian Lehmann d’Espace Généraliste. En outre, ces signataires sont essentiellement généralistes, mais on trouve également quelques représentants des spécialités cliniques : dermatologie, gynécologie et psychiatrie. Ce qui a fait réagir ces praticiens de terrain, c’est les solutions adoptées par les députés pour lutter contre les déserts médicaux notamment les contrats santé solidarité. « Une petite minorité va peut-être accepter, juge le Dr Jacques Rouillier, installé à Saint Coulomb sur la côte nord de la Bretagne. Mais personnellement, je ne vois pas comment on pourra organiser un tel dispositif et comment l’expliquer aux patients ». Pour ces médecins de terrain, « le monde d’exercice libéral est celui qui comporte le plus de contraintes et n’a de réalité de libéral que le nom ». Et ces contraintes détournent déjà les jeunes de l’installation. D’où cet appel en forme de pied de nez.
V.H.
« Lettre ouverte aux jeunes médecins qui vont choisir leur lieu d'exercice
Cher(e)s futur(e)s confrères,
Vous avez choisi d'exercer un des plus beaux métiers du monde en vous engageant dans les études de médecine. Nous serions heureux que vous puissiez poursuivre le travail entrepris par vos aînés, au service de la santé des habitants de ce pays.
Il nous faut cependant être honnêtes avec vous, et vous confirmer ce que, hélas, la plupart d'entre vous ont déjà compris : l'exercice libéral de la médecine est condamné. En effet, et même si politiques et technocrates qui décident de votre avenir continuent de l’ignorer, nous savons en décomptant le nombre des installations en libéral ces dernières années qu'une majorité d'entre vous choisissent un exercice salarié : En 2007, sur 5 000 nouveaux médecins diplômés, 500 se sont installés en libéral, dont seulement 350 en médecine générale. Ces chiffres devraient inquiéter. Les récentes mesures votées au parlement montrent qu’en haut lieu il n’en est rien, et même pire : les mesures coercitives continuent de pleuvoir, ce qui va accentuer cette tendance. La question que vous ne vous posez déjà plus est : comment faire aujourd’hui sereinement le choix d’exercer la médecine de ville ?
En effet, le mode d'exercice libéral est celui qui comporte le plus de contraintes, et n'a en réalité de libéral que le nom. Ceci est particulièrement vrai pour la médecine générale libérale, qui est la pire manière, du point de vue professionnel, de faire ce métier : horaires sans borne, paperasserie ubuesque et envahissante, augmentation permanente des tâches sans moyen pour les effectuer, rémunération ne permettant pas d'accomplir nos missions premières, harcèlement constant par les contrôles de l'assurance maladie, accusations permanentes d'incompétence et de dilapidation de l'argent "public".
Les récentes décisions prises par les députés viennent d'y ajouter de nouvelles contraintes, pour imposer sous peine d'amende, pouvant atteindre près de 3 000 euros par an, aux médecins installés d’abandonner leurs patients pour aller exercer là où l’incurie des pouvoirs publics a organisé le "désert sanitaire". Il faudra aussi avoir l'aval du Conseil de l'Ordre et de l'ARS pour prendre des vacances !
Il nous faut donc, la mort dans l'âme, vous dissuader de choisir la médecine libérale. De très nombreuses opportunités d'exercice salarié vous attendent à l'hôpital, dans les administrations (notamment la sécurité sociale), les collectivités territoriales. Choisissez-les, les postes ne manquent pas, et vous ne serez pas assez nombreux pour les pourvoir.
La manière de soigner est en train de changer dans ce pays. Ne soyez pas les dindons d'une farce qui dure depuis des décennies. C'est un conseil honnête de ceux qui en subissent les conséquences aujourd'hui.
Nous vous souhaitons très sincèrement une carrière professionnelle satisfaisante, et compatible avec votre vie personnelle. »

http://www.legeneraliste.fr
 
Didier Joseph (medref) (18/03/2009 01:51)


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