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Premier centre de recherche pour lutter contre le sida à Abidjan
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Publié le 08/10/2008 08:46 par Angela Canberra

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Photo : Luc Montagnier
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            (Continentalnews)

Un centre premier centre de recherche sur le  VIH/sida sera créé à Abidjan, en Côte d'Ivoire, dans le but d'accroître les capacités de lutte contre cette pandémie dans les pays africains.

Intervenant lors d'une conférence internationale sur le sida qui a lieu en ce moment en côte d'Ivoire, le prix Nobel de médecine 2008, Luc Montagnier, a annoncé qu'un "centre de recherche" allait voir le jour à Abidjan pour permettre aux chercheurs africains de "travailler avec des moyens  adéquats".

Le chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo a exhorté, hier, les scientifiques venus à la conférence internationale scientifique sur le sida à persévérer dans la recherche pour trouver le remède idoine à l’éradication définitif du VIH dans le monde. C’était au Palais de la présidence de la République à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de ce “grand” rassemblement au bord de la lagune ébrié d’éminents médecins chercheurs du monde tels que

Prs. Luc Montagnier et Vittorio Colizzi dans le domaine de la lutte contre le VIH.
Le président ivoirien s’est dit confiant en la science parce que chaque fois que l’humanité a été attaquée par de grandes maladies telles que la lèpre, la peste… la science médicale a su trouver les réponses adéquates pour les éradiquer. “C’est pourquoi j’ai espoir”, a-t-il affirmé. Toutefois, il souhaité “qu’on laisse les chercheurs faire leur travail”. Car, selon lui, “c’est parce que nous sommes pressés qu’on a l’impression que les choses sont lentes. Il est de la nature humaine de vouloir voir les recherches aboutir pendant qu’il est vivant”. A en croire l’orateur, les chercheurs “nous ont conduits à des traitements satisfaisants en 25 ans de lutte contre le sida”.

Pour la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a expliqué à ses hôtes qu’il a créé un ministère de la lutte contre le sida au lieu d’une fondation qui serait gérée par la Première dame comme c’est le cas un peu partout en Afrique, parce qu’il a voulu “donner une réponse institutionnelle à la pandémie du sida”. Aujourd’hui, soutient le Président, grâce au ministère de la lutte contre le sida, “l’accès aux traitements est possible quelle que soit la classe sociale à laquelle on appartient. Parce que ce ministère nous alerte constamment”. Par ailleurs, Laurent Gbagbo a salué la bonne collaboration qui existe entre le ministre de la Lutte contre le sida, en charge de la mobilisation des fonds et de la sensibilisation, et le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, lui, en charge du traitement des malades du sida. “Avant l’arrivée de ces deux personnalités, il y avait toujours des conflits sur leurs domaines de compétence. Mais depuis que ces deux ministres sont là, je n’entends plus de bruit. Ça veut dire que ça va et donc je n’ai plus d’arbitrage à faire”, a révélé Laurent Gbagbo. Pour lui, aujourd’hui, beaucoup de personnes en Côte d’Ivoire savent que le sida est un danger. Mais dira-t-il, “il faut continuer à expliquer que le sida est dans la cité et qu’il peut tuer si on ne fait pas attention ; que le sida n’est pas une maladie contagieuse ne se contracte pas parce qu’on a salué ou mangé avec un porteur du virus. Les gens doivent comprendre que le sida est une maladie transmissible. Donc, c’est le comportement que nous devons modifier”.

Informé, selon lui, dès son réveil par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France que Pr. Luc Montagnier venait d’être désigné Prix Nobel de médecine, le Président ivoirien a félicité l’homme de science présent dans la salle. “C’est le couronnement de plus 20 ans de recherche sur le sida. Ce n’est donc pas immérité. Je trouve même que c’est tard. Mais, il vaut mieux tard que jamais”, a fait remarquer le président avant de dire “merci au Pr. Montagnier pour ce que vous faites pour le monde”.

Avant le chef de l’Etat, Mme Christine Adjobi, ministre de la Lutte contre le sida, a situé l’importance de cette conférence internationale sur le thème : “Un quart de de siècle recherche sur le VIH/SIDA : Leçons et défis”. Elle a rappelé que la Côte d’Ivoire attache une importance particulière à une politique axée sur les trois piliers que sont la prévention, le traitement et la recherche. “L’absence d’un seul de ces piliers qui, du reste, sont indissociables, vouerait tous nos efforts à l’échec”, a insisté Mme Adjobi qui a ajouté que sur les 50 mille patients sous traitement ARV en Côte d’Ivoire, 15 mille le sont grâce aux efforts de l’Etat. “Ce chiffre devra croître avec la gratuité des ARV décidée récemment par le gouvernement”, a promis le ministre.

De son côté, Pr. Guéladio Cissé, directeur du Centre suisse de decherches wcientifiques en Côte d’Ivoire, co-président du comité d’organisation avec l’ONUSIDA, a fait l’apologie de la recherche et annoncé que ce sont 255 chercheurs venus de 24 pays dont 18 d’Afrique.
Pour sa part, lPr. Luc Montagnier a ouvert une lucarne sur la recherche vaccinale et dit pourquoi c’est difficile de trouver un vaccin contre le VIH. “Toutefois, il y a de l’espoir car on sait pourquoi c’est difficile de trouver un vaccin”, a expliqué le nouveau Prix Nobel de médecine. Au cours de cette conférence, la plupart des recherches qui seront exposées jusqu’au 9 octobre prochain, sont le fait de chercheurs africains.

 

(Source externe : le texte de Coulibaly Zié Oumar pour Abidjan.net)

 
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